Question de M. GONTARD Guillaume (Isère - GEST) publiée le 02/07/2026

M. Guillaume Gontard interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions d'enseignement et d'apprentissage lors des épisodes caniculaires dans les établissements scolaires, et sur l'état des bâtis scolaires face au dérèglement climatique.

Alors que la France connaît depuis mai 2026 une succession d'épisodes de chaleur particulièrement précoces et intenses, Météo-France rappelle que ces vagues de chaleur sont désormais plus fréquentes, plus précoces et plus intenses. 845 établissements scolaires ont donc dû fermer totalement ou partiellement, selon le ministère de l'éducation nationale lors du pic de chaleurs du 22 juin 2026, faute de pouvoir garantir des conditions minimales de travail et de sécurité aux élèves comme aux personnels.
Une enquête de 2025 conduite auprès de 9 000 agents de l'éducation nationale par l'Alliance écologique et sociale révèle que 95 % des établissements scolaires déclarent souffrir de températures trop élevées en classe, et que 12 % ont déjà constaté un thermomètre dépassant les 35 °C dans leur salle.

Dans le même temps, le fonds vert, principal outil d'accompagnement des collectivités pour la transition écologique de leurs bâtiments, a fortement été réduit : 2,5 milliards d'euros en 2024, puis 1,15 milliard en 2025, et désormais 837 millions d'euros en 2026. Soit une baisse de plus de 66 % en deux ans. Résultat : seuls 65 établissements scolaires ont obtenu des subventions pour des travaux énergétiques en 2025. Moins de 5 000 bâtiments scolaires disposent à ce jour d'un diagnostic de performance énergétique.

Au-delà de la rénovation du bâti scolaire, ces épisodes caniculaires interrogent l'organisation même de l'année scolaire. Alors que les vagues de chaleur surviennent dès le mois de mai-juin et coïncident avec les périodes d'examens, de nombreux élèves et personnels se retrouvent contraints de travailler dans des conditions dégradées. Cette situation pose la question de l'adaptation du calendrier scolaire et de l'organisation des examens aux conséquences du dérèglement climatique, afin de garantir à la fois la continuité du service public de l'éducation, l'égalité entre les élèves et la protection de leur santé.

Ainsi, il souhaite savoir s'il existe une évaluation nationale de l'état des bâtiments scolaires et une estimation financière de la réalisation du coût des travaux à engager pour les adapter au changement climatique.

Il souhaite savoir si le Gouvernement entend missionner les services de l'État et notamment le centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA) pour réaliser une évaluation thermique sur l'ensemble des bâtiments scolaires afin de recenser les besoins et de prévoir les aménagements nécessaires à la poursuite de la scolarité des élèves.

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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