La commission des affaires économiques a lancé le 12 novembre 2025 une mission d’information flash sur les enseignements pouvant être tirés de la gestion de la crise sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). 

Cette mission transpartisane a rendu ses conclusions le 4 février 2026.

Pourquoi ce contrôle ?

Sous l’effet conjugué de la mondialisation des échanges et du changement climatique, la France est confrontée à la multiplication des crises sanitaires en élevage

Dans ce contexte, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie virale qui touche les bovins, a été détectée pour la première fois le 29 juin 2025. Classée comme maladie absente de l’Union européenne et soumise à éradication immédiate, elle entraîne d’importantes pertes de production et peut aller jusqu’à causer la mort des animaux infectés. 

Malgré l’abattage d'environ 3 400 bovins, le déploiement d’une campagne vaccinale dans les zones réglementées et dans certaines zones présentant un risque important d’introduction du virus et la mise en œuvre de mesures de restriction des mouvements d’animaux, la maladie s’est étendue à 117 foyers répartis dans 11 départements au 14 janvier 2026. 

Vivement préoccupés par la détresse des éleveurs français, les sénateurs de la commission des affaires économiques souhaitent tirer les premiers enseignements de la gestion de la crise sanitaire de la DNC pour nourrir de manière ciblée et concrète les réflexions sur la nécessaire adaptation de l’organisation du modèle sanitaire français notamment pour mieux faire face à de futures crises.

Quels constats et recommandations ?

Après avoir entendu les acteurs concernés par la crise et de nombreux experts scientifiques, les rapporteurs ont pu dresser un premier bilan de la crise fondé sur des éléments factuels et scientifiques.

Leurs travaux les ont amenés à conclure qu’il existait un consensus scientifique sur l’efficacité du protocole sanitaire pour éradiquer la maladie, à condition que celui-ci soit scrupuleusement appliqué. Pour autant, l’acceptabilité de la stratégie sanitaire demeure un enjeu majeur et doit s’appuyer sur deux piliers : informer et accompagner les éleveurs dans cette épreuve.

La mission formule donc quatorze recommandations visant à :

  • sortir de la crise et se prémunir d’une éventuelle résurgence de la maladie au printemps 2026 ;
  • anticiper les prochaines crises en renforçant les points de faiblesse de notre dispositif de surveillance et de lutte contre les maladies animales ;
  • renforcer la résilience de notre système sanitaire au travers d’une amélioration de la connaissance scientifique des maladies vectorielles et de notre modèle économique.