II. LE FONDS D'INTERVENTION POUR LES AÉROPORTS ET LE TRANSPORT AÉRIEN (FIATA)

A. BILAN DU SOUTIEN DES DESSERTES AÉRIENNES D'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

La loi n° 94-1162 du 29 décembre 1994, portant loi de finances pour 1995, puis la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire ont instauré un fonds de péréquation des transports aériens, transformé par la loi de finances pour 1999 en Fonds d'intervention pour les aéroports et le transport aérien (FIATA), consacré non seulement aux dessertes aériennes d'aménagement du territoire mais aussi aux dépenses de sécurité des aéroports.

Pour sa partie " dessertes aériennes ", ce fonds est destiné à subventionner des entreprises de transport aérien en vue d'assurer l'équilibre des dessertes aériennes réalisées dans l'intérêt de l'aménagement du territoire , tout en respectant les exigences posées par la réglementation communautaire.

Votre commission pour avis est particulièrement attachée à ces missions, c'est donc avec la plus grande attention qu'elle examine chaque année l'évolution des crédits qui leur sont dévolus.

1. Les liaisons aidées

Les liaisons aériennes pour lesquelles les collectivités territoriales ou les personnes publiques concernées sollicitent une compensation financière du FIATA font l'objet d'un examen par le Comité de Gestion du fonds, qui examine l'éligibilité des dossiers qui lui sont présentés.

Le FIATA peut prendre en charge jusqu'à 80 % de la compensation financière demandée par un transporteur pour l'exploitation d'une liaison aérienne en fonction, notamment, du fait que les obligations de service public relatives à cette liaison incluent, ou non, des obligations tarifaires. Le complément du financement est obligatoirement pris en charge par les collectivités territoriales et autres personnes publiques intéressées. Le service aérien correspondant fait l'objet d'une convention de délégation de service public signée par l'Etat, les collectivités territoriales et autres personnes publiques intéressées, et le transporteur sélectionné.

Ce sont au total une vingtaine de liaisons qui sont aidées en métropole 3( * ) , qu'il s'agisse de liaisons radiales (Agen-Orly ; Aurillac-Orly ; Bergerac-Orly ; Cherbourg-Orly ; Epinal-Orly ; Le Puy-Orly ; Périgueux-Orly ; St Brieuc-Orly...) ou transversales (Brest-Ouessant ; Castres-Lyon ; Lorient-Lyon ; St Etienne-Bordeaux, etc...).

2. Bilan financier

Le taux de consommation de crédits a été faible pendant les trois premières années du fonds. Cela s'explique essentiellement par la non consommation de crédits en 1995 : alors que la taxe de péréquation était perçue dès le 15 janvier 1995, les premières conventions n'ont pu être signées qu'en avril 1996. Néanmoins, le paiement du régime transitoire et l'abaissement de la taxe à 3 francs en 1996, puis à 1 franc en 1997 et 1998, ont conduit à une augmentation du taux de consommation des crédits et à une diminution corrélative du solde du compte d'affectation spéciale, reporté chaque année sur la gestion de l'exercice suivant.

Le taux de consommation des crédits estimé pour l'ensemble de la période du 1 er janvier 1995 au 31 décembre 1999 est de 72 %.

Depuis le début de 1999, avec la transformation du Fonds de péréquation des transports aériens en Fonds d'intervention pour les aéroports et le transport aérien, la suppression de la taxe de péréquation et la création de la taxe de l'aviation civile, l'alimentation de la section " transport aérien " du fonds se fait sur la base d'environ 1 franc par passager , ce qui va permettre de poursuivre la diminution de son solde en fin d'exercice ; ainsi, à la fin 1999, celui-ci est estimé à environ 120 millions de francs.

Les dépenses prévisibles pour 2000 au titre du soutien des dessertes aériennes sont résumées dans le tableau ci-dessous :

SOUTIEN DES DESSERTES AÉRIENNES D'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE


Dépenses prévues pour les conventions en vigueur

46 millions de francs

Dépenses estimées pour les conventions en cours de renouvellement

20 millions de francs

Dépenses estimées pour d'autres conventions (hypothèses)

10 millions de francs

Dépenses estimées pour l'année 2000

76 millions de francs


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