Question de Mme GERBAUD Frédérique (Indre - Les Républicains) publiée le 16/07/2026

Mme Frédérique Gerbaud interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la détérioration des conditions de travail des soignants urgentistes, encore accentuée par les canicules à répétition et le déclenchement de la phase 3 du plan d'organisation de la réponse sanitaire (ORSAN). Les urgentistes continuent à assurer dans ce contexte la prise en charge des patients, dans des services où règne généralement une chaleur étouffante et des locaux insuffisamment adaptés. Afflux accru de malades, situations cliniques plus complexes, hospitalisations difficiles faute de lits disponibles et réorganisation incessante des équipes sont le lot quotidien des urgentistes, confrontés de surcroît aux suites des épisodes caniculaires : les décompensations, déshydratations et aggravations de pathologies chroniques maintiennent les services en alerte plusieurs jours après chaque canicule. Naguère exceptionnels, les pics de chaleur estivaux s'inscrivent de plus en plus dans une forme de normalité et jettent une lumière crue sur la pénibilité physique, psychologique et fonctionnelle du métier d'urgentiste : gardes de nuit à répétition, horaires décalés, exposition à l'urgence vitale, charge mentale intense, confrontation quotidienne à la souffrance et à la mort, usure physique et psychologique et espérance de vie raccourcie. Dans ces conditions, elle lui demande si elle compte ouvrir le chantier de la reconnaissance de la pénibilité de cette profession menacée d'épuisement, notamment en matière de travail de nuit, de prévention de l'usure professionnelle, d'aménagement de la fin de carrière et de conditions de départ en retraite.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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