Question de Mme GRÉAUME Michelle (Nord - CRCE-K) publiée le 16/07/2026

Mme Michelle Gréaume attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences de la crise du football professionnel sur les territoires, le sport amateur et la gouvernance des clubs. Les difficultés économiques rencontrées par plusieurs clubs mettent en évidence les limites d'un modèle devenu particulièrement dépendant des droits audiovisuels et d'une financiarisation croissante du football professionnel. Les incertitudes qui en résultent fragilisent non seulement les clubs concernés, mais interrogent plus largement la pérennité d'un modèle dont les impératifs de rentabilité à court terme prennent parfois le pas sur les enjeux sportifs, sociaux et territoriaux.

Les clubs professionnels ne sont pas de simples acteurs économiques. Ils constituent des institutions sportives profondément ancrées dans les territoires. Ils participent à leur identité, créent des emplois, soutiennent un tissu économique local, assurent la formation de nombreux jeunes et rassemblent des générations de supporters autour d'une histoire commune.

Cette réalité est indissociable du sport amateur. Les clubs amateurs, les éducateurs, les bénévoles, les centres de formation et les collectivités territoriales constituent le socle du modèle sportif français. Les collectivités sont d'ailleurs les premiers financeurs publics du sport. Elles investissent durablement dans les équipements sportifs, soutiennent les associations et permettent à des millions de personnes, notamment les plus jeunes, d'accéder à une pratique sportive. Le sport remplit ainsi une mission d'intérêt général essentielle en matière d'éducation, de santé, d'inclusion et de cohésion sociale.

La crise actuelle fait peser un risque sur l'ensemble de cet équilibre. Elle soulève également la question de la gouvernance des clubs professionnels. La multiplication des prises de participation par des fonds d'investissement, dont les centres de décision sont souvent éloignés des territoires, interroge leur capacité à inscrire leur action dans le temps long et à préserver l'identité des clubs, leur rôle social ainsi que les liens étroits qu'ils entretiennent avec les collectivités, les licenciés, les bénévoles et les supporters. Un club de football ne saurait être considéré comme un simple actif financier.

Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre pour renforcer la régulation économique du football professionnel et garantir un modèle plus durable, assurer une meilleure redistribution des ressources au bénéfice du sport amateur et des centres de formation, préserver les investissements réalisés par les collectivités territoriales et favoriser une gouvernance des clubs plus transparente, davantage ancrée dans les territoires et respectueuse de leur rôle d'intérêt général, afin que leur avenir ne soit pas exclusivement dicté par des logiques financières.

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En attente de réponse du Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative.

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