Question de M. RUELLE Jean-Luc (Français établis hors de France - Les Républicains-R) publiée le 16/07/2026
M. Jean-Luc Ruelle attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les conséquences de la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Burkina Faso. Le 26 juin 2026, les autorités burkinabè ont annoncé la rupture des relations diplomatiques avec la France, entraînant la fermeture des représentations diplomatiques françaises dans le pays. Cette décision intervient alors qu'environ 2 100 Français sont inscrits au registre des Français établis hors de France, pour une communauté estimée entre 3 000 et 3 500 personnes. Au-delà des conséquences diplomatiques et consulaires immédiates, cette rupture affecte l'ensemble des dispositifs de présence et de coopération françaises au Burkina Faso : accompagnement des ressortissants, fonctionnement du réseau d'enseignement français, mobilité étudiante, activités de Campus France, partenariats universitaires et coopérations scientifiques. Elle conduit également au retour en France des personnels détachés de l'État, notamment dans le réseau d'enseignement français. Cette situation soulève des interrogations concrètes sur la continuité des cours à la rentrée, alors que le lycée français conventionné de Ouagadougou accueille de nombreuses familles françaises, dont près d'un tiers bénéficient de bourses scolaires. Elle concerne également l'école française de Bobo-Dioulasso qui, bien qu'elle ne compte à ce jour aucun personnel détaché de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), pourrait être affectée par les conséquences indirectes de cette rupture sur le fonctionnement du réseau. Il souhaite savoir, en premier lieu, si l'activité consulaire assurée jusqu'à présent par l'ambassade de France de Ouagadougou est déjà transférée vers le poste consulaire français de la Côte d'Ivoire, ou, à défaut, selon quel calendrier cette réorganisation interviendra. De plus, à quelques semaines de la rentrée scolaire et universitaire, il apparaît indispensable d'anticiper trois enjeux : la continuité de l'enseignement dans les établissements français, la poursuite des parcours des élèves engagés vers l'enseignement supérieur français, notamment via Parcoursup, et la mobilité des étudiants burkinabè admis en France, en particulier s'agissant de Campus France, des visas étudiants et des bourses. Il lui demande en conséquence quelles dispositions ont été prises pour assurer la continuité de l'enseignement dans les établissements français du Burkina Faso du fait du retour des personnels détachés et quelles mesures sont prévues pour les futurs bacheliers et les candidats engagés dans Parcoursup, qu'ils soient français, binationaux ou burkinabè scolarisés dans le réseau français. Il souhaite également savoir si le Centre national d'enseignement à distance pourrait être mobilisé si la situation l'exige et selon quelles modalités les activités de Campus France, l'instruction des visas étudiants et l'accompagnement des étudiants admis dans l'enseignement supérieur français seront assurés. Enfin, il voudrait savoir si les bourses scolaires et universitaires continueront d'être versées dans les mêmes conditions et quelles conséquences pour le conseil consulaire des bourses scolaires (CCB2) à venir. Plus largement, quelle stratégie le Gouvernement entend-il mettre en oeuvre pour préserver la continuité de la coopération éducative, universitaire et scientifique entre la France et le Burkina Faso.
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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.
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