Question de Mme BRIANTE GUILLEMONT Sophie (Français établis hors de France - RDSE) publiée le 09/07/2026

Mme Sophie Briante Guillemont attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la place des femmes dans les nominations aux postes diplomatiques les plus élevés.

La France fait de la diplomatie féministe l'un des axes de son action extérieure. La stratégie internationale de la France pour une diplomatie féministe 2025-2030 rappelle que cette ambition doit également se traduire au sein des institutions chargées de la mettre en oeuvre. Par ailleurs, le plan d'action du ministère de l'Europe et des affaires étrangères en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes pour la période 2024-2026 fixe plusieurs objectifs précis, parmi lesquels garantir l'égal accès des femmes et des hommes aux postes d'encadrement, atteindre une proportion de 40 % de femmes occupant des emplois supérieurs à l'horizon 2027, accroître la part des femmes parmi les primo-nominations et favoriser chaque année la nomination de femmes sur des postes d'encadrement supérieur n'ayant encore jamais été occupés par une femme.

À l'heure où sont publiés les résultats de la campagne annuelle de transparence et annoncées les nouvelles affectations diplomatiques, de nombreuses interrogations s'expriment quant à la place effectivement accordée aux femmes dans les nominations aux postes les plus stratégiques, notamment les grandes ambassades, les représentations permanentes et les principales directions du ministère. Elles portent également sur les mesures mises en oeuvre pour permettre aux diplomates ayant déjà exercé un premier poste d'ambassadrice ou de consule générale d'accéder, au cours de leur carrière, à des responsabilités de niveau supérieur, afin de constituer un vivier de femmes susceptibles d'être nommées aux plus hautes fonctions diplomatiques.

Elle souhaiterait donc connaître le nombre et la proportion de femmes nommées, au titre de la campagne de transparence 2026, aux emplois d'encadrement supérieur du ministère, ainsi que leur répartition selon les différentes catégories de postes. Elle lui demande également de préciser combien de femmes ont été nommées à un deuxième ou à un troisième poste d'ambassadrice ou de consule générale, et combien d'entre elles ont accédé, à cette occasion, à une grande ambassade, une représentation permanente ou à une direction d'administration centrale. Enfin, elle souhaiterait savoir si les résultats de cette campagne permettent d'atteindre les objectifs fixés par le plan d'action ministériel en faveur de l'égalité professionnelle et, dans le cas contraire, quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de garantir une représentation plus équilibrée des femmes dans les plus hautes responsabilités diplomatiques.

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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

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