III. LES MÉLANGES CHIMIQUES

A. LES PARTICULES DONT LES NANOPARTICULES23 ( * )

Les particules : sous forme solide ou liquide, en suspension dans l'air intérieur, ce sont des polluants atmosphériques composés d'un mélange complexe de substances organiques et minérales.

Ces particules proviennent aussi bien des activités de cuisine, de ménage que du tabagisme ou du bricolage mais également, par exemple, du trafic routier extérieur aux locaux, des fumées diverses. Elles peuvent aussi être la résultante d'interactions, en particulier, en présence d'ozone.

La taille des particules détermine en partie leur impact sur la santé humaine. En effet, plus les particules sont petites, plus elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires et plus leurs effets nocifs risquent d'être prononcés .

La présence de particules dans un domicile accroît le risque de mortalité due à des maladies respiratoires chez les bébés et, chez l'enfant, perturbe le développement des fonctions pulmonaires, aggrave l'asthme, provoque de la toux, des bronchites.

Les particules fines inférieures à 2,5ug (PM2,5) sont à l'origine du développement de la mortalité due aux maladies cardiovasculaires et respiratoires et au cancer du poumon .

Les particules inférieures à 10 ug (PM10) ont un impact sur la morbidité respiratoire .

De nombreuses études ont été menées sur les émissions diesel, sur les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), sur les métaux lourds ou les fibres minérales ainsi que sur leurs combinaisons avec les pollens.

A cet égard, il faut souligner que la taille des pollens ne permet pas leur passage dans les voies aériennes sous glottiques mais que les particules diesel, d'un diamètre de 30 à 60 nm, donc capables de pénétrer dans le poumon profond, peuvent absorber l'allergène majeur du pollen de graminées ; d'où l'asthme pollinique. De plus, il a été supposé que les particules diesel pourraient potentialiser voire initier la réaction allergique, probablement du fait, en particulier, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (contenues dans les particules diesel).

En zone urbaine, les particules ultrafines de l'air intérieur et de l'air extérieur proviennent essentiellement du trafic routier.

Des effets cancérogènes ont été constatés sur certaines espèces animales mais pas sur d'autres et il s'agissait en général d'expositions chimiques sur un temps très long (environ deux années) à des concentrations de particules cent fois supérieures à celles mesurées en zone urbaine .

En outre, l'extrapolation de ces résultats à l'homme est difficile .

De plus, il faut souligner que l'essentiel des études menées concerne les effets à court terme de la pollution atmosphérique sur la fonction respiratoire et non les effets à long terme .

* 23 Les nanoparticules sont les particules de diamètre aérodynamique compris entre 1 et 100 nanomètres ; elles sont aussi appelées particules ultrafines (PUF).

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