Question de Mme MERCIER Marie (Saône-et-Loire - Les Républicains) publiée le 25/06/2026

Mme Marie Mercier interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir des écoles rurales. De lui dépend en grande partie celui des territoires, dans un contexte où l'école est souvent le dernier service public de proximité. La baisse démographique - avec la diminution constante des effectifs scolaires - et les contraintes budgétaires de l'État amènent, dans une logique comptable, à la fermeture de classes. Moins d'écoles, ce sont moins de familles qui s'installent, moins d'enfants, moins de services, et de fait encore moins d'écoles. Fermer une classe ou une école n'est jamais une décision anodine. Ceux qui vivent sur le territoire savent qu'une telle décision laisse une trace durable dans la mémoire collective, lui rappelait une maire de son département. Alors que les élus locaux se battent et investissent pour renforcer l'attractivité et la qualité de vie de leur territoire qu'ils connaissent si bien, quels moyens la France souhaite-t-elle donner à l'éducation ? La carte scolaire ne doit pas être un outil de fragilisation des territoires ruraux. Pour répondre aux inquiétudes et, plus encore, à la colère, le ministère de l'éducation nationale a lancé une expérimentation inédite de construction de la carte scolaire dans 18 départements dont la Saône-et-Loire. Elle consiste, à partir de projections démographiques pluriannuelles, à associer les élus locaux pour construire une carte scolaire fondée sur les effectifs attendus, les transports et les réalités de terrain. Néanmoins, et elle s'en est ouverte à lui, de nombreux maires lui ont fait part de leur inquiétude à la sortie des réunions de concertation organisées. Cette expérimentation sera jugée à sa capacité à protéger les écoles rurales, à garantir l'accessibilité et construire une offre scolaire réellement adaptée aux territoires. Elle l'invite à venir dans son département pour l'entendre. La ruralité ne peut être appréhendée uniquement à travers des chiffres ou des ratios. Elle se vit au quotidien. Elle repose sur des équilibres humains, territoriaux et sociaux souvent fragiles mais essentiels à la cohésion de la France. Elle est une richesse à protéger. Les maires doivent être considérés comme de vrais partenaires sur lesquels s'appuyer. Ce sont des gens responsables, qui ont le sens du collectif, et qui ont pour seule boussole l'intérêt général. L'expérimentation ne pourra fonctionner que si l'institution se place réellement à l'écoute des élus, et s'appuie sur leur expérience et leur connaissance du territoire. Avec tout le respect qui leur est dû. N'y a-t-il pas aussi un changement de paradigme à opérer ? Des classes à effectifs réduits, à une époque où la santé mentale des enfants est un vrai sujet, où ils sont confrontés à des risques multiples, où ils doivent être mieux protégés et accompagnés, ne peuvent-elles s'envisager comme une opportunité pédagogique ?

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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