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BOURGINE Raymond

Ancien sénateur de Paris

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 29 novembre 1990 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BOURGINE (Raymond)

Né le 9 mars 1925 à Diégo-Suarez (Madagascar) Décédé le 29 novembre 1990 à Paris

Sénateur de Paris de 1977 à 1990

Fils d'un administrateur colonial, Raymond Bourgine voit le jour le 9 mars 1925 sur l'île de Madagascar, à Diégo-Suarez. Il passe ses jeunes années à La Réunion et surtout à Madagascar, étudiant au collège Saint- Michel et au lycée Gallieni de Tananarive. Il entre très tôt dans le journalisme : il a dix-sept ans lorsqu'il devient rédacteur-traducteur à l'agence de presse France-Afrique. Dès lors, il ne quitte plus le monde de la presse, hormis de 1943 à 1945 lorsqu'il s'engage comme volontaire dans l'armée d'Afrique.

Établi dans l'Hexagone à la Libération, il entre en 1945 à Paris-Matin comme journaliste économique et financier, puis à La Vie française en 1946 et Aux Écoutes de la finance en 1947, hebdomadaire dont il devient rédacteur en chef en 1948. En 1957, il rachète Aux Écoutes de la finance (rebaptisé Finance) à Paul Lévy et l'intègre à la Compagnie française de journaux, groupe de presse qu'il a fondé. Il transforme ensuite cet hebdomadaire financier en 1966 en un magazine d'informations, Valeurs actuelles, après avoir lancé en 1962 le mensuel de luxe Spectacle du monde. Il crée un quotidien en 1967, Le Nouveau Journal, et dirige l'Agence économique et financière de 1967 à 1970.

Ce patron d'organes de presse de droite s'engage en outre dans la vie politique. Défenseur de l'Algérie française, il s'oppose d'abord vivement au gaullisme et soutient Jean-Louis Tixier-Vignancour pour l'élection présidentielle de 1965. Rallié à la candidature de Georges Pompidou à la présidence de la République en 1969, proche d'Antoine Pinay, il adhère au Centre national des indépendants et paysans (CNIP) en 1971. Il se présente sous cette étiquette lors des élections législatives du 4 mars 1973 dans la sixième circonscription de Paris. Mais avec 5 332 des 24 282 suffrages exprimés au premier tour, il n'arrive qu'en troisième position, devancé par l'ancien Premier ministre du général de Gaulle, Maurice Couve de Murville, et le conseiller réformateur de Paris, Philippe Tollu, qui obtiennent, respectivement, 8 056 et 5 341 voix. Il décide alors de se retirer à l'issue du premier tour.

Entré au comité directeur du CNIP en 1974 puis à son bureau national en 1975, il en préside la fédération parisienne à partir de 1976. Il se porte ensuite candidat aux élections municipales de mars 1977 à Paris sur la liste conduite par le président du Rassemblement pour la République (RPR) Jacques Chirac. Élu conseiller de Paris, il est nommé adjoint au maire de Paris de 1977 à 1983 : Jacques Chirac le charge d'abord de l'urbanisme, puis des études et des recherches.

Peu après son entrée au Conseil de Paris, il se présente aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977. Quatrième sur la liste de l'Union de la Majorité qui obtient 1 477 des 2 381 suffrages exprimés et huit des douze sièges à pourvoir, il est élu sénateur de Paris. Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe du Centre national des indépendants et paysans. Il devient ensuite vice-président de ce parti en 1978 puis son premier vice-président en 1985.

Non réélu au Conseil de Paris en 1983, il sollicite le renouvellement de son mandat sénatorial lors des élections du 28 septembre 1986. Après avoir démissionné du comité directeur du CNI en mai 1986, il se porte candidat sur la liste d'Union de la Majorité conduite par Maurice Couve de Murville qui, avec 1 989 des 2 351 suffrages exprimés, recueille onze des douze sièges à pourvoir. Septième sur cette liste, Raymond Bourgine

retrouve donc son fauteuil. Il rejoint dès octobre 1986 les rangs du groupe sénatorial RPR et en devient vice- président, tout en dirigeant l'Union nationale des indépendants pour la République de 1986 à 1988.

Ses très nombreuses interventions en séance publique témoignent de la grande diversité de ses centres d'intérêt. Membre de la commission des affaires étrangères de 1977 à 1986, ce fervent atlantiste prend part à la plupart des débats sur les questions extérieures : il se montre favorable à la politique étrangère poursuivie par François Mitterrand, bien qu'il en critique souvent la politique intérieure. En 1987, il devient président du groupe d'amitié France-Afrique du Sud.

L'économie constitue un autre champ d'intervention important pour Raymond Bourgine, qui siège à la commission des finances à partir de 1986. Farouche défenseur du libéralisme et de la libre entreprise, il s'oppose en 1981 au projet de loi de nationalisation : il estime que capitalisme et socialisme ont des « logiques économiques antinomiques ». Il intervient aussi sur les sujets économiques les plus divers : l'inflation (1978), la fiscalité directe locale (1979), l'intéressement des travailleurs au capital de l'entreprise (1980), la stratégie industrielle française (1982), les sociétés d'économie mixte locales (1983), les procédures de licenciement (1986) ou le développement et la transmission des entreprises (1987).

Le directeur de Valeurs actuelles et Spectacle du monde suit également de près toutes les discussions sur la presse. Cet admirateur d'Alexis de Tocqueville ne cesse de plaider en faveur de la liberté de la presse, notamment lors de la discussion du projet de loi visant à limiter la concentration et à assurer la transparence financière et le pluralisme des entreprises de presse en 1984. Il s'oppose également aux aides de l'État aux journaux en 1985.

Il participe en outre aux débats de société. Il se montre ainsi favorable en 1979 à la loi confirmant les dispositions relatives à l'interruption volontaire de grossesse, tout en demandant une politique de prévention et d'accompagnement. Il vote aussi pour la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en

1982 et la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988.

Il prête de même une attention toute particulière aux libertés publiques : s'il se prononce en faveur de la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, il s'oppose en 1981 aux lois portant abolition de la peine de mort et suppression de la Cour de sûreté de l'État. Il est par ailleurs absent lors du scrutin sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en

1982.

Il s'intéresse enfin également aux questions culturelles. Il rapporte ainsi le budget de la culture et siège au conseil d'orientation du Centre Georges-Pompidou à partir de 1986. Il est en outre rapporteur du projet de loi relatif au patrimoine monumental en 1987.

Malgré la longue maladie qui l'affecte, il participe encore activement en juin 1989 à la discussion sur le projet de loi relatif à la sécurité et à la transparence du marché financier, dont il est rapporteur pour avis. La détérioration de son état de santé le contraint cependant à ne plus siéger en séance publique à partir de l'été 1989. Il s'éteint à Paris le 29 novembre 1990, à l'âge de soixante-cinq ans.

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Photo de M. Raymond BOURGINE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 9 mars 1925
Décédé le 29 novembre 1990
Profession
Journaliste
Département
Paris