Appartenance politique :
Membre du Groupe Communiste
État civil :
Né le 5 juin 1925
Décédé le 8 février 2012
Profession :
Tourneur
Département :
Seine-Saint-Denis
Vème République

Ancien sénateur de la Ve République


Travaux parlementaires

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

GARCIA (Jean)

Né le 5 juin 1925 à Marseille (Bouches-du-Rhône)

Décédé le 8 février 2012 à Bobigny (Seine-Saint-Denis)

Sénateur de la Seine-Saint-Denis de 1977 à 1995

Fils d'un ouvrier et d'une couturière, Jean Garcia naît à Marseille en juin 1925 dans une fratrie de huit enfants. Après des études primaires, il intègre très tôt la vie active pour gagner sa vie et soulager ses parents. D'abord employé de bureau, il devient, après une rapide formation, tourneur dans une entreprise de roulements à billes de l'agglomération marseillaise.

Son militantisme politique débute à l'âge de 19 ans par son adhésion aux Jeunesses communistes en 1944 et au PCF en 1945. Habile, motivé, à l'aise dans les manifestations, il entame alors une carrière dans la sphère communiste - au sein de la fédération de l'Union de la jeunesse républicaine de France - ce qui lui permet d'être élu conseiller municipal de la cité phocéenne sur la liste de Jean Cristofol en 1947 et 1953. Permanent du parti dès 1951, il devient journaliste à l'hebdomadaire Provence nouvelle. Ayant plusieurs fois franchi le Rideau de fer dans le cadre de ses responsabilités politiques et ayant le goût des affaires internationales, Jean Garcia est envoyé à Paris, en 1954, par le PCF qui le nomme délégué auprès de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique. Abandonnant alors son mandat de conseiller municipal de Marseille, il collabore ainsi, de 1957 à 1977, à la commission de politique étrangère du comité central du parti. Parallèlement, l'ancien ouvrier tourneur s'implante définitivement en Seine-Saint-Denis et devient le secrétaire fédéral de la section communiste de ce département de 1969 à 1979.

La carrière politique de Jean Garcia ne prend une dimension nationale qu'assez tardivement au regard de la précocité de son engagement. Aux élections de 1977, il est élu sénateur de Seine-Saint-Denis sur une liste intitulée « pour la défense des intérêts des communes et de la population, pour un changement réel et démocratique de la politique du pays ». Avec 28,15% des voix, les communistes progressent par rapport à 1968 alors que la droite recule légèrement. En 1986, le scénario s'inverse et bien que le PCF perde un siège, le mandat parlementaire de Jean Garcia est reconduit. Au Palais du Luxembourg, il rejoint le groupe communiste et devient membre de la commission des affaires étrangères. Il en est le secrétaire à partir de 1987. De 1979 à 1995, il siège également à la délégation parlementaire pour les Communautés européennes.

En tant que secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Jean Garcia participe à plusieurs voyages en URSS (1989), en Chine (1990), à Cuba (1991), au Mali et au Gabon (1995). En 1984, il rédige un rapport sur une convention avec la Tchécoslovaquie relative à l'entraide judiciaire entre les deux pays. En 1987, il rapporte le projet de loi relatif aux accords bilatéraux entre la France et la Hongrie à propos de la protection réciproque des investissements. En séance publique, il intervient lors de la ratification de nombreux accords internationaux.

Ses interventions en séance publique et ses nombreuses questions au Gouvernement - plus de 130 - portent majoritairement sur les sujets internationaux. Lors de l'examen des projets de loi de finances, Jean Garcia rappelle régulièrement la politique étrangère préconisée par le Parti communiste français et s'inquiète du respect des droits de l'Homme. Les problématiques européennes sont également au coeur de ses interventions. En 1979, il dénonce fermement la « menace de supranationalité » dans le fonctionnement de la CEE. En 1986, il s'oppose à l'intégration de l'Espagne et du Portugal, notamment en raison de la persistance du chômage mais aussi de la concurrence sociale qu'il juge déloyale de la part ces pays. En 1988, il dénonce la « compensation britannique » comme la pérennisation d'une entorse au principe de la solidarité financière.

Le sénateur de Seine-Saint-Denis participe également aux discussions de projets de loi portant sur des sujets aussi divers que l'emploi industriel, l'Outre-mer, la décentralisation, les statuts des fonctionnaires, l'éducation, les rapports locatifs, l'abus d'autorité en matière sexuelle dans les relations de travail, les privatisations... Pour autant, quelque soit leur thème, Jean Garcia aborde systématiquement l'examen des projets de loi sous un angle social.

En 1981, il vote contre la loi Peyrefitte sur le renforcement de la sécurité et protégeant la liberté des personnes, puis soutient l'abolition de la peine de mort. Il s'abstient lors du vote de la loi de décentralisation en 1982 mais vote la réforme des pensions de vieillesse, de veuvage et d'invalidité. En 1988, il s'abstient lors du vote de la loi sur la création du revenu minimum d'insertion. En 1992 et 1993, il vote contre la réforme de la Constitution permettant la ratification du traité de Maastricht et contre la réforme de la sécurité sociale et des régimes de retraite.

En 1995, âgé de 70 ans, Jean Garcia décide de ne pas se représenter pour un nouveau mandat sénatorial. Retiré de la vie politique, il décède en 2012.

Elu le 25 septembre 1977
Réélu le 28 septembre 1986
Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
Membre du Groupe Communiste
Membre de la délégation pour l'Union européenne

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Jean GARCIA

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