Question de Mme GERBAUD Frédérique (Indre - Les Républicains) publiée le 16/07/2026

Mme Frédérique Gerbaud interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur l'opportunité du décret n° 2026-464 du 8 juin 2026 inscrivant le silure glane (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, en raison de son caractère prédateur excessif et de son rôle dans la diminution des stocks de poissons migrateurs.
Les associations de pêche des bassins fluviaux concernés contestent le bien-fondé des arguments ayant motivé ce classement, s'inquiètent des menaces engendrées par ce décret sur le silure lui-même et estiment qu'en faisant de cette espèce un bouc émissaire, il occulte les menaces réelles pesant sur les poissons migrateurs : changement climatique, obstacles à la continuité écologique, dégradation des habitats, pollutions, surpêche et prédation des oiseaux piscivores. Il paraît établi que le silure participe à une régulation normale et souhaitable des populations de ses proies sans les menacer de diminution excessive, tout en limitant la prolifération d'espèces exotiques envahissantes. S'agissant de la dynamique de la population du silure lui-même, une étude réalisée sur le bassin du Rhône a démontré sa nette réduction puis sa stabilisation, et des modélisations semblent démontrer l'inefficience des mesures de régulation massives. Par ailleurs, se situant en bout de chaîne trophique, le silure est une espèce fortement bio accumulatrice de micropolluants, ce qui compromet sa valorisation commerciale au plan alimentaire - en tout cas en France. Enfin, sur un plan juridique, les détracteurs du décret n° 2026-464 du 8 juin 2026 estiment qu'en appliquant une contrainte règlementaire uniforme et répressive à des bassins hydrographiques complets alors que l'impact négatif de l'espèce visée est strictement localisé d'un point de vue scientifique, ce texte introduit une rupture du principe de proportionnalité juridique. Pour l'ensemble de ces motifs, elle lui demande s'il n'y a pas lieu d'abroger ce décret.

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En attente de réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.

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