Question de M. CANÉVET Michel (Finistère - UC) publiée le 09/07/2026

M. Michel Canévet attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le taux d'abandon en première année dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI).
Ainsi, à l'institut de formation en soins infirmiers de Quimper, chaque année le taux d'abandon est de 20 à 30 %. Ce constat est alarmant, alors que 37 % des établissements du secteur déclarent déjà rencontrer des difficultés de recrutement. Cela impacte directement la santé des Bretons, à court et moyen termes. Cet exemple n'est malheureusement pas un cas à part et se retrouve partout en France. Ainsi, ce taux d'abandon pour l'ensemble des formations du supérieur est proche de celui de l'IFSI de Quimper. Il est, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), de 19,8 %. En Europe, cet abandon est de 14,2 % selon les données Eurostat. Cette situation pourrait s'expliquer par le fait que les lycéens et étudiants en réorientation peuvent accéder aux formations en soins infirmiers après le baccalauréat sans concours, par une simple procédure d'examen de dossier. Il paraît nécessaire de faire évoluer Parcoursup et ses modalités de recrutement, notamment en orientant et en évaluant de façon plus stricte les motivations des étudiants. Il s'agit d'un enjeu essentiel et nécessaire pour nos jeunes, leurs formations et l'avenir dans notre pays.
Il lui demande donc si une évolution des conditions de recrutement en IFSI, en tenant mieux compte des motivations des candidats, est envisageable.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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