Question de M. ROS David (Essonne - SER) publiée le 16/07/2026
M. David Ros attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la place marginale accordée aux sports de l'esprit dans les politiques publiques de prévention et de promotion de la santé mentale des jeunes.
Alors que les pouvoirs publics déploient des initiatives en faveur de l'activité physique, notamment dans le cadre de la Grande cause nationale consacrée à la santé mentale, la dimension cognitive et sociale de la prévention demeure insuffisamment prise en compte.
Cette situation apparaît paradoxale au regard des orientations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui appelle les États à renforcer les facteurs de protection de la santé mentale des jeunes à travers le développement des compétences psychosociales, de la résilience, du lien social et des capacités cognitives. L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) souligne également la nécessité de promouvoir au sein des systèmes éducatifs des activités favorisant la coopération, l'esprit critique, la prise de décision, l'attention et l'apprentissage socio-émotionnel. Or, les sports de l'esprit répondent pleinement à ces objectifs. Ils mobilisent la concentration, la mémoire, le raisonnement stratégique, l'anticipation, la maîtrise de soi et la gestion de l'échec. Ils constituent également des espaces de socialisation réels permettant de lutter contre l'isolement, la sédentarité numérique et les effets délétères de l'hyperconnexion.
Des travaux récents menés dans le cadre du programme européen Erasmus+ « Petit Bridge at School », évalué scientifiquement par l'Université de Vienne auprès de 391 élèves dans trois pays européens, ont ainsi démontré une amélioration statistiquement significative du bien-être émotionnel et de l'inclusion sociale des participants, sans impact négatif sur les apprentissages scolaires. Pourtant, force est de constater qu'en France la reconnaissance institutionnelle des sports de l'esprit demeure très limitée.
Alors même que l'OMS et l'UNESCO appellent les États à renforcer les compétences psychosociales, la résilience et la santé mentale des jeunes, la stratégie actuellement portée par le ministère de l'éducation nationale dans le cadre du label « Génération 2030 » et du plan Héritage des Jeux olympiques et paralympiques concentre l'essentiel de ses efforts sur les activités physiques pratiquées en extérieur et sur le développement des compétences motrices. Cette orientation, si elle est pertinente au regard des enjeux de santé physique, ne laisse qu'une place marginale aux sports de l'esprit.
Il aimerait donc connaître la stratégie qu'entend déployer le ministère autour des sports de l'esprit.
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En attente de réponse du Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative.
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