Question de M. DUFFOURG Alain (Gers - UC) publiée le 02/07/2026

M. Alain Duffourg appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la situation de la neurologie en Occitanie, si critique que les chefs de services des hôpitaux de la région alertent sur les enjeux pour la santé publique et l'accès aux soins de cette pénurie de spécialistes.
En effet, la neurologie traite les accidents vasculaires cérébraux, la sclérose en plaques, les maladies neurodégénératives telles que les maladies d'Alzheimer et Parkinson, épilepsies... une prévalence de ces pathologies lourdes et invalidantes qui ne cesse d'augmenter. Elles touchent, d'une part, des sujets de plus en plus jeunes et, d'autre part, augmentent fortement avec l'âge. Dans une région, l'Occitanie, qui présente une population proportionnellement plus âgée que l'ensemble du territoire, ces enjeux pour la santé publique sont d'autant plus prégnants et urgents.
Actuellement, près de 20 % des postes sont vacants au sein des services d'Occitanie, malgré la politique nationale de recrutement de médecins étrangers européens et hors Union européenne (UE), soutenue en région. La pénurie touche l'hôpital comme l'exercice libéral et s'aggravera dans les années à venir.
L'enjeu démographique pour les neurologues est, dans les départements, le risque de fermeture de des unités neurovasculaires (UNV), pivot d'accueil des accident vasculaire cérébral (AVC) et de l'ensemble des pathologies neurologiques aiguës. À titre d'exemple, dans le Gers, depuis le mois de mars 2026, trois des quatre postes de praticien hospitalier en neurologie sont vacants et l'UNV est mise en danger. C'est d'autant plus inquiétant que l'UNV de Tarbes a fermé depuis trois ans et le service du Gers est le recours pour de nombreux patients des Hautes Pyrénées voisines.
Le nombre de postes en neurologie dans les facultés de Toulouse et de Montpellier est resté fixé à dix pour 2025-2026 comme depuis plus de dix ans, ce qui ne permet pas de recruter un nombre suffisant de neurologues pour faire face au renouvellement générationnel, aux missions confiées et aux besoins croissants de la population. Ce constat alarmant a conduit l'agence régionale de santé (ARS) à proposer l'Occitanie comme région pilote dans l'autonomie de la répartition des postes d'internes par spécialité. La faculté de Toulouse est en capacité de former huit internes par an et celle de Montpellier au moins sept internes en neurologie.
Il demande donc à Mme la ministre si elle entend augmenter le nombre de postes d'internes en neurologie dans la région et désigner l'Occitanie comme région pilote pour expérimenter la répartition d'internes par spécialité, en raison des spécificités démographiques et des enjeux sanitaires de la région qui préfigurent l'évolution démographique nationale.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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