I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES CRÉDITS

Les crédits du ministère de la jeunesse et des sports prévus dans le projet de loi de finances pour 2002 s'élèvent à 538,7 millions d'euros (3.533,66 millions de francs) soit une hausse de + 3,08 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2001.

Cette augmentation s'élève à 3,14 % à périmètre constant , en neutralisant l'impact de deux transferts de crédits exceptionnels, dans le cadre des transferts de compétence à la collectivités territoriale de Corse prévus dans le projet de loi « Corse » (0,2 millions d'euros, soit 1,3 million de francs) d'une part, et résultant du transfert de deux emplois à la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) pour 0,09 million d'euros, d'autre part.

Les moyens attribués à la jeunesse et au sport comprennent, outre les crédits budgétaires, deux comptes spéciaux du Trésor : le Fonds national pour le développement du sport (FNDS) et le Fonds national pour le développement de la vie associative (FNDVA).

Les prévisions de recettes et de dépense du FNDS et du FNDVA, ont été fixées respectivement fixées à 205,81 et 9,91 millions d'euros. Ainsi, les moyens dont disposera le ministère de la jeunesse et des sports (crédits budgétaires + comptes spéciaux du Trésor) s'élèveront à 754,42 millions d'euros en projet de loi de finances pour 2002 (soit 4.948,93 millions de francs), contre 711,47 millions d'euros dans la loi de finances initiale pour 2001, en progression de 6 % .

 

LFI 2001

(Budget voté)

PLF 2002

(à périmètre constant)

Évolution

(en %)

Titre III

314.154.586

327.446.427

+ 4,23

Titre IV

199.116.405

203.190.923

+ 2,05

Total dépenses ordinaires (DO)

513.270.991

530.637.350

+3,38

Titre V

3.506.327

2.669.000

-23,88

Titre VI

5.806.478

5.106.000

- 12,06

Total dépenses en capital (DC)

9.312.805

7.775.000

- 16,51

Total budget général (DO +CP)

522.583.796

538.412.350

+3,03

FNDS

182.786.372

205.810.000

+12,59

FNDVA

6.097.961

9.910.000

+ 62,51

Budget MJS consolidé

711.468.129

754.420.000

+ 6,04

(en millions d'euros)

A. LA CROISSANCE DES DÉPENSES ORDINAIRES

1. Une forte augmentation apparente des moyens des services (titre III)

La progression apparente des moyens des services est de 4,26 %. Compte tenu du transfert de deux emplois à la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), elle est de  4,23 %. Si l'on tient également compte de la transformation du laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) et du transfert de son financement vers le titre IV, la progression du titre III, à périmètre constant, n'est que de 2,94 % .

Le projet de budget du ministère de la jeunesse et des sports pour l'année 2002 est marqué par une progression apparente de 2,7 % des dépenses de personnel, et une progression de 11,8 % des moyens de fonctionnement des services.

a) Les dépenses de personnel et les emplois

Les dépenses de personnel progressent de 7,2 millions d'euros, soit 2,7 % , après une augmentation de 0,7 % en 2001. Les crédits y afférents s'élèvent à 286,6 millions d'euros. Cette augmentation résulte :

- de l'incidence en année pleine des revalorisations du point fonction publique intervenues en 2001 et 2002 (+ 3,85 millions d'euros) ;

- de la revalorisation des rémunérations publiques en 2002 (+ 1,05 million d'euros) ;

- des revalorisation des indemnités des personnels en fonction dans les services de l'administration centrale et dans les établissements publics (+ 0,91 million d'euros), corrélativement à celles obtenues ces dernières années par le personnel de statut similaire au ministère de l'éducation nationale ;

- de diverses mesures catégorielles : attribution d'une nouvelle bonification indiciaire pour l'encadrement supérieur de l'administration centrale et des services déconcentrés, et constitution d'une provision en vue d'une actualisation des mesures indemnitaires relatives aux établissements et aux services déconcentrés (liées notamment à l'ARTT) pour un montant total de 0,45 millions d'euros ; modifications de la structure des corps jeunesse et des sports (constitution de provisions au titre de la fusion des corps d'inspection et de la création d'un corps d'experts techniques et pédagogiques supérieurs) pour 0,23 millions d'euros ; revalorisation des rémunérations de certains personnels médicaux (0,23 millions d'euros).

Les moyens en personnel sont renforcés par la création de 16 emplois budgétaires , pour la plupart, dans les services déconcentrés et les établissements, afin de renforcer leur capacité administrative (ces emplois se décomposent en : 7 secrétaires administratifs, 2 attachés administratifs, 3 ingénieurs d'études, 1 inspecteur de la jeunesse, des sports et des loisirs ; 1 conseiller d'éducation populaire et de jeunesse ; 1 professeur de sport, et 1 agent contractuel).

Cependant, le solde des effectifs budgétaires n'augmentera que de 2 unités , compte tenu de la suppression nette de 7 emplois de chargés d'enseignement d'éducation physique et sportive (corps en voie d'extinction), dans le cadre d'un plan de transformation pluriannuel acté en 1999, de la suppression de 5 emplois budgétaires en emplois non budgétaires au titre de la transformation du groupement d'intérêt public (GIP) « laboratoire national de dépistage du dopage » en établissement public à caractère administratif et du transfert de 2 postes à la MILDT, évoqué plus haut.

Par ailleurs, seront créés, hors emplois budgétaires :

- 5 contrats de préparation olympiques et de haut niveau , afin de renforcer l'encadrement technique des fédérations sportives ;

- 98 emplois non budgétaires : 38 emplois liés à la transformation du GIP « laboratoire national de dépistage du dopage » (LNDD) en établissement public à caractère administratif , et 60 emplois financés sur les ressources propres des établissements (CREPS et écoles) pour permettre la résorption de l'emploi précaire (mise en oeuvre de la loi du 3 janvier 2001 relative à la résorption de l'emploi précaire et application de la jurisprudence « Berkani » du tribunal des conflits en date du 25 mars 1996 notamment).

b) Les dépenses de fonctionnement

Les crédits de fonctionnement courant atteindront 58,93 millions d'euros en 2002, soit une hausse de 11,8 % . Cette hausse résulte cependant en partie de la transformation du laboratoire national de dépistage du dopage en établissement public administratif , entraînant l'inscription de 4,06 millions d'euros sur le chapitre 36-91 (subventions aux établissements publics). Ces crédits étaient auparavant inscrits sur le chapitre 43-91 (sports de haut niveau et développement de la pratique sportive). Hors cette opération, la progression des crédits de fonctionnement courant s'élève à 5,3 % .

Cette évolution résulte essentiellement de :

- l'augmentation des moyens de fonctionnement des services, liée notamment à la mise en oeuvre du projet informatique ACCORD et aux dépenses de fonctionnement du Musée national du sport (1,22 million d'euros);

- l'augmentation des moyens de fonctionnement des établissements publics (+ 0,99 millions d'euros). En particulier, la démocratisation de la formation initiale des animateurs sera poursuivie : la prise en charge de ces formations sera amplifiée grâce à une mesure nouvelle de 0,52 million d'euros ;

Au total, la progression réelle des moyens des services est largement supérieure à celle de l'année 2001, du fait de la faiblesse de la révision des services votés, qui ne porte que sur 0,43 million d'euros, et de l'importance des moyens nouveaux (+ 9,23 millions d'euros). Cependant, un quart de cette progression résulte du transfert du financement du laboratoire national de dépistage du dopage du titre IV vers le titre III, tandis qu'un tiers résulte des mesures afférentes à la revalorisation des rémunérations publiques.

2. Une progression importante des crédits d'intervention (titre IV)

Le projet de budget du ministère de la jeunesse et des sports pour l'année 2002 propose une augmentation apparente des crédits d'intervention de 4,27 millions d'euros par rapport à la dotation de l'année 2001, soit une progression de 2,15 %. Les moyens d'intervention du ministère atteindront donc 203,39 millions d'euros (1.334,14 millions de francs). A structure constante , c'est-à-dire avant le transfert du financement du laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) du titre IV vers le titre III, la progression des crédits d'intervention atteint 3,88 % .

Les crédits d'intervention se répartissent entre deux chapitres :

- le chapitre 43-90 « jeunesse et vie associative », en hausse de 4,8 % par rapport à la dotation de l'année 2001 (montant prévu pour 2002 : 113,91 millions d'euros) ;

- le chapitre 43-91 « sport », en hausse de 2,76 % (hors transfert du financement du LNDD) par rapport à la dotation de l'année 2001 (montant prévu pour 2002 : 89,48 millions d'euros).

La progression des crédits du titre IV traduit le développement des actions d'intervention du ministère. En effet, les mesures de non-reconduction de dotations inscrites en 2001 à titre non renouvelable (- 14,51  millions d'euros) et la révision des services votés (- 8,04 millions d'euros), qui résulte essentiellement de la transformation du GIP « laboratoire national de dépistage du dopage » en établissement public administratif, sont largement compensées par 27,02 millions d'euros de crédits nouveaux. Ces crédits permettent de renforcer les orientations prioritaires définies par le ministère :

la lutte contre l'exclusion, le développement de l'emploi et la formation des jeunes :

la dotation prévue pour le « coupon sport » (aides individuelles pour l'accès aux activités sportives) est augmentée de 0,76 million d'euros (soit une progression des crédits de 10 %) afin d' étendre le dispositif à 25.000 jeunes supplémentaires ;

les aides individuelles pour l'accès au brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur ( BAFA ) et aux fonctions de directeur ( BAFD ) de centres de vacances et de loisirs bénéficient d'une hausse des crédits de 0,76 million d'euros (soit + 17,9 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2001) afin d'attribuer 2.500 bourses supplémentaires (montant d'une bourse individuelle : 305 euros) ;

la formation des emplois-jeunes sera encouragée, par la mise en oeuvre, dans les départements, de la charte de professionnalisation des emplois jeunes. Une mesure nouvelle de 0,61 million d'euros permettra de porter la dotation affectée à cette action à 5,09 millions d'euros en 2002.

la poursuite du dialogue avec les jeunes :

le soutien aux Conseils de la jeunesse et au festival de la citoyenneté sera accru, grâce à une mesure nouvelle de 1,52 million d'euros, qui portera la dotation du titre IV pour les conseils locaux à 2,44 millions d'euros (par ailleurs, le fonctionnement du conseil national et des conseils départementaux sera financé sur le titre III à hauteur de 1,6 million d'euros) ;

le réseau d'information jeunesse sera renforcé : une mesure nouvelle de 0,76 million d'euros permettra de poursuivre la modernisation du réseau (création d'une nouvelle banque de données, construction d'un site internet, préparation de la numérisation des données). Dans ce cadre, le plan d'action des jeunes pour la société de l'information bénéficie d'une mesure nouvelle (non reconductible) d'un montant comparable à celui de 2001, soit 2,9 millions d'euros. Ces crédits aideront à mettre en place de nouveaux « points cyb espaces jeunes numériques », qui permettent à l'ensemble des jeunes d'accéder gratuitement au réseau internet et aux technologies de la communication et de bénéficier d'un encadrement assuré par des animateurs ayant reçu une formation professionnelle.

le soutien au sport dans sa diversité :

le soutien de la féminisation de la pratique sportive et à la prise de responsabilité des femmes dans les instances sportives, le développement de la pratique sportive en entreprise et la lutte contre la violence dans le sport bénéficient de crédits non reconductibles d'un montant comparable, bien que légèrement inférieur, à celui prévu par la loi de finances initiale pour 2001 ;

le financement de l'organisation et de la participation aux grandes manifestations sportives s'élèvera à 10,67 millions d'euros, soit une hausse de 50,5 % par rapport à la dotation votée en 2001. Ces crédits permettront de financer la contribution de l'Etat à l'organisation des championnats du monde d'athlétisme de 2003 (6,56 millions d'euros sont inscrits à cette fin dans le PLF 2002), la préparation et la participation des équipes de France aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Salt Lake City (3,35 millions d'euros) et la participation aux autres compétitions internationales (0,76 million d'euros).

le développement de l'éducation populaire :

les subventions aux associations de jeunesse et d'éducation populaire atteindra 17,84 millions d'euros, grâce à une mesure nouvelle de 1,1 million d'euros, destinée aux associations nationales et locales ;

50 nouveaux postes « FONJEP » seront créés et le montant de la prise en charge des postes existants sera augmenté, grâce à une mesure nouvelle de 0,88 million d'euros.

l'intensification de l'action pour la santé des sportifs et contre le dopage :

le soutien au développement du suivi médical des sportifs inscrits dans les filières d'accès au sport de haut niveau sera accru grâce à une mesure nouvelle de 3,05 millions d'euros. Les crédits affectés à la lutte contre le dopage atteindront ainsi 24,24 millions d'euros (dont 3,2 millions d'euros sont financés par le FNDS).

le développement des politiques éducatives territoriales par la généralisation des contrats éducatifs locaux :

les contrats éducatifs locaux bénéficieront d'une mesure nouvelle de 1,68 million d'euros destinée notamment à élargir progressivement le dispositif aux jeunes des lycées.

Enfin, en application du contrat de concession du stade de France, un supplément de 0,88 million d'euros sera versé au concessionnaire au titre de l'actualisation des indices de référence ayant servi de base au calcul de l'indemnisation pour absence de club résident, la maintenance du dispositif de dépollution et la mission d'assistance de la SANEM.

Les économies réalisées sur le titre IV concernent les crédits affectés au plan « sport emploi » compte tenu de la dégressivité du taux de prise en charge de la rémunération des animateurs (- 2,44 millions d'euros) ; elles résultent également de l'ajustement de la subvention à verser à l'office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) d'un montant de - 0,25 million d'euros et de la fin du subventionnement du GIP Paris 2008 (- 1,91 million d'euros), dès lors que le choix du Comité international olympique s'est porté sur la ville de Pékin pour l'organisation des Jeux olympiques de 2008.

B. LA DIMINUTION DES DÉPENSES EN CAPITAL

Le projet de budget "jeunesse et sport" pour 2002 se caractérise par une diminution des dépenses en capital : les autorisations de programme (AP) s'élèvent à 15,55 millions d'euros, en diminution de 9 % par rapport à l'année 2001 ; les crédits de paiement (CP) associés à ces autorisations de programme diminuent de 20 % et s'élèvent à 7,78 millions d'euros. En rapportant le taux de couverture à 50 %, le ministère de la jeunesse et des sports avait souhaité que les crédits votés soient davantage conformes aux réalités constatées de l'exécution budgétaire . En effet, la couverture excessive des AP par les CP (100 %, puis 80 %) entraînait un volume important de report de CP d'une année sur l'autre, et nuisait à la lisibilité du budget du ministère et à un respect strict du principe de l'annualité budgétaire.

En dépit de la diminution du montant des autorisations de programme, le ministère de la jeunesse et des sports considère qu'il sera en mesure de poursuivre les travaux engagés , notamment dans le cadre des contrats de plan et des contrats T.O.M (territoires d'outre mer). Quant à la réduction du montant des crédits de paiement , elle n'est qu'une mesure technique résultant du volume important de crédits reportés des années antérieures . Elle n'affectera donc pas la couverture des autorisations de programme.

Les principales dépenses d'investissement envisagées pour l'année 2002 concernent :

- les travaux de sécurité et d'entretien dans les établissements et les services déconcentrés du ministère pour un montant de 3,51 millions d'euros, ainsi que les relogements prévus dans le cadre de ces opérations pour un montant de 1,83 million d'euros. On rappellera que le financement de la rénovation de l'Institut national du sport et de l'éducation physique (INSEP) est financé sur les crédits du FNDS. Le lancement de la deuxième tranche des travaux, prévu pour l'année 2002, devrait coûter 19,82 millions d'euros ;

- la rénovation du patrimoine associatif des centres de vacances et de loisirs (4,95 millions d'euros) et du patrimoine sportif des collectivités locales (5,26 millions d'euros), soit une légère progression par rapport à l'année 2001.On rappellera que le FNDS participe également à la rénovation du patrimoine sportif des collectivités locales, à travers des subventions d'équipement dont le montant s'élèvera à 32 millions d'euros en 2002, en progression de 61 %.

Évolution des dépenses en capital 1998-2002 (en millions d'euros)

Chapitre

budget voté 1998

budget voté 1999

budget voté 2000

budget voté 2001

PLF 2002

57-01 : Administration générale et équipement des établissements publics de l'Etat

AP 6,05

CP 6,40

AP 8,34

CP 7,35

AP 6,10

CP 6,78

AP 7,01

CP 3,51

AP 5,34

CP 2,67

66-50 : Subvention d'équipement aux collectivités

AP 11,27

CP 11,27

AP 9,19

CP 9,19

AP 10,14

CP 8,31

AP 10,76

CP 5,81

AP 10,21

CP 5,10

Ce tableau montre bien l'évolution du taux de couverture des autorisations de programme par les crédits de paiement : celui-ci est passé de 100 % en 1998 et 1999 à 80 % en 2000 puis 50 % en 2001, taux qui correspond davantage aux réalités de l'exécution des opérations d'investissement.

C. L'EXÉCUTION DES BUDGETS 2000 ET 2001

1. L'exécution du budget 2000

Par rapport au montant fixé par la loi de finances initiale (3.180,3 millions de francs), la ressource disponible s'est établie à 3.496,3 millions de francs, soit une hausse de 9,9 %, et les crédits consommés ont atteint 3.243,8 millions de francs, soit 92,8 % des crédits disponibles .

L'évolution de 316 millions de francs des ressources disponibles s'explique par les divers mouvements de crédits qui ont affecté les montants initiaux :

+ 197,3 millions de francs de reports de crédits (98,8 millions de francs pour les dépenses ordinaires et 98,5 millions de francs pour les dépenses en capital) ;

- 40 millions de francs d'annulations de crédits (20 millions de francs en dépenses ordinaires et 20 millions de francs en dépenses en capital) ;

+ 37,6 millions de francs de fonds de concours (18,2 millions de francs pour les dépenses ordinaires et 19,3 millions de francs pour les dépenses en capital) ;

+ 116,4 millions de francs de répartitions et transferts (uniquement en dépenses ordinaires) ;

+ 4,8 millions de francs en loi de finances rectificative (1,325 millions de francs en dépenses ordinaires et 3,44 millions de francs en dépenses en capital).

95,6 % des crédits en dépenses ordinaires, 46,4 % des crédits de paiement ont été consommés, et 90,9 % des autorisations de programme ont été engagées. Le montant des crédits disponibles en fin de gestion a été équivalent à celui de 1999 (72,43 millions de francs en 2000 contre 72,96 millions en 1999). Il représente 7,2 % de la dotation disponible et s'explique principalement par la constatation d'un disponible structurel d'une cinquantaine de millions de francs sur le chapitre de rémunérations principales .

Pour l'année 2000, le ministère de la jeunesse et des sports avait conclu avec le ministère de l'économie et des finances un contrat de gestion portant sur 140 millions de francs, par lequel il s'engageait à reporter 95 millions de francs de 2000 sur 2001, ainsi qu'à mettre en réserve 45 millions de francs. Ces crédits mis en réserve ont été annulés (40 millions de francs par arrêté en date du 15 novembre 2000 et 5 millions de francs en loi de finances rectificative).

Déclinaison par chapitre du contrat de gestion pour l'année 2000

 

Crédits à reporter

Crédits mis en réserve

Chapitre 43-90

Chapitre 43-91

Chapitre 57-01 (CP)

Chapitre 66-50 (CP)

12 MF

28 MF

25 MF

30 MF

0

20 MF

5 MF

20 MF

Total

95 MF

45 MF

[MF : millions de francs] (source : ministère de la jeunesse et des sports)

2. L'exécution du budget 2001

Au cours du premier semestre 2001, le budget du ministère de la jeunesse et des sport est passé de 3.427,93 millions de francs en loi de finances initiale à 3.563,58 millions de francs, soit une augmentation de 3,96 %, qui résulte essentiellement des mouvements suivants :

4 millions de francs ont été transférés au ministère de l'emploi et de la solidarité au titre de la participation à l'opérations "ville vie vacances" ;

176,6 millions de francs ont été reportés dont 69,193 millions de francs au titre les dépenses ordinaires et 107,406 millions de francs au titre des dépenses en capital ;

12,956 millions de francs ont été répartis à partir du budget du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sur le budget du ministère de la jeunesse et des sports pour le financement de la lutte contre la toxicomanie ;

50 millions de francs ont été annulés au titre du contrat de gestion 2001 (40 millions de francs en dépenses ordinaires et 10 millions de francs pour les dépenses en capital).

Le ministère de la jeunesse et des sports a conclu un contrat de gestion avec la direction du budget du ministère de l'économie et des finances pour l'année 2001, portant sur 225 millions de francs (34,3 millions d'euros) en 2001, après 140 millions de francs pour l'exercice 2000 et 120 millions de francs pour l'exercice 1999. Outre les 50 millions de francs annulés par arrêté du 21 mai 2001 et évoqués plus haut, le montant du contrat est réparti comme suit :

- 135 millions de francs seront reportés de 2001 sur 2002 ;

- 40 millions de francs ont été mis en réserve en vue d'une possible annulation dans le cadre des décisions qui seront prises pour la mise en oeuvre de la loi de finances rectificative de fin d'année.

En réponse à une question de votre rapporteur spécial, le ministère de la jeunesse et des sports indique que « l'ampleur du contrat de gestion 2001 (...) remet en cause les grands équilibres budgétaires définis par le ministère de la jeunesse et des sports lors de l'élaboration du PLF 2001 . (...) Afin de préserver autant que possible les moyens d'action du ministère (titre III et IV et autorisations de programme), une grande partie du contrat de gestion a porté sur les crédits de paiement des dépenses en capital (90 millions de francs, soit 13,72 millions d'euros) pour lesquels on constatait des reports structurels importants. Ce choix a toutefois contraint les moyens disponibles du ministère et entraîné une gestion beaucoup plus tendue des crédits de paiement. Dans ce cadre, l'objectif prioritaire du ministère est d'identifier les crédits déjà délégués auprès des préfets à leur demande, mais qui ne seront pas consommés en 2001 en raison du décalage de réalisation des opérations concernées, afin de les redéployer sur d'autres opérations ».

L'importance des reports de crédits, s'agissant notamment des dépenses en capital, et l'ampleur des contrat de gestion conclu avec le ministère de l'économie et des finances, dénature largement les prévisions de dépense contenues dans le projet de loi de finances.

Le choix fait au cours des dernières années consiste à faire porter essentiellement les crédits visés par le contrat de gestion sur les crédits de paiement des dépenses en capital , compte tenu de la surestimation des taux de couverture des autorisations de programme et de l'importance des reports de crédits de paiement qui en découle. Cependant, cette solution, la « moins douloureuse » pour le ministère, suppose que les autorisations de programme ne soient pas engagées avant le second semestre . Or, cette position est difficile à tenir pour le ministère, compte tenu de la montée en puissance des contrats de plan.

Déclinaison par chapitre du contrat de gestion conclu pour l'année 2001 ( en francs )

 
 
 

Contrat de gestion

Chapitre


Dotation initiale

Crédits disponibles au 31.08.01 (1)

Crédits annulés arrêtés au 21.05.01

Crédits mis en réserve

Crédits à reporter sur 2002


Total en francs

% par rapport à la LFI

% par rapport aux crédits disponibles

34-98

259.599.008

267.501.660

0

0

3.000.000

3.000.000

1,16 %

1,12 %

43-90

712.935.500

727.574.016

15.000.000

10.000.000

24.072.513

49.072.513

6,88 %

6,74 %

43-91

593.182.500

608.892.286

25.000.000

10.000.000

47.927.487

82.927.487

13,98 %

13,62 %

57-01 (CP)

23.000.000

81.478.228

5.000.000

5.000.000

15.000.000

25.000.000

108,70 %

30,68 %

66-50 (CP)

38.088.000

78.615.819

5.000.000

15.000.000

45.000.000

65.000.000

170,66 %

82,68 %

Total

1.626.805.008

1.764.062.009

50.000.000

40.000.000

135.000.000

225.000.000

301,37 %

12,75 %

(1) incluant notamment les reports de l'année précédente Source : ministère de la jeunesse et des sports