B - LA SITUATION EN GUYANE

Au niveau régional, le plan a été coordonné par un référent, le Docteur Laversane, qui suit l'application locale de ces dispositions.

1. A Saint Laurent du Maroni

Dans la semaine de fin janvier, le gymnase réquisitionné a été fermé. Les personnels infirmiers et le médecin qui y assuraient la vaccination sont revenus sur leur lieu de travail : le centre de santé CROIX ROUGE, où ils assurent toujours la vaccination. Cela leur facilite d'ailleurs le travail ; ils perdent moins de temps et assurent mieux leurs autres missions (tuberculose, SIDA).

On note, comme en métropole, des réticences sur les adjuvants (seulement chez les « métros » sensibilisés par Internet), et un gâchis de doses pour peu que le nombre de vaccinés ne soit pas multiple de 10.

Des particularités apparaissent : Les horaires ont été considérés comme inadaptés, car entre 14 h et 16 h chaleur est insupportable. Peu se sont déplacés. Tout le monde a été reçu, même sans bon de vaccination. Les bushinengués sont traditionnellement peu motivés pour la vaccination.

Des problèmes sont apparus lors des entretiens préalables : il n'y avait aucune confidentialité, trois accueillants n'appartenant pas au personnel médical ou paramédical étant assis côte à côte. Les langues locales n'étaient pas pratiquées, qu'il s'agisse du créole ou du saramaca. Les sauts de tension électrique étaient fréquents. Quand ils se prolongeaient, les vaccins étaient réchauffés et perdus.

2. A Apatou (sur le fleuve)

Beaucoup de doses ont été gâchées car il n'y avait pas eu de « publicité ». La vaccination a eu lieu le vendredi juste avant les vacances scolaires.

3. A Papaïchton (sur le fleuve)

Il y a eu à Maripasoula (1 h 30 de Cayenne en petit avion) et à Papaïchton (2 heures de pirogue en plus) une réelle alerte fin août, début septembre.

On a vu des records de 100 consultations par jour dont 40 enfants pour syndromes grippaux au centre de santé. Quatre infirmiers ont été malades. Il y a eu un décès (évacuation trop tardive) d'une femme immunodéprimée. Des masques ont bien été livrés.

Une équipe vaccinatoire est venue fin janvier, mais la population de Papaïchton n'avait pas été prévenue (en conséquence, il y a eu 8 vaccinés pour 4 000 habitants). L'équipe a laissé les vaccins sur place.

A Maripasoula, 100 personnes ont été vaccinées.

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page