Question de M. BASQUIN Alexandre (Nord - CRCE-K) publiée le 03/09/2026

M. Alexandre Basquin attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'intelligence artificielle et du numérique sur le lancement, par OpenAI, de « ChatGPT for teens » (ou « ChatGPT pour ados »).
Il préciser tout d'abord que sa question écrite a été rédigée sans l'aide d'une intelligence artificielle générative.
Le 18 août 2026, l'entreprise américaine OpenAI a lancé sa nouvelle application en direction des mineurs. Sous couvert de limiter l'utilisation problématique de ChatGPT par des adolescents, ce qui est d'ailleurs un aveu implicite que ChatGPT est un outil dangereux, voilà donc un nouvel avatar qui leur est destiné. Pire, cette application se veut être un outil éducatif interactif.
Ne soyons pas naïfs. Derrière cette prétendue bonne volonté d'OpenAI, se cache toujours la même volonté de rendre addicts nos enfants afin de monétiser leur attention. Sans oublier que l'intelligence artificielle reste conçue pour ne pas contredire ses utilisateurs, ce qui peut encourager les idées négatives et contribuer à une spirale d'anxiété.
Comme l'ont montré de nombreuses études, les géants de la « Tech » mettent tout en oeuvre, à travers notamment des algorithmes comportementaux et ciblés, pour que nos enfants passent de plus en plus de temps devant leurs écrans. Ils peuvent même être programmés pour prédire et modifier leurs comportements. « ChatGPT for teens » s'inscrit dans cette même logique avec tous les dangers que cela implique pour ses jeunes utilisateurs.
L'intelligence artificielle générative a un impact sur les fonctions cognitives et renforce, notamment, la dépendance affective et la perte d'autonomie. Certains chercheurs parlent même de « camisole mentale ».
C'est d'ailleurs avec ces mêmes arguments qu'a été présentée la légitime proposition de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Ce qui est vrai pour les réseaux sociaux devrait l'être également pour l'intelligence artificielle générative.
Il lui demande donc si le Gouvernement entend interdire « ChatGPT for teens ».

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En attente de réponse du Ministère délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'intelligence artificielle et du numérique.

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