Question de M. HOCHART Joshua (Nord - NI) publiée le 02/07/2026
M. Joshua Hochart attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'échec répété du Gouvernement à protéger les élèves et les personnels des vagues de chaleur, faute d'avoir engagé une politique sérieuse et financée de rénovation thermique du bâti scolaire depuis dix ans.
Chaque été, le même scénario. Les températures montent, les salles de classe deviennent insupportables, les directeurs d'école appellent les mairies, les maires appellent les préfets pour trouver des solutions.
En juin 2025, plus de 2 200 établissements scolaires ont été contraints de fermer totalement ou partiellement en pleine fin d'année scolaire. Des milliers de familles se sont retrouvées à devoir improviser en urgence, des lycéens ont vu leurs épreuves orales du baccalauréat reportées faute de locaux acceptables. En 2026, à quelques jours des épreuves du bac, le ministère annonce à nouveau que des oraux pourraient être décalés.
Ce n'est pas une nouveauté. En 2019, c'était déjà le brevet qui était reporté. En 2022, les candidats au baccalauréat de français composaient par 39 °C dans le Sud. Chaque année depuis une décennie, des élèves passent leurs examens nationaux dans des conditions que personne n'oserait imposer dans un bureau d'entreprise. Et à chaque fois, le Gouvernement sort les mêmes consignes de bon sens : boire de l'eau, fermer les volets. Comme si vingt ans de vagues de chaleur n'avaient rien appris.
Les chiffres sont pourtant sans ambiguïté. Plus de 80 % des écoles françaises ont été construites avant 1975, sans la moindre considération pour le confort d'été. La rénovation thermique de ce parc 51 000 établissements, est estimée entre 40 et 52 milliards d'euros.
En septembre 2023, après une rentrée caniculaire, Emmanuel Macron annonçait 500 millions d'euros sur le fonds vert pour rénover 40 000 écoles en dix ans. Soit 1,25 % du besoin réel. Une annonce qui valait ce qu'elle valait : depuis, le fonds vert a été amputé de plus de moitié, passant de 2,5 milliards en 2024 à 1,15 milliard en 2025.
Pendant dix ans, la Macronie a gouverné. Des promesses ont été faites lors de chaque rentrée caniculaire, puis oubliées dès les premières pluies d'automne. Les collectivités territoriales, seules responsables de l'investissement dans les bâtiments scolaires et souvent aux limites de leurs capacités financières, ont été laissées seules face à un chantier que l'État n'a jamais voulu vraiment financer.
M. Hochart demande donc au Gouvernement quel est le nombre réel d'établissements scolaires ayant bénéficié d'une rénovation thermique effective depuis 2017, et à quel rythme annuel moyen, au regard d'un objectif annoncé de 40 000 en dix ans ; quand il mettra fin à la situation dans laquelle des élèves passent le baccalauréat dans des salles à 35 ou 40 degrés, et des écoles ferment chaque été pour cause de bâtiments non conformes aux températures auxquelles la France est désormais exposée chaque année ; s'il envisage de retirer la compétence de rénovation thermique scolaire aux seules collectivités locales pour la partager avec l'État, afin que l'inégalité des capacités financières communales ne détermine plus l'exposition des enfants à la chaleur.
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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.
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