Loi relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administratives :
- Loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 parue au JO n° 0071 du 23 mars 2012
- Décision du Conseil constitutionnel n° 2012-649 du 15 mars 2012 (partiellement conforme)
- Procédure accélérée engagée par le Gouvernement le 10 octobre 2011
Objet du texte
La présente proposition de loi, déposée par le Président de la commission des lois de l'Assemblée nationale s'inscrit dans la démarche de simplification de l'ordonnancement juridique national, engagée depuis plusieurs années.Ce texte vise plus précisément les normes qui pèsent sur les forces économiques de notre pays et concerne ainsi principalement les entreprises confrontées à la complexité des normes.
Au sein de ces dispositions, il est possible de citer notamment :
- la modification du régime du mandat des administrateurs de sociétés anonymes : les administrateurs de PME à statut de société anonyme pourront être liés à celles-ci par un contrat de travail (article 4) ;
- l'extension et l'assouplissement de la possibilité d'attribuer des actions gratuites aux salariés et mandataires sociaux dans les PME non cotées (article 12) ;
- l'harmonisation des seuils d'effectifs retenus en droit du travail (article 39) ;
- la modulation du nombre d'heures travaillées sur courte période sans requalification du contrat de travail : la mise en place d'une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l'année prévue par un accord collectif ne constitue pas une modification du contrat de travail (article 40) ;
- la simplification du bulletin de paie (article 44) ;
- l'adaptation de dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux. Mesure tendant à dispenser certains prestataires de services de paiement en ligne de l'obligation de vérifier l'identité de leur client et, le cas échéant, du bénéficiaire effectif de la relation d'affaires lorsque l'opération de paiement en cause est de faible montant et lorsque, sauf soupçon, le risque de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme paraît faible (article 59) ;
- le relèvement à 15 000 euros (au lieu de 4 000 euros) du seuil à compter duquel les marchés publics doivent faire l'objet d'une procédure formalisée de publicité et de mise en concurrence préalable (article 88).
Les étapes de la discussion :
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Aide : le parcours d'un projet ou d'une proposition de loi
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Examen parlementaire "la Navette"
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Examen par une assemblée parlementaire (Sénat ou Assemblée Nationale)
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Travaux de la commission saisie au fond (Sénat ou Assemblée Nationale)
Première lecture
Assemblée nationale (dossier législatif sur le site de l'Assemblée nationale)
- Texte n° 3706 de M. Jean-Luc WARSMANN, député, déposé à l'Assemblée Nationale le 28 juillet 2011
- Rapport n° 3787 de M. Etienne BLANC, député, fait au nom de la commission des lois, déposé le 5 octobre 2011
- Texte de la commission n° 3787 déposé le 5 octobre 2011
- Avis n° 3724 de M. Serge GROUARD, député, fait au nom de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, déposé le 20 septembre 2011
- Avis n° 3726 de M. Dominique DORD, député, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 18 octobre 2011
- Avis n° 3766 de M. Michel RAISON, député, fait au nom de la commission des affaires économiques, déposé le 27 septembre 2011
- Texte n° 750 adopté par l'Assemblée nationale le 18 octobre 2011
- Travaux de commission
- Amendements déposés en vue de l'élaboration du texte de la commission
- Comptes rendus des réunions des commissions
- Rapport n° 224, tome I (2011-2012) de M. Jean-Pierre MICHEL, fait au nom de la commission des lois, déposé le 21 décembre 2011
- Rapport n° 224, tome II (2011-2012) de M. Jean-Pierre MICHEL, fait au nom de la commission des lois, déposé le 21 décembre 2011 : Tableau comparatif
- Avis n° 214 (2011-2012) de Mme Catherine PROCACCIA, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 20 décembre 2011
- Avis n° 223 (2011-2012) de MM. Martial BOURQUIN et Hervé MAUREY, fait au nom de la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, déposé le 21 décembre 2011
- Avis n° 225 (2011-2012) de Mme Nicole BRICQ, fait au nom de la commission des finances, déposé le 21 décembre 2011
- Avis n° 227 (2011-2012) de M. Claude DOMEIZEL, fait au nom de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, déposé le 21 décembre 2011
- Séance publique
- Amendements déposés sur le texte n° 33 (2011-2012)
- Compte rendu intégral des débats en séance publique (10 janvier 2012)
- Résumé des débats en séance publique - scrutins publics
- Texte n° 43 (2011-2012) rejeté par le Sénat le 10 janvier 2012
Commission mixte paritaire (désaccord)
- Travaux de commission
- Commission mixte paritaire (18 janvier 2012)
- Rapport n° 266 (2011-2012) de M. Jean-Pierre MICHEL, fait au nom de la commission mixte paritaire, déposé le 18 janvier 2012 (numéro de dépôt à l'Assemblée Nationale : 4185)
Nouvelle lecture
- Rapport n° 4217 de M. Etienne BLANC, député, fait au nom de la commission des lois, déposé le 25 janvier 2012
- Texte de la commission n° 4217 déposé le 25 janvier 2012
- Texte n° 836 adopté par l'Assemblée nationale le 31 janvier 2012
- Travaux de commission
- Amendements déposés en vue de l'élaboration du texte de la commission
- Comptes rendus des réunions de la commission des lois
- Rapport n° 366 (2011-2012) de M. Jean-Pierre MICHEL, fait au nom de la commission des lois, déposé le 15 février 2012
- Séance publique
- Amendements déposés sur le texte n° 320 (2011-2012)
- Compte rendu intégral des débats en séance publique (20 février 2012)
- Résumé des débats en séance publique - scrutins publics
- Texte n° 77 (2011-2012) rejeté par le Sénat le 20 février 2012
Lecture définitive
- Rapport n° 4397 de M. Etienne BLANC, député, fait au nom de la commission des lois, déposé le 22 février 2012
- Texte n° 871 adopté définitivement par l'Assemblée nationale le 29 février 2012
Décision du Conseil constitutionnel
- Saisine en date du 5 mars 2012 par au moins soixante sénateurs et soixante députés
- Décision du Conseil constitutionnel n° 2012-649 du 15 mars 2012 (partiellement conforme)
Loi promulguée
- Loi relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administratives (n° 2012-387 du 22 mars 2012), parue au JO n° 0071 du 23 mars 2012
- Table de concordance des articles entre le texte en discussion et le texte final
- État d'application de la loi
Dossier d'information
(Mise à jour 23 décembre 2011)
Le communiqué de presse de la commission des lois :
Réunie le mercredi 21 décembre 2011 sous la
présidence de M. Jean-Pierre Sueur (Soc. ‑ Loiret), président, la
commission des lois du Sénat a examiné le rapport de M. Jean-Pierre
Michel (Soc. - Haute-Saône) sur la proposition
de loi adoptée par l'Assemblée nationale, relative à la simplification
du droit et à l'allègement des démarches administratives.
La commission des lois a contesté la méthode,
proposée régulièrement par l'Assemblée nationale depuis 2007,
consistant à inscrire dans un texte un grand nombre de dispositions
extrêmement hétéroclites. Le Gouvernement a, en outre, engagé la
procédure accélérée sur ce texte, sans que cela soit aucunement
justifié.
M. Jean-Pierre Michel a souligné que la nature très composite du texte proposé ne pouvait que nuire à la clarté des débats parlementaires.
En outre, certaines dispositions du texte, concernant, par exemple, le
droit de copropriété, le droit des affaires ou le statut des agences de
presse, justifient à l'évidence un texte législatif spécifique.
M. Jean-Pierre Sueur, président de la commission des lois, a déclaré : « Nous
avons souvent dit notre désaccord avec les lois « fourre-tout ». En
votant la question préalable, nous voulons marquer un coup d'arrêt. Ces
lois qui, sous couvert de « simplification », sont des agrégats
inconstitutés d'articles en tous genres, recèlent nombre de pièges.
Elles dévoient l'acte législatif. Il est essentiel pour la démocratie
que l'objet de chaque loi soit clairement énoncé, qu'elle donne lieu à
un débat explicite et approfondi sur chaque sujet ‑ce que ce type de loi
omnibus ne permet pas. Cette question préalable adoptée par la majorité
de la commission des lois crée une situation nouvelle. Nous serons
attachés, je n'en doute pas, à défendre demain la même position si de
tels projets de loi « fourre-tout » étaient, à l'avenir, soumis à notre
assemblée ».
Pour l'ensemble de ces raisons, la commission des lois a rejeté la proposition de loi, adoptant, à l'initiative des groupes CRC et RDSE, une question préalable.














