B. LES CONTRATS DE PLAN FAVORISENT LA PRÉVISIBILITÉ DES DÉPENSES PUBLIQUES

• La procédure de contrat de plan est source d'une certaine rigidité et d'une certaine stabilité de la dépense publique.

Il en résulte pour les Régions " une meilleure visibilité sur les équipements structurants, surtout si l'Etat est maître d'ouvrage ".

Plus généralement, les politiques d'investissements et de subventions de l'Etat, comme des Régions, sont ainsi davantage prévisibles. Cela facilite les choix d'investissement des entreprises, et surtout des autres collectivités locales.

De même, la procédure constitue pour certaines associations d'animation locale une relative garantie contre les aléas de l'annualité budgétaire et contre les " régulations budgétaires " infra-annuelles. Comme le souligne le ministère de la Jeunesse et des Sports, la contractualisation donne ainsi une meilleure " visibilité budgétaire aux associations, ce qui leur permet d'inscrire leurs projets dans la durée ".

Au total, cette visibilité supplémentaire permet aux associations, comme aux entreprises, d'embaucher plus facilement, d'offrir des perspectives plus stables à leurs personnels et d'engager des programmes de formation. A moyen terme, la contractualisation favorise ainsi la structuration et la professionnalisation de l'offre.

• Cela n'est toutefois vrai qu'à moyen terme . A plus court terme, la complexité induite par le cofinancement de certains projets, et plus particulièrement par la procédure des fonds de concours, est source d'à coups dans le mandatement des crédits, souvent effectué avec retard.

En outre, la première année des contrats de plan est parfois caractérisée par un certain flottement , du fait de leur signature tardive (plusieurs mois après leur entrée en vigueur théorique), puis des délais de négociation des conventions d'application de certaines dispositions du contrat.

Par ailleurs, la rigidité de la dépense publique n'est pas toujours gage d'efficacité : les ministères qui contractualisent une trop large part de leurs interventions ne disposent ensuite d'aucune marge de manoeuvre pour engager de nouvelles politiques.

Il conviendrait ainsi que les préfets disposent de réelles capacités de redéploiement des crédits et d'un fonds de réserve déconcentré leur permettant d'engager des dépenses supplémentaires pour des programmes s'avérant particulièrement efficients et insuffisamment dotés.

Enfin, si la procédure de contrat de plan Etat-Région est sans doute facteur de prévisibilité, elle est aussi source d'opacité .

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