Lundi 11 mai 2026

- Présidence de M. Philippe Mouiller, président -

La réunion est ouverte à 13 h 35.

Projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales - Examen des amendements au texte de la commission mixte paritaire

M. Philippe Mouiller, président. - La séance publique de ce jour commencera à 15 heures par l'examen des conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Nos rapporteurs, Frédérique Puissat et Olivier Henno, proposent de déposer cinq amendements sur ce texte qui ne portent que des coordinations.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DES RAPPORTEURS

Article 9 undecies

L'amendement de coordination n°  1 est adopté.

Article 15 ter

L'amendement de coordination n°  2 est adopté.

Article 16

L'amendement de coordination n°  3 est adopté.

Article 20 ter

L'amendement de coordination n°  4 est adopté.

Article 23 ter

L'amendement de coordination n°  5 est adopté.

TABLEAU DES SORTS

Auteur

Objet

Sort de l'amendement

Article 9 undecies

Mme PUISSAT

1

Coordination

Adopté

Article 15 ter

Mme PUISSAT

2

Coordination

Adopté

Article 16

Mme PUISSAT

3

Coordination

Adopté

Article 20 ter

Mme PUISSAT

4

Coordination

Adopté

Article 23 ter

Mme PUISSAT

5

Coordination

Adopté

Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture) - Examen des amendements au texte de la commission

M. Philippe Mouiller , président. - Nous en venons à l'examen des amendements aux textes de la commission sur la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs, et la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir, qui seront examinées, en deuxième lecture, en séance publique dès cet après-midi.

Sur le premier texte, douze amendements ont été déposés. Concernant le second, 727 amendements ont été déposés et 650 amendements restent à examiner. Vous trouverez sur l'application Demeter un tableau retraçant les propositions d'avis.

Nous commençons par l'examen des amendements relatifs à la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION

Article 1er

Mme Jocelyne Guidez, rapporteure. - Sur l'amendement no  2, l'avis est défavorable, la commission souhaitant pouvoir aboutir à un vote conforme.

Par ailleurs, sur le fond, cet amendement tend à préciser que la prise en charge est globale « et personnalisée ». Or le texte prévoit déjà que les soins palliatifs et l'accompagnement sont « adaptés » à la situation de la personne. L'amendement est donc satisfait.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 2.

Article 4

Mme Florence Lassarade, rapporteure. - Les amendements nos  3, 5 et 9 visent à rétablir le droit opposable aux soins palliatifs par la voie d'un recours contentieux. L'avis est défavorable, car ils sont contraires à la position de la commission.

La commission émet un avis défavorable aux amendements nos 3, 5 et 9.

Article 7

Mme Florence Lassarade, rapporteure. - L'amendement no  10 tend à préciser que les maisons d'accompagnement doivent être déployées dans l'ensemble des départements. L'instance de gouvernance de la stratégie décennale aura pour rôle de suivre le bon déploiement de cette nouvelle offre d'accompagnement. Avis défavorable.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 10.

Mme Florence Lassarade, rapporteure. - L'amendement no  11 rectifié vise à intégrer les structures intervenant dans le cadre de dispositifs innovants au sein du cadre budgétaire de la stratégie décennale. Toutefois, celle-ci n'ayant pas, je le rappelle, de portée contraignante, de telles précisions apparaissent dispensables. Avis défavorable.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 11 rectifié.

Mme Florence Lassarade, rapporteure. - L'amendement no  12 rectifié présente un objet très similaire au précédent. Pour les mêmes raisons, l'avis est défavorable.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 12 rectifié.

Article 10

Mme Jocelyne Guidez, rapporteure. - L'amendement no  8 prévoit de recalibrer une disposition de l'article 10, qui prévoit la formation des intervenants de certains établissements et services médico-sociaux à l'accompagnement des personnes en situation de handicap et des mineurs. Elle vise en effet certaines structures pour lesquelles il n'est pas pertinent d'imposer une formation à l'accompagnement des mineurs.

La remarque est pertinente, mais elle relève davantage d'une coordination : afin de ne pas mettre en péril l'objectif du vote conforme, nous estimons qu'il est préférable d'opérer cette modification par le biais d'un prochain véhicule législatif. Avis défavorable.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 8.

Mme Jocelyne Guidez, rapporteure. - L'amendement no  7 prévoit d'ouvrir au secteur privé lucratif la gestion des maisons d'accompagnement et de soins palliatifs. Comme nous l'avons déjà indiqué, il nous semble préférable, dans un premier temps, de limiter leur gestion au secteur public et associatif. Avis défavorable.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 7.

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

TABLEAU DES AVIS

Auteur

Objet

Avis de la commission

Article 1er

Mme SILVANI

2

Prise en charge personnalisée du patient

Défavorable

Article 4

Mme SILVANI

3

Rétablissement d'un droit opposable aux soins palliatifs devant le juge

Défavorable

M. FICHET

5

Rétablissement d'un droit opposable aux soins palliatifs devant le juge

Défavorable

Mme SOUYRIS

9

Rétablissement d'un droit opposable aux soins palliatifs devant le juge

Défavorable

Article 7

Mme SOUYRIS

10

Déploiement territorial des maisons d'accompagnement et de soins palliatifs

Défavorable

Mme AESCHLIMANN

11 rect.

Intégration des structures intervenant dans le cadre de dispositifs innovants dans le périmètre budgétaire de la stratégie décennale

Défavorable

Mme AESCHLIMANN

12 rect.

Intégration des dispositifs innovants dans le périmètre budgétaire de la stratégie décennale

Défavorable

Article 10

Mme BOURCIER

8

Précision relative à la formation des équipes intervenant au sein des ESMS

Défavorable

M. GRAND

7 rect.

Ouverture de la gestion des maisons d'accompagnement et de soins palliatifs au secteur privé lucratif

Défavorable

Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture) - Examen des amendements au texte de la commission

M. Philippe Mouiller, président. - Nous en venons à l'examen des amendements au texte de la commission sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DES RAPPORTEURS

Article 12

L'amendement rédactionnel n°  729 est adopté.

Article 13

L'amendement rédactionnel n°  730 est adopté.

Article 15

L'amendement rédactionnel n°  731 est adopté.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION

Mme Christine Bonfanti-Dossat, rapporteur. - En deuxième lecture, 727 amendements et un sous-amendement ont été déposés, à ce stade, sur cette proposition de loi. Après déduction des amendements déclarés irrecevables par le président de la commission des finances au titre de l'article 40 de la Constitution, et de ceux qui ont été retirés avant la séance par leurs auteurs, 650 amendements restent à examiner.

Au stade de la deuxième lecture, le périmètre de la recevabilité des amendements s'apprécie plus strictement qu'en première lecture, puisque ceux-ci doivent désormais présenter un lien direct avec l'une des dispositions du texte restant en discussion, et non plus seulement un lien même indirect avec le texte déposé ou transmis. En conséquence de cette règle, nous proposons de déclarer 28 amendements irrecevables sur le fondement de l'article 45 de la Constitution et de l'article 44 bis du Règlement du Sénat. Huit amendements nous paraissent également irrecevables sur le fondement de l'article 41 de la Constitution, en ce qu'ils constituent une injonction au Gouvernement ou ne relèvent pas du domaine de la loi. Au terme de l'application de ces règles, ce sont finalement 614 amendements sur lesquels nous sommes amenés à nous prononcer.

M. Alain Milon, rapporteur. - Compte tenu de ce volume important et dans un souci de clarté, nous souhaitons partager les grandes lignes qui ont présidé à nos arbitrages lors de l'examen de ces amendements.

En premier lieu, nous vous proposerons sans surprise des avis défavorables à l'ensemble des amendements qui soit suppriment les articles du texte, soit écrasent tout ou partie du texte adopté par notre commission. Le plus souvent, ces amendements visent à rétablir les versions des articles adoptées par l'Assemblée nationale en première ou en deuxième lecture, sachant que les différences entre les deux textes sont assez marginales. C'est notamment le cas aux articles 2, 3 et 4 de la proposition de loi, respectivement relatifs à la définition du cadre général de mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir, à l'absence de devoir d'information des médecins à l'égard de leurs patients et, enfin, aux critères requis pour que puisse être pratiquée une assistance médicale à mourir.

Plus largement, nous vous proposerons de réserver un avis défavorable à tous les amendements qui visent à assouplir les conditions d'autorisation et de mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir, parfois même au-delà du texte adopté par les députés.

En effet, nous avons défini une ligne de crête étroite que nous défendrons en séance, et qui consiste en une ouverture prudente et maîtrisée d'un dispositif d'assistance médicale à mourir pour les personnes dont l'échéance du pronostic vital est proche : nous tiendrons donc cette position, et c'est la raison qui nous conduit à proposer de nombreux avis défavorables.

Les mêmes projets d'avis défavorable sont réservés aux amendements ayant pour effet, à l'inverse, de resserrer excessivement la portée de l'assistance médicale à mourir, jusqu'à faire perdre tout caractère effectif au dispositif que notre commission entend porter dans l'hémicycle. L'adoption de ces amendements déformerait trop substantiellement l'équilibre auquel nous sommes parvenus avec le texte issu des travaux de la commission.

En deuxième lieu, nous proposons de réserver 24 avis favorables, parfois sous réserve de rectification, aux amendements tendant à renforcer le texte de notre commission sans le dénaturer. C'est le cas notamment de l'amendement n°  657 de notre collègue Laurent Burgoa, qui vise à sécuriser les critères de l'assistance médicale à mourir pour une durée de quatre ans.

Nous proposerons par ailleurs un avis de sagesse sur six amendements et souhaitons recueillir l'avis du Gouvernement sur huit amendements portant sur des questions techniques qui ne modifient pas les équilibres essentiels de notre texte, par exemple les modalités d'hébergement des données renseignées dans le système d'information créé par la proposition de loi.

Enfin, un certain nombre d'amendements sont déjà satisfaits par le texte de commission - l'avis proposé est alors une demande de retrait.

Mme Christine Bonfanti-Dossat, rapporteur. - Venons-en à présent à l'examen des amendements déposés article par article.

À l'article 2, outre les amendements de suppression et de rétablissement de la rédaction votée par les députés, divers amendements tendent à proposer des modifications substantielles du dispositif adopté par la commission. Certains ont ainsi pour objet de supprimer la possibilité qu'un médecin ou un infirmier puisse administrer la substance létale à la personne. Or cette possibilité est nécessaire dans le dispositif que nous défendons : parce que nous le réservons aux derniers jours de vie, les personnes se trouveront probablement dans un état de fragilité tel qu'il leur sera bien souvent impossible de s'auto-administrer la substance. À l'inverse, il ne nous paraît pas davantage souhaitable de laisser au libre choix de la personne les modalités d'injection de la substance létale : nous défendrons donc le fait qu'un soignant ne puisse administrer la substance qu'en cas d'incapacité de la personne à le faire elle-même.

Plusieurs amendements portent par ailleurs sur le principe d'irresponsabilité pénale des professionnels de santé agissant dans le cadre d'une assistance médicale à mourir : certains visent à le supprimer, au motif qu'il interdirait de rechercher la responsabilité d'un soignant en cas de manquement aux exigences légales ou à ses obligations déontologiques ; d'autres prévoient d'en renforcer les contours et les limites pour rappeler que ce principe ne vaut que pour autant que les prescriptions légales soient bien respectées. Or l'irresponsabilité pénale des soignants qui résulte de l'autorisation conférée par la loi est indispensable, sauf à ce qu'ils encourent systématiquement la qualification d'homicide pour les actes qu'ils seraient appelés à accomplir. C'est pourquoi nous sommes défavorables à ces amendements. Concernant les limites du principe, il est clair qu'il n'interdit pas, en droit, de rechercher la responsabilité des auteurs d'un acte qui ne respecterait pas parfaitement le cadre légal.

M. Alain Milon, rapporteur. - À l'article 3, plusieurs amendements visent à interdire la diffusion d'informations sur l'assistance médicale à mourir, notamment par le biais de brochures ou de documents écrits que pourraient remettre les professionnels de santé aux patients. Si nous avons veillé à interdire la publicité et la promotion de l'assistance médicale à mourir, il nous paraît essentiel de préserver la libre expression et la libre information du patient par un médecin, qui décide souverainement de la délivrance ou non d'informations sur l'assistance médicale à mourir. En l'état, le texte est suffisamment équilibré et prudent pour éviter les dérives dans le recours à l'assistance médicale à mourir.

Plusieurs amendements visent également à subordonner la délivrance d'informations sur l'assistance médicale à mourir à celle d'autres informations portant sur les soins palliatifs et l'ensemble des soins d'accompagnement de la fin de vie. Toutefois, ces exigences sont déjà pleinement satisfaites à l'article 5 de la proposition de loi.

Mme Christine Bonfanti-Dossat, rapporteur. - L'article 4 concentre de nombreux amendements de rétablissement de tout ou partie du texte de l'Assemblée nationale, avec des variantes visant à en assouplir certains critères. Plusieurs de ces amendements prévoient que la volonté libre et éclairée de la personne puisse être exprimée, y compris par l'intermédiaire des directives anticipées, pour rendre admissibles à l'assistance médicale à mourir des personnes souffrant d'une pathologie neurodégénérative telle que la maladie d'Alzheimer. Les contours du texte excluent aujourd'hui clairement ces personnes du champ de l'assistance médicale à mourir : c'est une ligne rouge sur laquelle nous ne pouvons pas transiger.

D'autres amendements visent au contraire à restreindre davantage le périmètre de l'assistance médicale à mourir, en ce qu'ils proposent, par exemple, d'en exclure les personnes placées sous mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne, ou celles qui souffrent d'une pathologie psychiatrique. Or il ne nous semble pas pertinent d'exclure par principe l'ensemble de ces personnes. S'agissant des personnes sous mesure de protection juridique, il faut d'abord relever que le droit a évolué pour garantir de plus en plus d'autonomie aux majeurs protégés et qu'il existe une gradation dans les mesures de protection. Le texte prévoit de nombreuses dispositions spécifiques à ces personnes, qui garantissent la protection de leur vulnérabilité, autant que le respect de leur libre volonté. Quant aux personnes souffrant d'une pathologie psychiatrique, beaucoup vivent avec des pathologies tout à fait stabilisées qui n'altèrent pas leurs facultés cognitives ou intellectuelles. Là encore, nous estimons que les dispositions de l'article 6, qui complètent et sécurisent la condition relative à l'expression d'une volonté libre et éclairée, garantissent un équilibre satisfaisant, puisque, pour mémoire, elles prévoient que la personne dont le discernement ou les facultés cognitives sont gravement altérés ne peut être reconnue comme manifestant une volonté libre et éclairée. Nous jugeons donc que la préoccupation des auteurs de ces amendements est satisfaite par le texte de la commission.

Plusieurs amendements portent enfin sur l'échéance maximale au terme de laquelle le pronostic vital raisonnablement prévisible des personnes devrait être engagé. Certains prévoient une échéance de six mois, d'autres de douze mois. S'ils visent à répondre aux critiques les plus graves faites au texte de l'Assemblée nationale qui n'encadre aucunement la notion de « pronostic vital engagé », ces amendements assouplissent considérablement les conditions fixées par le texte de notre commission, et nous y réserverons donc des avis défavorables.

S'agissant enfin des amendements tendant à ajouter une condition relative à une prise en charge palliative préalable, celle-ci eût été utile dans un dispositif ouvert, tel que celui qui a été adopté par les députés, mais elle n'aurait que peu de sens dans le format de l'assistance médicale à mourir réservée aux seules personnes dont le décès est attendu à brève échéance. C'est pourquoi, là encore, nous vous proposerons des avis défavorables.

M. Alain Milon, rapporteur. - Concernant la procédure d'assistance médicale à mourir, nous proposons d'émettre systématiquement des avis défavorables ou des demandes de retrait sur les amendements qui visent à instituer des garanties supplémentaires ayant pour effet d'allonger la durée de la procédure. De tels amendements sont, en effet, incompatibles avec l'assistance médicale à mourir que nous défendons, réservée aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme. Certains d'entre eux auraient toutefois constitué des pistes prometteuses si les critères avaient été plus larges : il en va ainsi de l'instauration de consultations supplémentaires, de l'allongement des délais d'instruction ou de réflexion, ou de la mise en place d'un contrôle a priori sur les demandes.

Pour entrer plus dans le détail, à l'article 5, nous avons adopté une approche favorable au resserrement des critères que doivent remplir les médecins pour recevoir des demandes d'assistance médicale à mourir. Trois avis favorables sont accordés, pour faire obligation au médecin sollicité de ne pas entretenir avec le demandeur de lien susceptible d'altérer son indépendance, d'être inscrit au tableau de l'ordre et dûment formé. Il s'agit là de garanties éthiques concourant à la qualité de l'instruction des demandes. Nous défendrons l'équilibre trouvé par la commission sur la question du suivi préalable du demandeur.

Une série d'amendements fait figurer dans le texte l'obligation pour le médecin sollicité d'interroger le patient sur sa situation personnelle, financière ou professionnelle. Bien que sensibles à cette idée, nous nous y opposons dans la mesure où une assistance médicale à mourir dictée par la nécessité ou par des pressions familiales ne relèverait pas de l'expression de la volonté libre et éclairée du patient et serait donc, à ce titre, proscrite par le texte de la commission.

Enfin, nous défendrons le maintien en l'état des obligations d'information lors de la consultation de demande d'assistance médicale à mourir, l'essentiel des amendements sur le sujet étant soit satisfaits, soit incompatibles avec l'assistance médicale à mourir.

Mme Christine Bonfanti-Dossat, rapporteur. - Pour la procédure d'examen de l'éligibilité du patient définie à l'article 6, il nous semble particulièrement opportun de vous offrir un éclairage sur nos arbitrages concernant trois sujets.

D'abord, concernant le collège pluriprofessionnel, nous estimons que sa composition ne peut guère faire l'objet d'un élargissement obligatoire généralisé compte tenu des délais dans lesquels devra se tenir l'instruction des demandes. Il ne paraît pas davantage possible de rendre obligatoire la consultation du demandeur par certains de ses membres. Toutefois, nous avons rendu des avis favorables à un amendement prévoyant l'invitation systématique - mais non pas la participation - du médecin traitant à la réunion du collège, ainsi qu'à un amendement prévoyant l'association obligatoire, le cas échéant, d'un médecin spécialiste des majeurs protégés. Il s'agit là d'une nécessité pour que la spécificité de ces demandeurs soit adéquatement prise en compte dans la détermination de leur éligibilité à l'assistance médicale à mourir. En revanche, nous sommes défavorables à la participation au collège, dont la vocation est médicale, de toute personne n'intervenant pas directement dans le parcours de soins du demandeur. Il en va ainsi de la personne chargée de la mesure de protection, des proches ou du directeur d'établissement.

Ensuite, concernant les modalités de décision sur la possibilité de pratiquer une assistance médicale à mourir, de nombreux amendements visent à transférer du médecin instructeur au collège la responsabilité de cette décision. Nous comprenons l'idée de ne pas faire peser un choix aussi lourd sur les épaules d'un seul professionnel. Toutefois, il est souhaitable de maintenir une homologie entre les différentes procédures collégiales de fin de vie, qui prévoient toutes une décision individuelle. Le collège a vocation à éclairer la prise de décision, et non à se substituer au décideur. Nous serions, dans l'esprit, plus favorables à un contrôle a priori sur la base d'un filtre du médecin instructeur, mais celui-ci est incompatible avec l'échéance du pronostic vital du patient. À défaut, nous proposerons un avis favorable sous réserve de rectification à un amendement de Mme Muller-Bronn prévoyant l'audit systématique des professionnels dont le taux d'octroi des demandes d'assistance médicale à mourir est atypique.

Enfin, un certain nombre d'amendements visent à rendre inéligible à l'assistance médicale à mourir toute personne dont le discernement est altéré. Cela viderait de sa substance le dispositif, puisque tous les patients éligibles à l'assistance médicale à mourir souffrent de douleurs sévères et reçoivent à ce titre des analgésiques altérant légèrement le discernement. Nous sommes donc défavorables à ces amendements.

S'agissant ensuite des articles définissant les modalités de préparation, de délivrance, de transport et d'administration de la substance létale, nous avons émis des avis défavorables à l'ensemble des amendements prévoyant une alternative au cadre juridique appliqué aux médicaments psychotropes et substances dangereuses, qui a vocation à s'appliquer en l'espèce. Ce cadre a prouvé son efficacité sous le contrôle conjoint de la police, des agences régionales de santé et de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), toutes habilitées à accéder aux données afférentes à leur circulation. Nous avons néanmoins émis un avis favorable à deux amendements de Mme Chain-Larché et de M. Leroy visant à encadrer la durée de détention autorisée de la substance létale par un professionnel de santé, à condition d'élargir ce délai afin qu'il soit compatible avec les fermetures de pharmacies les week-ends.

M. Alain Milon, rapporteur. - Concernant la clause de conscience, instituée à l'article 14, deux thèmes principaux émergent des amendements.

Sur la clause de conscience individuelle, nous avons veillé à tenir la ligne que nous avons défendue devant la commission. Nous estimons que doivent pouvoir s'en prévaloir, quel que soit leur statut, l'ensemble des professionnels amenés à participer directement à la procédure, c'est-à-dire à recevoir la demande, se prononcer sur l'éligibilité, fabriquer et dispenser la substance létale ou accompagner son administration. Nous proposons donc des avis défavorables sur les amendements revenant sur la clause de conscience des pharmaciens ou des non-professionnels de santé conviés à la réunion du collège pluriprofessionnel.

A contrario, nous ne jugeons pas opportun d'ouvrir le bénéfice de la clause de conscience à des professionnels ne présentant qu'un rôle d'observation, comme les officiers de police judiciaire, ou n'étant pas amenés par la proposition de loi à participer, de quelque façon que ce soit, à la procédure, comme les aumôniers.

Nous proposons de nous en remettre à l'avis du Gouvernement sur la question, sensible, de la possibilité pour les étudiants et internes d'invoquer la clause de conscience. Celle-ci ne figure pas explicitement dans le texte, mais semble s'en déduire.

Sur la clause de conscience collective, nous proposons d'accorder un avis favorable à un amendement de M. Henno, qui tend à proposer une réécriture plus sûre juridiquement, tout en maintenant la possibilité, pour les seuls établissements dont le projet d'établissement le justifie, d'invoquer une clause de conscience collective.

Certains amendements visent à modifier le champ de la clause de conscience collective : nous ne sommes pas favorables à son extension vers les établissements publics, pour conserver un maillage territorial suffisant et assurer la possibilité pour chaque patient qui y serait déclaré éligible de recevoir l'assistance médicale à mourir.

En règle générale, nous proposons des demandes de retrait ou des avis défavorables sur l'ensemble des amendements interdisant les mesures défavorables en cas d'invocation de la clause de conscience : nul ne saurait sanctionner un organisme ou un professionnel pour avoir fait usage des droits qui lui sont légalement garantis. Le même sort est réservé aux amendements souhaitant renforcer les garanties associées à la clause de conscience mais se déduisant déjà du texte de commission, comme la possibilité de l'exercer à tout moment.

Enfin, nous sommes défavorables aux amendements qui reviennent sur l'obligation d'information et d'orientation des patients par les professionnels ou établissements objecteurs, celle-ci constituant un corollaire nécessaire à l'équilibre de la clause de conscience et figurant d'ailleurs déjà dans celle prévue pour l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Mme Christine Bonfanti-Dossat, rapporteur. - À l'article 15, nombre d'amendements déposés tendent à faire évoluer le rôle de la commission de contrôle et d'évaluation. Certains prévoient qu'elle puisse se constituer partie civile dans des procédures pénales, qu'elle dispose d'un pouvoir d'enquête et d'inspection en cas d'atypie constatée dans les pratiques d'assistance médicale à mourir, ou encore qu'elle soit tenue d'instruire tout signalement qui lui serait adressé. De façon générale, nous avons considéré prudent de centrer la commission sur ses missions de contrôle objectif et a posteriori des procédures, ainsi que d'évaluation des conditions de mise en oeuvre de la loi, sans empiéter sur le rôle d'autres institutions, à la fois pour ne pas complexifier le paysage des autorités compétentes dans le champ de l'inspection ou de l'enquête, et dans un souci de neutralité et d'indépendance de la commission. Celle-ci pourra saisir les chambres disciplinaires des ordres professionnels compétents ou signaler tout manquement constaté au procureur de la République, mais ne disposera pas d'un pouvoir d'action direct.

Concernant les amendements portant sur les conditions de désignation des membres de la commission, nous avons été attentifs à garantir une composition pluridisciplinaire et neutre, sans contrainte excessive au niveau de la loi.

Nous avons enfin fait le choix, à l'article 17, de maintenir la suppression des délits d'entrave et d'incitation pour les raisons que nous avons précédemment exposées en commission et dans notre rapport. Nous avons également émis des avis défavorables aux amendements visant à créer des sanctions ad hoc aux manquements procéduraux. Ce choix se justifie par l'étendue des infractions pénales incriminant l'atteinte à la vie, qui vont de l'assassinat à l'homicide, en passant par la provocation au suicide ou encore l'abus de faiblesse, dont les sanctions apparaissent plus répressives que celles qui résultent des amendements déposés. Il nous apparaît préférable de laisser à l'autorité judiciaire le libre choix de la qualification pénale afin de ne pas amoindrir la répression et de s'ajuster au mieux aux situations rencontrées.

Enfin, nous nous en remettons à la sagesse du Sénat pour choisir d'exclure éventuellement certaines collectivités ultra-marines du dispositif d'habilitation à légiférer par ordonnance visant à y appliquer l'assistance médicale à mourir.

Comme l'a indiqué le président, vous trouverez l'ensemble de ces avis sous la forme de tableau récapitulatif avant de commencer l'examen de ce texte à forts enjeux sociétaux.

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

TABLEAU DES AVIS

Auteur

Objet

Avis de la commission

Article 1er : Modification de l'intitulé du chapitre ayant vocation à accueillir les dispositions codifiées
relatives au droit à l'aide à mourir

Mme MULLER-BRONN

58 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. MARGUERITTE

484 rect.

Modification de l'intitulé d'un chapitre du code de la santé publique

Défavorable

M. de NICOLAY

696

Modification de l'intitulé d'un chapitre du code de la santé publique

Favorable

M. BAZIN

170 rect.

Non assimilation de l'assistance médicale à mourir à un acte de soin

Demande de retrait

Article 2 : Création d'un droit à l'aide à mourir

M. CHEVROLLIER

79 rect. ter

Suppression d'article

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

118 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. RAVIER

344

Suppression d'article

Défavorable

M. CAPUS

495 rect. bis

Suppression d'article

Défavorable

Mme BOURCIER

725 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. SZPINER

602 rect. ter

Droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme ANTOINE

201 rect.

Rétablissement d'un droit à l'aide à mourir accessible grâce aux directives anticipées

Défavorable

Mme SILVANI

1

Rétablissement du droit à l'aide à mourir

Défavorable

Mme ANTOINE

198 rect.

Rétablissement du droit à l'aide à mourir

Défavorable

Mme de LA GONTRIE

509

Rétablissement du droit à l'aide à mourir

Défavorable

M. IACOVELLI

688 rect.

Rétablissement du droit à l'aide à mourir

Défavorable

M. FIALAIRE

695

Rétablissement du droit à l'aide à mourir

Défavorable

Mme SOUYRIS

574

Rétablissement du droit à l'aide à mourir

Défavorable

M. de NICOLAY

697

Modification d'intitulé de la section 2 bis relative à l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. HENNO

211 rect.

Substitution de l'assistance au suicide à l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CAPUS

497 rect. bis

Substitution des mots suicide et euthanasie à ceux d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme BOURCIER

573 rect.

Modification de l'intitulé de la sous-section 1 relative à l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. MARGUERITTE

456 rect.

Modification de la dénomination de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme MICOULEAU

113

Amendement rédactionnel visant à transformer l'intitulé de l'assistance médicale à mourir en assistance à mourir

Défavorable

M. de LEGGE

538

Énoncé du caractère dérogatoire de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme SILVANI

2

Accessibilité de l'assistance médicale à mourir par l'intermédiaire des directives anticipées

Défavorable

Mme ANTOINE

199 rect.

Accessibilité de l'assistance médicale à mourir par l'intermédiaire des directives anticipées

Défavorable

M. BAZIN

172 rect.

Précision relative à l'exigence de souffrance réfractaire

Défavorable

M. SOL

348

Subordination du recours à l'assistance médicale à mourir à un refus motivé des soins palliatifs

Défavorable

Mme SOUYRIS

576

Possibilité de recourir à l'assistance médicale à mourir par l'intermédiaire des directives anticipées

Défavorable

M. BAZIN

173 rect.

Instauration d'une double prescription conjointe de la substance létale

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

83 rect.

Amendement rédactionnel

Favorable

M. MARGUERITTE

457 rect.

Suppression de la possibilité de recourir à l'euthanasie

Défavorable

M. CAPUS

496 rect. bis

Suppression de la possibilité de recourir à l'euthanasie

Défavorable

Mme SOUYRIS

575

Possibilité de recourir à l'euthanasie ou au suicide assisté

Défavorable

M. RAVIER

347

Exclusion de la possibilité d'administration de la substance létale par un infirmier

Défavorable

M. DUFFOURG

358 rect.

Instauration d'un délai de trente jours entre la demande d'assistance médicale à mourir et la prescription de la substance létale

Défavorable

Mme LAVARDE

662 rect.

Confirmation orale et écrite de la demande d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. HOUPERT

31 rect.

Suppression de la décharge de responsabilité pénale des professionnels de santé agissant dans le cadre d'une procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. RAVIER

306

Suppression de la décharge de responsabilité pénale des professionnels de santé agissant dans le cadre d'une procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de NICOLAY

698

Suppression de la décharge de responsabilité pénale des professionnels de santé agissant dans le cadre d'une procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de LEGGE

304

Amendement rédactionnel

Favorable si rectifié

M. Henri LEROY

435 rect. bis

Encadrement de l'irresponsabilité pénale des professionnels de santé agissant dans le cadre d'une assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme EUSTACHE-BRINIO

119 rect.

Encadrement de l'irresponsabilité pénale des professionnels de santé agissant dans le cadre d'une assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme SOUYRIS

577

Suppression d'alinéa

Défavorable

M. Étienne BLANC

383 rect. bis

Exclusion de l'assistance médicale à mourir des missions du service public hospitalier

Demande de retrait

M. de NICOLAY

699

Non assimilation de l'assistance médicale à mourir à un acte de soin

Demande de retrait

M. de LEGGE

539

Non assimilation de l'assistance médicale à mourir à un acte de soin

Demande de retrait

Mme MULLER-BRONN

59 rect.

Exclusion de l'assistance médicale à mourir du champ des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. SOL

349

Non assimilation de l'assistance médicale à mourir à un acte de soin

Demande de retrait

M. de NICOLAY

700

Interdiction de toute publicité ou promotion de l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme NOËL

8 rect.

Interdiction de la publicité en faveur de l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. de LEGGE

257

Interdiction du don d'organes en cas de recours à l'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme MULLER-BRONN

60 rect.

Interdiction de toute proposition d'assistance médicale à mourir par un professionnel de santé

Demande de retrait

M. de LEGGE

262

Absence d'obligation des professionnels de participer à une assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. CUYPERS

263 rect.

Mention de l'assistance médicale à mourir sur le bulletin de décès et protection des données personnelles

Demande de retrait

M. de NICOLAY

701

Interdiction de recourir à la téléconsultation dans le cadre d'une procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Article 3 : Création d'un droit à l'aide à mourir

M. MARGUERITTE

458 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. SZPINER

603 rect.

Rétablissement du droit à l'information sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme ANTOINE

200 rect.

Rétablissement du droit à l'information sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

511

Rétablissement du droit à l'information sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. FIALAIRE

547

Rétablissement du droit à l'information sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme SOUYRIS

578

Rétablissement du droit à l'information sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. IACOVELLI

689 rect.

Rétablissement du droit à l'information sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de NICOLAY

703

Extension de l'absence d'obligation d'information sur l'assistance médicale à mourir à tout professionnel de santé

Demande de retrait

M. de LEGGE

265

Extension de l'absence d'obligation d'information sur l'assistance médicale à mourir à tout professionnel de santé

Demande de retrait

M. CAPUS

498 rect. bis

Extension de l'absence d'obligation d'information sur l'assistance médicale à mourir à tout professionnel de santé

Demande de retrait

M. de NICOLAY

702

Amendement rédactionnel

Défavorable

M. de NICOLAY

704

Impossibilité de sanctionner un médecin pour défaut d'information sur l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme CHAIN-LARCHÉ

84 rect.

Délivrance de l'information sur l'assistance médicale à mourir subordonnée à l'avis d'un psychiatre

Demande de retrait

M. BAZIN

174 rect.

Interdiction de toute incitation à recourir à l'assistance médicale à mourir par un médecin

Demande de retrait

Mme JOSEPH

202 rect.

Information de la personne sur les dispositifs d'accompagnement et de soins palliatifs

Demande de retrait

M. BRISSON

227 rect.

Information de la personne sur les dispositifs d'accompagnement et de soins palliatifs

Demande de retrait

M. DUFFOURG

359 rect.

Information de la personne sur les dispositifs d'accompagnement et de soins palliatifs

Demande de retrait

M. Étienne BLANC

384 rect. bis

Information sur l'assistance médicale à mourir en cas de pronostic vital engagé à court terme

Défavorable

Mme MICOULEAU

114

Interdiction de communication de supports d'information sur l'assistance médicale à mourir par des professionnels de santé

Demande de retrait

M. CUYPERS

264 rect.

Interdiction de délivrance d'information sur l'assistance médicale à mourir en cas de demande d'un proche

Défavorable

Mme BOURCIER

572 rect.

Orientation de la personne vers une prise en charge psychologique en cas de souffrance psychologique non stabilisée

Demande de retrait

Mme GOY-CHAVENT

635 rect.

Renseignement dans le dossier médical des informations délivrées sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. MARGUERITTE

459 rect.

Interdiction de campagnes d'information grand public sur l'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Chapitre II : Conditions requises pour la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

M. RAVIER

307

Modification de l'intitulé d'un chapitre relatif à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. SZPINER

604 rect.

Modification de l'intitulé d'un chapitre relatif à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme de LA GONTRIE

510

Modification de l'intitulé d'un chapitre relatif à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Article 4 : Conditions d'éligibilité à l'aide à mourir

M. HOUPERT

32 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. CHEVROLLIER

226 rect. ter

Suppression d'article

Défavorable

M. CAPUS

507 rect. bis

Suppression d'article

Défavorable

Mme BOURCIER

564 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. SZPINER

605 rect.

Définition des garanties assurées aux personnes en fin de vie

Défavorable

Mme ANTOINE

297 rect.

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir élargies à la prise en compte des directives anticipées

Défavorable

Mme de LA GONTRIE

512

Assouplissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

Mme ANTOINE

296 rect.

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

Mme SOUYRIS

633

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

Mme SILVANI

3

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

M. IACOVELLI

690 rect.

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

M. JOMIER

543

Rétablissement des critères d'accès à l'aide à mourir en limitant son champ aux cas où le pronostic vital est engagé à douze mois

Défavorable

M. CHASSEING

631 rect.

Précision de la notion de court terme

Défavorable

Mme NOËL

9 rect.

Définition de la souffrance réfractaire

Défavorable

M. DUFFOURG

360 rect.

Définition de la souffrance réfractaire

Défavorable

Mme SOUYRIS

581

Définition de la souffrance réfractaire

Favorable

M. SOL

351

Définition de la souffrance réfractaire

Défavorable

M. MARGUERITTE

485 rect.

Définition de la souffrance réfractaire

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

636 rect.

Définition de la souffrance réfractaire

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

121 rect.

Définition de la souffrance réfractaire

Défavorable

M. FIALAIRE

548

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

M. de LEGGE

258

Condition d'accès préalable garanti aux soins palliatifs

Défavorable

Mme SOUYRIS

579 rect.

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir

Défavorable

M. HENNO

212 rect.

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir en la limitant aux cas dans lesquels le pronostic vital est engagé à six mois

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

61 rect.

Condition relative à un pronostic vital engagé à court terme et à la mise en oeuvre effective de soins palliatifs

Défavorable

M. BRISSON

228 rect.

Condition relative à un pronostic vital engagé à court terme

Défavorable

M. HOUPERT

33 rect.

Rétablissement des conditions d'accès à l'aide à mourir en la limitant aux cas dans lesquels le pronostic vital est engagé à six mois

Défavorable

Mme SOUYRIS

580

Condition d'un pronostic vital engagé à six mois

Défavorable

Mme GARNIER

147 rect.

Condition relative à l'absence de mesure de protection juridique avec représentation à la personne

Défavorable

Mme JOSEPH

203 rect.

Condition relative à l'engagement du pronostic vital attesté par deux médecins

Défavorable

M. BRISSON

229 rect.

Condition relative à l'absence d'affection dégénérative à évolution lente

Défavorable

M. CHEVROLLIER

223 rect. bis

Condition relative à une prise en charge palliative préalable

Défavorable

M. HENNO

213 rect.

Condition relative à une prise en charge palliative préalable

Défavorable

M. CAPUS

491 rect. bis

Condition relative à une prise en charge palliative préalable

Défavorable

M. BAZIN

177 rect.

Condition de résidence stable et régulière en France pendant une durée d'au moins deux ans

Défavorable

Mme NOËL

11 rect.

Condition relative à une prise en charge palliative préalable

Défavorable

Mme DEVÉSA

408

Modification du gage financier de l'article

Défavorable

Mme LAVARDE

664 rect.

Modification du gage financier de l'article

Défavorable

M. MARGUERITTE

460 rect.

Condition relative à l'absence de dépendance économique ou sociale de la personne

Défavorable

M. BRISSON

230 rect.

Condition tenant à l'examen de la personne par trois médecins distincts

Défavorable

M. LÉVRIER

108 rect.

Condition tenant à l'absence de pathologie neurodégénérative entraînant une altération cognitive significative

Demande de retrait

M. LÉVRIER

109 rect.

Condition tenant à l'absence de pathologie psychiatrique

Défavorable

M. CAPUS

492 rect. bis

Condition tenant à l'absence de pathologie psychiatrique

Défavorable

M. RAVIER

346

Condition tenant à l'absence de pathologie psychiatrique

Défavorable

M. RAVIER

308

Exclusion des personnes ayant fait l'objet d'une mesure de protection juridique ou d'une hospitalisation en psychiatrie

Défavorable

M. RAVIER

345

Expression d'une volonté libre et éclairée sans contrainte

Défavorable

Mme ANTOINE

298 rect.

Prise en compte des directives anticipées et de la personne de confiance

Défavorable

M. FIALAIRE

549

Prise en compte des directives anticipées

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

85 rect.

Évaluation de la volonté libre et éclairée par un psychiatre ou un psychologue

Défavorable

Mme LAVARDE

663 rect.

Présomption d'altération de la volonté de la personne

Défavorable

Mme GARNIER

150 rect.

Exclusion des personnes souffrant d'une vulnérabilité cognitive ou de déficience intellectuelle

Demande de retrait

M. Henri LEROY

436 rect.

Exigence relative à la confirmation de la volonté de la personne à trois reprises au moins

Défavorable

M. CUYPERS

266 rect.

Impossibilité d'une demande d'assistance médicale à mourir formulée par les proches ou la personne de confiance

Demande de retrait

M. BRISSON

231 rect.

Impossibilité de formuler une demande d'assistance médicale à mourir dans les directives anticipées

Demande de retrait

M. HOUPERT

34 rect.

Exclusion des personnes en situation de dépendance vis-à-vis d'une personne intéressée au décès

Défavorable

M. LÉVRIER

110 rect.

Exclusion des personnes sous mesure de protection juridique

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

122 rect.

Impossibilité de formuler une nouvelle demande dans les douze mois en cas de rejet

Défavorable

Mme GARNIER

148 rect.

Exclusion des personnes ayant modifié leurs dispositions testamentaires au cours des six derniers mois

Défavorable

M. DUFFOURG

361 rect.

Condition d'affiliation à un régime obligatoire d'assurance maladie

Défavorable

M. Étienne BLANC

385 rect. bis

Exclusion des personnes en situation d'isolement social ou affectif caractérisé

Défavorable

M. MARGUERITTE

461 rect.

Exclusion des personnes en situation de précarité économique caractérisée

Défavorable

M. BAZIN

180 rect.

Renouvellement de l'entretien médical selon l'évolution de la situation économique et familiale de la personne

Défavorable

M. BAZIN

181 rect.

Condition tenant à une évaluation gérontologique préalable

Défavorable

M. Étienne BLANC

386 rect. bis

Encadrement du nombre de demandes examinées par médecin chaque année

Défavorable

M. Henri LEROY

438 rect. bis

Évaluation de l'absence de pression institutionnelle vis-à-vis des personnes résidant en unité de long séjour

Défavorable

M. BAZIN

178 rect.

Obligation de satisfaire l'ensemble des critères fixés par la loi

Défavorable

M. BAZIN

179 rect.

Exigence de vérification réitérée des critères autorisant une assistance médicale à mourir

Défavorable

M. BURGOA

657 rect.

Sécurisation des critères relatifs à l'assistance médicale à mourir pendant une durée de quatre ans

Favorable

Mme NOËL

10

Absence de droit à l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. BAZIN

176 rect.

Vérification des conditions de nationalité et de résidence

Défavorable

M. CAPUS

493 rect. bis

Définition du caractère insupportable d'un symptôme par un décret en Conseil d'État

Défavorable

Chapitre III : Procédure

M. SZPINER

606 rect.

Remplacement de l'intitulé de la division

Demande de retrait

Article 5 : Procédure de demande de l'aide active à mourir

M. CAPUS

502 rect. bis

Suppression de l'encadrement de la demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme BOURCIER

565 rect.

Suppression de l'encadrement de la demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. DAUBET

550

Suppression des apports de la commission et possibilité d'émettre une demande d'aide à mourir par le biais de directives anticipées pour les personnes hors d'état de s'exprimer

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

513

Suppression de certains apports de la commission et des mentions selon lesquelles le médecin s'assure de l'accès effectif du patient à des professionnels de la santé mentale ou aux soins palliatifs

Défavorable

M. FOUASSIN

80 rect. bis

Subordination de la capacité d'un médecin à recevoir une demande d'assistance médicale à mourir à son inscription au tableau de l'ordre

Favorable

M. BRISSON

232 rect.

Absence de relation avec le demandeur susceptible d'altérer l'indépendance du médecin

Favorable si rectifié

M. Étienne BLANC

388 rect. bis

Subordination de la possibilité pour un médecin de recevoir une demande d'assistance médicale à mourir au suivi d'une formation sur l'éthique de la fin de vie

Favorable si rectifié

Mme GOY-CHAVENT

639 rect.

Impossibilité pour un médecin bénéficiant de la succession du demandeur de recevoir sa demande d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme ANTOINE

433 rect.

Possibilité pour un médecin inconnu du patient de recevoir sa demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme SOUYRIS

582

Possibilité pour un médecin inconnu du patient de recevoir sa demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. HOUPERT

35 rect.

Obligation d'intervention directe, lors des six derniers mois, auprès du patient pour le médecin sollicité

Défavorable

M. DUFFOURG

362 rect.

Suppression de la possibilité de recevoir une demande d'assistance médicale à mourir pour un médecin n'intervenant plus dans la prise en charge du patient

Défavorable

Mme NOËL

12 rect.

Suppression de la dérogation à la condition de suivi préalable par le médecin sollicité

Défavorable

M. CUYPERS

267 rect.

Obligation pour le second médecin sollicité de suivre le patient au moins un mois avant toute décision

Défavorable

Mme NOËL

15 rect.

Subordination de la capacité d'un médecin à recevoir une demande d'assistance médicale à mourir à l'absence de sanction disciplinaire lors des cinq dernières années

Avis du Gouvernement

Mme LAVARDE

665 rect.

Conditionnalité de la possibilité de recevoir des demandes d'assistance médicale à mourir à la réalisation d'un stage pratique en unité de soins palliatifs

Défavorable

Mme NOËL

14 rect.

Exigence d'une pluralité d'entretiens avec le médecin avant le déclenchement de la procédure collégiale

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

87 rect.

Compte rendu écrit de la consultation de demande d'assistance médicale à mourir

Favorable

M. CUYPERS

272 rect.

Signature d'un compte rendu de la consultation de demande d'assistance médicale à mourir par le patient

Défavorable

M. RAVIER

310

Établissement sans délai d'un compte rendu signé de la consultation de demande à peine de sanction et de nullité

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

641 rect.

Communication par écrit au patient des informations obligatoires à délivrer lors d'une demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. BAZIN

183 rect.

Interdiction de réaliser une demande d'assistance médicale à mourir lors d'un entretien à distance

Demande de retrait

Mme GOY-CHAVENT

640 rect.

Vérification de l'identité du demandeur

Demande de retrait

Mme GARNIER

152 rect.

Évaluation obligatoire des fonctions cognitives des patients âgés de plus de soixante-quinze ans

Défavorable

Mme DEVÉSA

411

Présentation d'une seule demande par période de douze mois sauf modification substantielle de l'état de santé

Défavorable

M. Étienne BLANC

389 rect. bis

Vérification de l'absence de demande concurrente

Favorable

Mme DEVÉSA

410

Application d'un délai de réflexion de huit jours en cas de sollicitations concomitantes de plusieurs médecins

Défavorable

M. SOL

352

Vérification par le médecin que le demandeur n'est pas exposé à des pressions ou influencé par une situation de dépendance

Demande de retrait

M. MARGUERITTE

462 rect.

Recueil d'informations sur les conditions de vie de la personne lors de la consultation de demande d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme DEVÉSA

412

Investigations sur l'existence de difficultés financières, de conflits familiaux ou de pressions

Demande de retrait

Mme BOURCIER

569 rect.

Vérification de l'absence de motivation tenant à la situation matérielle du patient ou au sentiment d'être un fardeau

Demande de retrait

M. HOUPERT

37 rect.

Interdiction de demander une assistance médicale à mourir moins de six mois après un événement majeur

Défavorable

M. HOUPERT

36 rect.

Impossibilité d'émettre une demande d'assistance médicale à mourir dans les trois mois suivant l'annonce d'un diagnostic engageant le pronostic vital

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

125 rect.

Recherche systématique d'un trouble du développement intellectuel ou d'une déficience intellectuelle lors de l'examen d'une demande d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. Henri LEROY

440 rect. bis

Extension de l'obligation d'information d'une demande d'assistance à mourir formée par un majeur protégé à toutes les personnes chargées d'une mesure de protection juridique

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

124 rect.

Extension de l'obligation du registre renseignant les mesures de protection juridiques à tous les majeurs protégés, quelle que soit la mesure dont ils font l'objet

Défavorable

M. Henri LEROY

441 rect. bis

Suspension de la procédure jusqu'au recueil des observations de la personne chargée de la mesure de protection

Défavorable

Mme GARNIER

153 rect.

Recueil de l'avis de la personne chargée de la mesure de protection avant la décision sur l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. FIALAIRE

551

Possibilité de formuler ou confirmer une demande d'assistance médicale à mourir par des directives anticipées ou par la personne de confiance

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

89 rect.

Fixation de la durée minimale de la consultation préalable à une demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

86 rect.

Mention explicite des traitements conservateurs et palliatifs dans les traitements à évoquer lors de la consultation de demande

Demande de retrait

M. BRISSON

233 rect.

Caractère complet, équilibré et adapté de l'information fournie sur l'état de santé et les perspectives d'évolution de celui-ci

Défavorable

M. RAVIER

309

Communication d'informations sur les structures de soutien psychologique

Défavorable

M. CUYPERS

270 rect.

Obligation d'avoir bénéficié de l'accompagnement et des soins palliatifs pendant au moins trente jours avant toute demande d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme LAVARDE

666 rect.

Proposition de bénéficier d'un accompagnement par une équipe de soins palliatifs pour le demandeur et, à sa demande, ses proches

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

638 rect.

Mise en oeuvre de soins palliatifs sur le demandeur d'une assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme MICOULEAU

115

Mise en oeuvre de soins palliatifs sur le demandeur d'une assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

271 rect.

Précision sur la teneur des soins palliatifs proposés

Demande de retrait

Mme NOËL

16 rect.

Durée minimale d'un mois en soins palliatifs, pour les seuls patients souhaitant y accéder, avant l'instruction de la demande

Demande de retrait

M. BRISSON

235 rect.

Orientation sous huit jours du demandeur qui le souhaite vers une équipe spécialisée dans l'accompagnement et les soins palliatifs

Demande de retrait

Mme SOUYRIS

583

Restriction de l'obligation d'informer le demandeur d'une assistance médicale à mourir sur la sédation profonde et continue jusqu'au décès

Défavorable

Mme LAVARDE

667 rect.

Compte rendu écrit de l'évaluation de la prise en charge palliative

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. DUFFOURG

363 rect.

Information sur la distinction de finalités entre sédation profonde et continue et assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. HENNO

214 rect.

Information sur l'élaboration ou l'actualisation du plan personnalisé d'accompagnement

Défavorable

Mme BOURCIER

568 rect.

Information sur l'élaboration ou l'actualisation du plan personnalisé d'accompagnement

Défavorable

M. Étienne BLANC

387 rect. bis

Soumission du demandeur d'une assistance médicale à mourir à une évaluation par un professionnel de la santé mentale

Défavorable

M. BURGOA

658 rect.

Entretien obligatoire avec un psychiatre ou un psychologue chargé de donner un avis au médecin sollicité

Défavorable

M. de LEGGE

404

Compte rendu écrit de l'évaluation psychologique ou psychiatrique du patient

Demande de retrait

M. CUYPERS

274 rect.

Information sur les dispositifs de soutien psychologique y compris en cas de renoncement

Demande de retrait

M. BAZIN

182 rect.

Information sur le caractère irréversible de l'assistance médicale à mourir, sur son caractère personnel et sur l'impossibilité d'y procéder par procuration

Défavorable

Mme GARNIER

154 rect.

Information sur le droit de s'entretenir avec un représentant d'un culte ou d'une association de bénévoles d'accompagnement de fin de vie

Défavorable

M. BRISSON

236 rect.

Information du médecin traitant du demandeur sauf opposition expresse

Défavorable

M. BRISSON

237 rect.

Subordination de l'éligibilité à l'assistance médicale à mourir à l'absence d'antécédents psychiatriques significatifs récents

Défavorable

Mme NOËL

13 rect.

Suppression du report de l'entrée en vigueur de l'obligation de consulter le registre des personnes protégées

Défavorable

Mme GARNIER

151 rect.

Impossibilité de pratiquer une aide active à mourir sur une personne faisant l'objet d'une mesure de protection juridique

Défavorable

Article 6 : Évaluation de l'éligibilité du demandeur à l'aide à mourir

Mme MULLER-BRONN

62 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

514

Suppression des apports de la commission et introduction d'une décision collégiale

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

515

Suppression des apports de la commission et prise en compte des directives anticipées

Défavorable

M. DAUBET

552

Suppression des apports de la commission et possibilité de recourir à des directives anticipées

Défavorable

M. IACOVELLI

691 rect.

Rétablissement de la version adoptée en deuxième lecture à l'Assemblée nationale

Défavorable

M. JOMIER

544

Suppression de certains apports de la commission, unanimité et collégialité de la décision

Défavorable

M. CUYPERS

276 rect.

Exclusion de toute personne dont le discernement est altéré du champ de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CHASSEING

630 rect.

Exclusion de toute personne dont le discernement paraît altéré du champ de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

642 rect.

Inéligibilité à l'assistance médicale à mourir des patients présentant des capacités cognitives ou intellectuelles inférieures à la moyenne et des patients dont le discernement est altéré, quelle que soit l'ampleur de cette altération

Défavorable

Mme GARNIER

155 rect.

Exclusion de toute personne dont le discernement est altéré du champ de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CAPUS

499 rect. bis

Exclusion de toute personne dont le discernement est altéré du champ de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CAPUS

500 rect. bis

Constatation par un psychiatre de l'altération du discernement et de la réduction des facultés intellectuelles ou cognitives

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

90 rect.

Instruction de la demande par une commission collégiale indépendante du médecin sollicité

Défavorable

M. BAZIN

184 rect.

Instruction des demandes par une commission collégiale à la composition prédéfinie

Défavorable

M. HOUPERT

38 rect.

Ajout d'un membre dans le collège pluriprofessionnel et transfert au collège de la prise de décision

Défavorable

M. FIALAIRE

553

Remplacement de la notion de réunion du collège pluriprofessionnel par celle de réunion de concertation pluridisciplinaire

Défavorable

M. HOUPERT

39 rect.

Examen obligatoire par le médecin spécialiste de la pathologie du demandeur

Défavorable

M. HENNO

215 rect.

Consultation obligatoire du patient par le médecin spécialiste participant à la procédure collégiale

Défavorable

M. FIALAIRE

554

Consultation obligatoire du patient par le médecin spécialiste participant à la procédure collégiale

Défavorable

M. CHASSEING

628 rect.

Consultation obligatoire du patient par le médecin spécialiste participant à la procédure collégiale

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

643 rect.

Consultation obligatoire du patient par le médecin spécialiste participant à la procédure collégiale

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

645 rect.

Subordination de la participation du médecin spécialiste au collège à une expérience préalable de cinq ans dans la spécialité

Défavorable

M. RAVIER

311

Impossibilité pour le médecin participant au collège d'avoir participé à une association militant en faveur d'une aide à mourir lors des dix dernières années

Défavorable

M. HENNO

216 rect.

Participation obligatoire au collège pluriprofessionnel d'un professionnel de la santé mentale examinant le patient

Défavorable

M. FIALAIRE

555

Participation obligatoire d'un psychologue au collège pluriprofessionnel

Défavorable

Mme LAVARDE

668 rect.

Restriction du champ des infirmiers habilités à participer à la procédure collégiale

Défavorable

Mme LAVARDE

671 rect.

Participation obligatoire au collège d'un médecin qualifié en soins palliatifs

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

644 rect.

Impossibilité pour les membres du collège d'entretenir des liens d'intérêt avec le médecin instructeur

Défavorable

Mme LAVARDE

669 rect.

Présence d'un professionnel extérieur à l'établissement dans le collège

Défavorable

Mme LAVARDE

670 rect.

Impossibilité pour un membre de collège de participer à plus de trois procédures collégiales par an avec le même médecin instructeur

Sagesse

M. HOUPERT

40 rect.

Invitation obligatoire au collège de l'ensemble des professionnels impliqués dans le parcours de soins du demandeur

Défavorable

Mme SOUYRIS

587

Subordination de l'invitation de professionnels non obligatoires au collège à l'accord du demandeur

Défavorable

M. CAPUS

501 rect. bis

Invitation obligatoire du médecin traitant à la procédure collégiale

Favorable

M. BRISSON

238 rect.

Invitation obligatoire au collège de l'ensemble des professionnels impliqués dans le parcours de soins du demandeur

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

126 rect.

Invitation obligatoire au collège de l'ensemble des professionnels impliqués dans le parcours de soins du demandeur

Défavorable

Mme DEVÉSA

417

Invitation possible au collège du médecin coordonnateur et du directeur d'établissement pour les patients hébergés en ESMS

Défavorable

M. HOUPERT

41 rect.

Convocation de la personne chargée d'une mesure de protection à la réunion du collège et recueil obligatoire de l'avis d'un médecin qualifié pour les majeurs protégés

Défavorable

Mme DEVÉSA

413

Convocation de la personne chargée d'une mesure de protection à la réunion du collège

Défavorable

M. de LEGGE

268

Recueil obligatoire de l'avis d'un médecin qualifié pour les majeurs protégés

Favorable

Mme DEVÉSA

414

Recueil obligatoire de l'avis d'un médecin qualifié pour les majeurs protégés

Favorable si rectifié

M. Étienne BLANC

390 rect. bis

Recueil systématique de l'avis des proches par le médecin instructeur, sauf opposition motivée du demandeur

Défavorable

Mme SOUYRIS

585

Recueil obligatoire de l'avis des proches et de la personne de confiance

Défavorable

Mme SOUYRIS

584

Prise en compte des directives anticipées dans le cadre de la procédure collégiale

Défavorable

Mme BOURCIER

567 rect.

Consultation obligatoire d'un psychiatre pour les demandeurs se trouvant dans une situation susceptible d'altérer leur discernement

Défavorable

Mme BOURCIER

566 rect.

Délai de quinze jours entre la saisine du collège et sa réunion

Défavorable

M. SOL

353

Impossibilité de tenir la réunion du collège pluriprofessionnel en visioconférence

Défavorable

Mme DEVÉSA

415

Conditionnalité de la tenue de la réunion du collège pluriprofessionnel à distance à un moyen de visioconférence, à l'accord du demandeur et à une justification

Défavorable

M. BRISSON

239 rect.

Sollicitation d'un travailleur social et d'un représentant des associations de patients en cas d'incapacité du demandeur à désigner un proche ou une personne de confiance

Défavorable

M. CUYPERS

278 rect.

Possibilité pour la majorité des membres du collège de suspendre la procédure et de saisir la commission de contrôle et d'évaluation en cas de difficulté particulière

Sagesse

M. Étienne BLANC

391 rect. bis

Saisine obligatoire d'un psychiatre pour un avis liant sur l'aptitude du demandeur à manifester une volonté libre et éclairée

Défavorable

M. BURGOA

659 rect.

Mise en oeuvre d'un contrôle a priori sur les demandes d'assistance médicale à mourir, effectué par les espaces éthiques de réflexion régionale

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

91 rect.

Attribution de la décision aux membres du collège, à la majorité des deux tiers

Défavorable

M. CHASSEING

629 rect.

Attribution de la décision aux membres du collège

Défavorable

Mme SOUYRIS

586

Fixation à quatre jours de la durée maximale de la procédure d'examen de l'éligibilité

Défavorable

M. HENNO

217 rect.

Fixation de la durée maximale de la procédure d'instruction de la demande à 15 jours ouvrés

Défavorable

M. DUFFOURG

367 rect.

Impossibilité d'accorder une aide à mourir en cas d'avis défavorable du collège

Défavorable

Mme LAVARDE

672 rect.

Impossibilité de prescrire la substance létale en cas d'avis défavorable du collège

Défavorable

M. BAZIN

185 rect.

Interdiction de toute intervention d'un outil d'intelligence artificielle ou d'aide à la décision dans l'évaluation de l'éligibilité du demandeur

Défavorable

M. CUYPERS

279 rect. bis

Interdiction de toute intervention d'un outil d'intelligence artificielle ou d'aide à la décision dans l'évaluation de l'éligibilité du demandeur et nullité de la procédure en cas de manquement

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

129 rect.

Mention des divergences au sein du collège dans le compte rendu

Demande de retrait

M. BRISSON

240 rect.

Mention nominative des avis émis dans le compte rendu anonymisé des débats

Défavorable

Mme JOSEPH

204 rect.

Mention des éléments ayant conduit à considérer chacun des critères d'éligibilité comme remplis dans la décision motivée

Favorable si rectifié

M. BAZIN

188 rect.

Exigence d'unanimité au sein du collège pour accorder une demande d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. HOUPERT

43 rect.

Institution d'un délai de réflexion incompressible de quinze jours

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

127 rect.

Allongement du délai de réflexion à huit jours

Défavorable

M. DUFFOURG

365 rect.

Allongement à cinq jours de la durée du délai de réflexion

Défavorable

M. BAZIN

186 rect.

Caractère incompressible du délai de réflexion

Défavorable

M. HENNO

218 rect.

Caractère incompressible du délai de réflexion

Défavorable

M. de LEGGE

259

Caractère incompressible du délai de réflexion

Défavorable

M. DUFFOURG

364 rect.

Caractère incompressible du délai de réflexion

Défavorable

Mme DEVÉSA

416

Subordination de la possibilité d'abréger le délai de réflexion à une décision motivée du collège pluriprofessionnel à la majorité de ses membres

Défavorable

M. DUFFOURG

366 rect.

Subordination de la possibilité d'abréger le délai de réflexion à une décision du collège pluriprofessionnel en ce sens

Défavorable

M. CHASSEING

634 rect.

Nouvelle évaluation du caractère libre et éclairé de la demande lorsque la confirmation intervient plus de sept jours après la notification de l'éligibilité

Défavorable

M. Étienne BLANC

392 rect. bis

Nouvelle vérification des conditions d'éligibilité à l'issue du délai de réflexion

Défavorable

M. BRISSON

241 rect.

Institution d'un nouvel entretien médical préalable à la confirmation

Défavorable

M. FIALAIRE

556

Possibilité de confirmer une administration de la substance létale par des directives anticipées et par la personne de confiance

Défavorable

Mme LAVARDE

673 rect.

Obligation pour le demandeur de bénéficier d'un accompagnement psychologique et palliatif renforcé durant le délai de réflexion

Défavorable

Mme LAVARDE

674 rect.

Suspension du délai de réflexion en cas d'évolution favorable de l'état de santé du patient

Favorable si rectifié

Mme LAVARDE

675 rect.

Information sur la durée prévisible entre l'administration et le décès et sur les éventuelles complications

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

130 rect.

Suspension du délai de réflexion en cas de dégradation significative de l'état psychique de la personne

Défavorable

M. BRISSON

242 rect.

Impossibilité pour le médecin instructeur d'accompagner le patient dans l'administration de la substance létale

Défavorable

M. de LEGGE

405

Possibilité de refuser d'accompagner un patient dans l'administration de la substance létale

Défavorable

M. BAZIN

187 rect.

Interdiction pour des structures privées à but lucratif d'avoir une activité tournée principalement vers l'assistance médicale à mourir

Sagesse

Mme LAVARDE

676 rect.

Impossibilité de transmettre la prescription de la substance létale à la PUI avant confirmation de l'octroi de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

277 rect.

Mention que la substance létale est prescrite dans le cadre d'une assistance médicale à mourir 

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

63 rect.

Audit des instructeurs dont le taux de décisions favorables excède 80 %

Favorable si rectifié

Mme DEVÉSA

418

Limitation du nombre d'assistances médicales à mourir instruites par année civile

Défavorable

Mme LAVARDE

677 rect. bis

Possibilité d'un contrôle a priori de la commission de contrôle et d'évaluation

Défavorable

Mme LAVARDE

678 rect.

Possibilité pour la commission de saisir le juge des référés en cas d'irrégularité manifeste

Défavorable

Article 7 : Préparation, mise à disposition et administration de la substance létale

M. SZPINER

609 rect.

Réécriture de l'article 7 consacrant un droit de la personne à être accompagnée en fin de vie

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. DAUBET

557

Réécriture de l'article 7 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture en allongeant le délai nécessaire au réexamen de la volonté de la personne à six mois au lieu de trois mois suivant la notification de la décision accordant l'aide à mourir

Défavorable

M. JOMIER

545

Réécriture de l'article 7 tel qu'adopté en deuxième lecture par l'Assemblée nationale en supprimant la mention de dispositifs d'accompagnement psychologique des proches

Défavorable

M. HENNO

219 rect.

Amendement de cohérence excluant le recours à l'euthanasie

Défavorable

M. Étienne BLANC

393 rect. bis

Précision du fait que la date d'administration de la substance létale est fixée d'un commun accord entre la personne et le professionnel de santé et qu'elle ne peut être fixée uniquement par ce dernier ou l'établissement

Demande de retrait

Mme LE HOUÉROU

536

Rétablissement des alinéas 3, 4 et 5 de l'article 7 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

Mme SOUYRIS

589

Rétablissement de la rédaction adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture des lieux dans lesquels la substance létale peut être administrée

Défavorable

Mme BOURCIER

570 rect.

Exclusion des établissements de santé et établissements ou services médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées ou handicapées ou atteintes de maladies chroniques, des lieux dans lesquels la substance létale peut être administrée

Défavorable

M. DUFFOURG

368 rect.

Exclusion des unités de soins palliatifs et des unités spécifiques d'accompagnement de fin de vie des lieux dans lesquels la substance létale peut être administrée

Défavorable

M. MARGUERITTE

463 rect.

Précision du fait que la substance létale ne peut être administrée dans les établissements pédiatriques ou consacrés à l'accueil des mineurs

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

92 rect.

Précision du fait que le professionnel de santé accompagnant la personne doit être présent jusqu'au décès de cette dernière lorsque la substance létale est administrée à son domicile

Demande de retrait

M. de LEGGE

260

Précision du fait que l'assistance médicale à mourir ne peut être pratiquée dans les unités de soins palliatifs ou par les équipes mobiles

Défavorable

Mme GARNIER

156 rect.

Précision du fait que la substance létale est par principe administrée dans un établissement de santé ou médico-social, et non au domicile de la personne, sauf opposition expresse de cette dernière

Défavorable

M. CAPUS

503 rect. bis

Interdiction de la présence de personnes mineures lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. CAPUS

508 rect. bis

Interdiction de la présence de personnes mineures de seize ans lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. BAZIN

189 rect.

Interdiction de la présence de personnes susceptibles d'influencer la volonté de la personne demanderesse lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme SOUYRIS

588

Suppression de la précision selon laquelle le directeur de l'établissement peut restreindre le nombre de personnes présentes lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. BRISSON

243 rect.

Interdiction de la présence de personnes bénéficiaires d'une libéralité, d'une assurance-vie ou d'un avantage patrimonial dépendant du décès de la personne lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. de LEGGE

269

Interdiction de la présence de mineurs lors de l'administration de la substance létale, à l'exception des descendants de la personne demanderesse

Défavorable

M. CUYPERS

281 rect.

Précision du fait que la substance létale doit être administrée dans des lieux garantissant l'intimité et la dignité de la personne, à l'exclusion de la voie publique et de lieux accessibles au public

Défavorable

Mme DEVÉSA

419

Précision du fait que le professionnel de santé accompagnant la personne peut surseoir à l'administration de la substance létale s'il constate des éléments susceptibles d'altérer la volonté de la personne ou les conditions d'éligibilité au dispositif d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme EUSTACHE-BRINIO

131 rect.

Interdiction pour le professionnel de santé de se déplacer à plus de 50 kms de son lieu habituel d'exercice pour administrer la substance létale, sauf accord express

Défavorable

Article 8 : Préparation, mise à disposition et administration de la substance létale

M. HOUPERT

44 rect.

Suppression de l'article 8

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

132 rect.

Précision du fait que la personne demanderesse et le professionnel chargé de l'accompagner choisissent la pharmacie d'officine auprès de laquelle ils récupèrent la substance létale

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

516

Suppression de la restriction de l'accès à la substance létale aux seuls pharmaciens titulaires et adjoints dans les pharmacies d'officine

Défavorable

Mme NOËL

17 rect.

Introduction d'une clause de conscience pour les établissements qui refuseraient que leur pharmacie à usage intérieur prépare la substance létale

Défavorable

Mme LAVARDE

679 rect.

Instauration d'une clause de conscience pour les pharmaciens

Demande de retrait

M. HOUPERT

46 rect.

Création d'un droit de refus de délivrer la substance létale dont pourraient se prévaloir les pharmaciens d'officines titulaires et adjoints

Demande de retrait

M. DUFFOURG

369 rect.

Introduction d'une attestation de formation spécifique habilitant les pharmaciens à préparer la substance létale

Défavorable

M. Henri LEROY

442 rect. bis

Obligation de délivrance de la préparation magistrale létale 24 heures maximum avant la date prévue pour l'administration de la substance létale

Favorable si rectifié

M. HOUPERT

47 rect.

Précision du fait que la préparation magistrale létale est conservée dans des conditions précisées par décret en Conseil d'État, et que toute disparition, vol ou usage non autorisé est signalé à l'ARS et au Procureur de la République

Demande de retrait

Mme EUSTACHE-BRINIO

134 rect.

Précision du fait que la préparation magistrale létale est conditionnée dans un emballage scellé comportant des mentions d'avertissement et un numéro de série unique

Demande de retrait

Mme JOSEPH

205 rect.

Précision du fait que l'appropriation personnelle ou détournée d'une préparation magistrale létale est passible des peines sanctionnant l'infraction de cession ou offre illicites de stupéfiants

Défavorable

M. DUFFOURG

370 rect.

Interdiction de la publicité en faveur de la préparation magistrale létale

Demande de retrait

Article 9 : Préparation, mise à disposition et administration de la substance létale

M. HOUPERT

48 rect.

Suppression de l'article 9

Défavorable

M. DAUBET

558

Rétablissement de l'article 9 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en ouvrant l'euthanasie aux personnes capables de s'administrer la substance létale, en assimilant le décès en résultant à une mort naturelle et en reconnaissant l'effectivité des directives anticipées

Défavorable

M. IACOVELLI

692 rect.

Rétablissement de l'article 9 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en ouvrant l'euthanasie aux personnes capables de s'administrer la substance létale, en assimilant le décès en résultant à une mort naturelle et en reconnaissant l'effectivité des directives anticipées

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

517

Rétablissement de l'article 9 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en réécrivant l'obligation du professionnel de santé de demeurer avec la personne jusqu'à son décès et en assimilant ce décès à une mort naturelle

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

518

Rétablissement de l'article 9 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

M. de LEGGE

406

Obligation de vérifier l'identité de la personne avant l'administration de la substance létale

Défavorable

M. HENNO

220 rect.

Amendement de cohérence adaptant le dispositif d'assistance médicale à mourir à l'assistance au suicide

Défavorable

Mme SOUYRIS

594

Ouverture de l'euthanasie aux personnes capables de s'auto-administrer la substance létale

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

65 rect.

Restriction de l'accès à l'euthanasie aux cas d'impossibilité physique avérée de la personne de s'administrer la substance létale, dûment constatée

Demande de retrait

Mme CHAIN-LARCHÉ

93 rect.

Précision du fait que les conditions d'administration de la substance létale garantissent la possibilité pour la personne d'y renoncer

Demande de retrait

Mme MULLER-BRONN

64 rect.

Précision du fait que le professionnel de santé doive s'entretenir seul avec la personne pour vérifier l'absence de pressions, obligation d'en informer le médecin et procureur si elles sont constatées et de suspendre la procédure

Défavorable

M. Henri LEROY

443 rect. bis

Obligation d'informer le directeur de l'établissement de l'existence de pressions lorsqu'elles sont constatées

Défavorable

Mme DEVÉSA

420

Suspension de la procédure en cas de doute sur l'existence de pressions

Demande de retrait

Mme GARNIER

158 rect.

Précision de la vérification de la volonté libre et éclairée de la personne lors d'un échange direct

Demande de retrait

M. DUFFOURG

371 rect.

Obligation pour le professionnel de santé de vérifier l'absence de consommation récente d'alcool, de stupéfiants ou de psychotropes susceptibles d'altérer le discernement

Défavorable

Mme DEVÉSA

422

Précision du fait que l'administration de la substance létale ne peut avoir lieu moins de douze heures suivant la consommation de substances susceptibles d'altérer la lucidité de la personne

Défavorable

Mme LAVARDE

680 rect.

Instauration d'un examen physique et d'un entretien préalables à l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme JOSEPH

206 rect.

Création d'un entretien seul à seul entre la personne demanderesse et le professionnel chargé de l'accompagner afin de vérifier la volonté libre et éclairée de la première

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

136 rect.

Précision du fait que le professionnel de santé s'assure de l'absence d'opposition exprimée par la personne même non verbale avant l'administration de la substance létale

Demande de retrait

M. Henri LEROY

444 rect. bis

Précision du fait que l'administration ne peut être réalisée en cas de doute sur la persistance de la volonté libre et éclairée

Demande de retrait

M. BRISSON

244 rect.

Précision du fait que le constat de pressions est susceptible d'engager la responsabilité civile et pénale de leur auteur

Demande de retrait

Mme SOUYRIS

593

Introduction des directives anticipées et élargissement de l'assistance médicale à mourir aux personnes qui ne sont pas capacité de confirmer leur demande

Défavorable

Mme SOUYRIS

590

Réintroduction de la possibilité de report de l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

519

Suppression de l'ajout d'un officier de police judiciaire lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. FIALAIRE

559

Suppression de l'ajout d'un officier de police judiciaire lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme SOUYRIS

591

Suppression de l'ajout d'un officier de police judiciaire lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. IACOVELLI

694 rect.

Suppression de l'ajout d'un officier de police judiciaire lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme ANTOINE

434 rect.

Suppression de l'ajout d'un officier de police judiciaire lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

135 rect.

Obligation de transmission du procès-verbal dressé par l'officier de police judiciaire au procureur de la République et à la commission de contrôle et d'évaluation

Défavorable

Mme LAVARDE

681 rect.

Précision du fait que l'officier de police judiciaire est tenu de signaler toute irrégularité ou infraction au titre de l'article 40 du code de procédure pénale

Défavorable

M. MARGUERITTE

466 rect.

Possibilité pour toute personne présente lors de l'administration de la substance létale de solliciter la suspension de cet acte

Défavorable

M. CUYPERS

282 rect.

Présence d'un médecin légiste lors de l'administration de la substance létale

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

94 rect.

Restriction de la présence d'un officier de police judiciaire pour les seuls majeurs protégés

Défavorable

M. HOUPERT

49 rect.

Précision du fait que le certificat de décès mentionne que le décès résulte de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme SOUYRIS

592

Assimilation du décès résultant de l'assistance médicale à mourir à une mort naturelle

Défavorable

Mme DEVÉSA

421

Précision du fait que le certificat de décès est consultable par les autorités sanitaires et judiciaires compétentes, mais non par les compagnies d'assurance, employeurs ou tiers privés

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

95 rect.

Obligation de rapporter la substance létale non ou partiellement utilisée à la pharmacie d'officine dans un délai maximal de 24 heures

Favorable si rectifié

M. Étienne BLANC

394 rect. bis

Précision du fait que la substance létale non ou partiellement utilisée est placée sous scellé, et transportée dans des conditions en garantissant l'inviolabilité après établissement d'un procès-verbal signé du professionnel de santé et du pharmacien

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

66 rect.

Précision du fait que le retour de la substance létale soit acté par un récépissé signé du pharmacien

Demande de retrait

Mme GOY-CHAVENT

646 rect.

Précision du fait que le retour de la préparation non autorisée fait l'objet d'une justification croisée par deux pharmaciens distincts

Défavorable

Mme NOËL

18 rect.

Précision du fait que tout incident survenu au cours de l'administration de la substance létale fait l'objet d'un signalement à l'ANSM et à la commission de contrôle

Défavorable

M. BAZIN

190 rect.

Précision du fait que tout incident ou échec d'administration fait l'objet d'une analyse approfondie par la commission de contrôle

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

647 rect.

Information systématique des proches de la possibilité de bénéficier d'un accompagnement psychologique postérieur à l'administration de la substance létale

Demande de retrait

Article 10 : Fin de la procédure d'aide à mourir

Mme MULLER-BRONN

67 rect.

Suppression de l'article 10

Défavorable

M. SZPINER

612 rect.

Réécriture de l'article 10 pour préciser les conditions de mise en oeuvre de la sédation profonde et continue

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme LE HOUÉROU

520

Rétablissement de l'aide à mourir en substitution de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. BURGOA

660 rect.

Amendement de coordination rédactionnelle à l'instauration d'un contrôle a priori

Défavorable

Mme SOUYRIS

595

Précision du fait que seules les pressions avérées puissent justifier qu'il soit mis fin à la procédure

Défavorable

M. HOUPERT

50 rect.

Précision du fait que la renonciation ne peut pas être rétractée

Demande de retrait

M. MARGUERITTE

467 rect.

Précision du fait que le renoncement n'est soumis à aucune condition de forme

Défavorable

Mme GARNIER

159 rect.

Précision du fait que le médecin qui met fin à la procédure doit communiquer sa décision à la commission de contrôle et à la personne chargée d'une mesure de protection, quelle qu'elle soit

Défavorable

M. Henri LEROY

445 rect. bis

Précision du fait qu'il est mis fin à la procédure en cas de dégradation signification de l'aptitude de la personne à manifester sa volonté

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

137 rect.

Précision du fait que le médecin met fin à la procédure en cas de doute sur la persistance de la volonté

Demande de retrait

Mme JOSEPH

207 rect.

Précision du fait que lorsqu'il est mis fin à la procédure à cause de pressions, l'identité des auteurs est communiquée au procureur de la République et une enquête est diligentée

Défavorable

M. Étienne BLANC

396 rect. bis

Précision du fait que le refus peut être non verbal

Défavorable

Mme DEVÉSA

423

Précision du fait que le doute sur l'expression de la volonté vaut refus

Demande de retrait

M. MARGUERITTE

468 rect.

Introduction d'une nouvelle condition de clôture de la procédure si la personne ne bénéficie pas de soins palliatifs

Défavorable

M. DUFFOURG

373 rect.

Introduction d'un délai de carence de douze mois au-delà duquel il ne peut pas être formulé de nouvelle demande

Défavorable

M. Étienne BLANC

395 rect. bis

Précision du fait qu'une nouvelle demande ne peut être formulée auprès du même médecin ni que le même collège pluriprofessionnel soit amené à statuer

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

648 rect.

Introduction d'un délai de carence de six mois avant toute nouvelle demande lorsqu'il est mis fin à la procédure

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

96 rect.

Précision du fait que le décès survenant après le constat de pressions et la fin de la procédure fait l'objet d'un signalement au procureur de la République

Défavorable

Article 11 : Création d'un traitement de données relatif aux procédures d'aide à mourir

Mme MULLER-BRONN

68 rect.

Suppression d'article

Défavorable

M. SZPINER

613 rect.

Élaboration d'un rapport public annuel sur les pratiques de fin de vie

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. SOL

355

Définition des informations figurant dans le système d'information par décret en Conseil d'État

Avis du Gouvernement

Mme LE HOUÉROU

521

Conditions d'enregistrement de leurs actes par les professionnels de santé à des fins de traçabilité

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

138 rect.

Exigence d'hébergement des données sur une plateforme numérique française

Avis du Gouvernement

Mme CHAIN-LARCHÉ

97 rect.

Précision de la liste minimale des informations devant figurer dans le système d'information

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

98 rect.

Exigences de sécurité relatives au système d'information

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

99 rect.

Exigence d'un prestataire public pour l'hébergement du système d'information

Avis du Gouvernement

M. DUFFOURG

374 rect.

Exigence d'un prestataire public pour l'hébergement du système d'information

Avis du Gouvernement

M. de LEGGE

273

Définition de la liste des informations devant figurer dans le système d'information

Défavorable

M. Henri LEROY

446 rect. bis

Définition de la liste des informations devant figurer dans le système d'information

Demande de retrait

Mme MULLER-BRONN

69 rect.

Définition de la liste des informations devant figurer dans le système d'information

Favorable

M. MARGUERITTE

469 rect.

Conditions de conservation des données enregistrées dans le système d'information

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

139 rect.

Conditions d'accès aux données enregistrées dans le système d'information

Défavorable

Mme de LA GONTRIE

522

Conditions d'accès aux données enregistrées dans le système d'information

Défavorable

M. HOUPERT

51 rect.

Publication trimestrielle des statistiques nationales sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. Étienne BLANC

397 rect. bis

Publication d'un rapport annuel anonymisé sur les données enregistrées dans le système d'information

Demande de retrait

Article 12 : Recours contre la décision d'aide à mourir

M. DAUBET

560

Rétablissement de l'article 12 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale et ouverture d'un recours à la personne de confiance

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

523

Rétablissement de l'article 12 dans la version adoptée par l'Assemblée nationale

Défavorable

M. BURGOA

661 rect.

Amendement de cohérence avec la prise de décision sur l'assistance médicale à mourir par un espace de réflexion éthique

Défavorable

Mme SOUYRIS

596

Précision du fait que le recours puisse être exercé par la voie du référé-liberté

Défavorable

M. MARGUERITTE

486 rect.

Précision du fait que le recours devant le juge administratif peut prendre la forme d'un référé. 

Défavorable

M. SOL

356

Ouverture d'un recours à la personne de confiance, aux membres de la famille et à toute personne justifiant d'un intérêt à agir

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

140 rect.

Ouverture d'un recours aux proches du premier degré, à la personne de confiance, ainsi qu'à toute personne justifiant d'un intérêt à agir

Défavorable

Mme SOUYRIS

597

Ouverture d'un recours à la personne de confiance

Défavorable

M. CUYPERS

285 rect.

Ouverture d'un recours aux proches du premier degré et à la personne de confiance 

Défavorable

Mme DEVÉSA

424

Création d'un recours contre la décision mettant fin à la procédure ouvert à la personne ayant formé la demande, ses proches et la personne de confiance. 

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

141 rect.

Précision du fait que la saisine de la juridiction administrative suspend de plein droit l'exécution de la décision contestée jusqu'au jugement définitif. 

Demande de retrait

Mme GARNIER

160 rect.

Allongement du délai de recours devant le juge des tutelles à quinze jours suivant la notification de la demande. 

Défavorable

M. BRISSON

245 rect.

Extension du délai dans lequel le juge des contentieux doit statuer à huit jours au lieu de deux. 

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

100 rect.

Précision du fait que l'audience devant le juge des contentieux se tient en présence physique des parties. 

Défavorable

Mme JOSEPH

208 rect.

Précision du fait que le juge des référés statue dans un délai de 48 heures. 

Demande de retrait

Mme CHAIN-LARCHÉ

101 rect. bis

Ouverture d'un droit pour les proches de la personne de solliciter un contrôle de la commission ad hoc prévue à l'article 15

Défavorable

Mme JOSEPH

209 rect.

Précision du fait que toute personne témoin de pressions sur une personne demanderesse ou d'irrégularité dans la procédure peut saisir le procureur de la République. 

Demande de retrait

M. CUYPERS

286 rect.

Précision du fait que le ministère public est entendu en ses observations dans toutes les instances ouvertes en application du présent article. 

Défavorable

M. Henri LEROY

447 rect. bis

Précision du fait que le ministère public peut se saisir d'office de la procédure

Défavorable

M. de LEGGE

261

Obligation pour le médecin d'informer la personne de confiance avant de prescrire l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

649 rect.

Précision de l'intérêt à agir des associations agréées du système de santé devant la juridiction administrative.

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme NOËL

19 rect.

Précision du fait que les décisions juridictionnelles sont anonymisées et publiées dans des conditions fixées par arrêté.

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Article 13 : Renvoi à un décret en Conseil d'État des mesures réglementaires d'application

Mme MULLER-BRONN

70 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

537

Suppression de l'avis du Cnom sur le décret en Conseil d'État et amendement sémantique

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

71 rect.

Ajout de l'avis de la Cnil et du Défenseur des droits sur le décret en Conseil d'État

Favorable

M. BAZIN

191 rect.

Soumission du décret en Conseil d'État à avis préalable des sociétés savantes concernées et de la conférence nationale de santé

Défavorable

M. CUYPERS

287 rect.

Extension du champ du décret en Conseil d'État aux modalités garantissant la neutralité, l'exhaustivité et l'absence d'orientation de l'information dispensée au demandeur

Sagesse

M. BRISSON

246 rect.

Interdiction de recueillir la demande d'assistance médicale à mourir et les confirmations afférentes sans entretien physique préalable

Demande de retrait

M. de LEGGE

407

Forme écrite de la demande ou, à défaut, attestation par deux témoins

Défavorable

M. BRISSON

247 rect.

Contrôle a priori par la commission de contrôle et d'évaluation

Défavorable

Mme LAVARDE

682 rect.

Renvoi à un décret en Conseil d'État de la précision des modalités d'information du patient sur les alternatives existantes en matière de soins palliatifs

Demande de retrait

Mme NOËL

21 rect.

Extension du champ du décret en Conseil d'État aux conditions de formation des professionnels de santé intervenant dans la procédure d'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. BRISSON

248 rect.

Extension du champ du décret en Conseil d'État aux conditions dans lesquelles les recommandations de bonne pratique sont rendues opposables aux professionnels

Défavorable

M. Étienne BLANC

398 rect. bis

Extension du champ du décret en Conseil d'État aux modalités d'information et d'accompagnement des proches et de la personne de confiance 

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

102 rect.

Soumission à déclaration publique d'intérêts des personnalités consultées pour l'édiction du décret en Conseil d'État

Avis du Gouvernement

Chapitre IV : Clause de conscience

M. SZPINER

616 rect.

Modification de l'intitulé de la division

Défavorable

Article 14 : Clause de conscience

M. SZPINER

617 rect.

Liberté de conscience en matière de fin de vie

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme SILVANI

4

Rétablissement de la rédaction issue de la deuxième lecture à l'Assemblée nationale

Défavorable

M. LÉVRIER

728

Absence de contrainte à laisser intervenir les professionnels participant à une assistance médicale à mourir au sein des établissements sanitaires, sociaux ou médico-sociaux

Défavorable

M. FIALAIRE

561

Rétablissement de la rédaction issue de la deuxième lecture à l'Assemblée nationale

Défavorable

M. IACOVELLI

726 rect.

Rétablissement de la rédaction issue de la deuxième lecture à l'Assemblée nationale

Défavorable

M. JOMIER

546

Suppression des apports de la commission et institution d'une clause de conscience collective pour les maisons et unités de soins palliatifs

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

524

Suppression des apports de la commission

Défavorable

Mme SOUYRIS

600

Suppression des apports de la commission et orientation dans un délai maximum de 48 heures

Défavorable

M. de LEGGE

541

Absence de considération de la participation à une assistance médicale à mourir comme relevant de l'exercice médical ou du soin

Défavorable

M. de NICOLAY

705

Applicabilité de la clause de conscience aux pharmaciens d'officine, pharmaciens à usage intérieur, préparateurs en pharmacie, aides-soignants, ambulanciers, agents des services hospitaliers, étudiants en santé en formation pratique, ainsi qu'à tout membre du personnel d'un établissement de santé, social ou médico-social

Défavorable

M. de LEGGE

540

Applicabilité de la clause de conscience aux pharmaciens d'officine, pharmaciens à usage intérieur, préparateurs en pharmacie, aides-soignants, ambulanciers, agents des services hospitaliers, étudiants en santé en formation pratique, ainsi qu'à tout membre du personnel d'un établissement de santé, social ou médico-social

Défavorable

M. CAPUS

504 rect. bis

Ouverture de la clause de conscience aux internes et étudiants en santé

Avis du Gouvernement

Mme ANTOINE

488 rect.

Exclusion du bénéfice de la clause de conscience pour les pharmaciens

Défavorable

M. CAPUS

494 rect. bis

Ouverture de la clause de conscience aux officiers de police judiciaire

Défavorable

Mme ANTOINE

489 rect.

Exclusion des non-professionnels de santé du bénéfice de la clause de conscience

Défavorable

Mme GARNIER

162 rect.

Ouverture de la clause de conscience pour les pharmaciens, les aumôniers, les bénévoles et accompagnants associatifs, ainsi que tout autre intervenant susceptible d'être sollicité

Défavorable

M. de NICOLAY

706

Interdiction d'associer ou d'exposer des étudiants en santé à des procédures d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

292 rect. bis

Impossibilité de contraindre un étudiant, un interne ou un professionnel en formation à assister ou participer à une assistance médicale à mourir

Avis du Gouvernement

Mme SOUYRIS

625

Instauration d'un délai maximal pour communiquer le nom d'un confrère disposé à participer à une assistance médicale à mourir

Défavorable

M. HENNO

221 rect.

Amélioration et clarification de la rédaction de la clause de conscience collective

Favorable

Mme SOUYRIS

599

Suppression de la clause de conscience collective

Défavorable

Mme NOËL

22 rect.

Ouverture d'une clause de conscience collective pour les établissements dont le projet d'établissement, les statuts ou la charte fondatrice expriment des convictions philosophiques, religieuses, humanistes ou éthiques incompatibles avec la pratique de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de NICOLAY

708

Ouverture d'une clause de conscience collective sans condition ni motivation

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

103 rect.

Ouverture d'une clause de conscience collective à tout établissement, sans condition ni motivation, aux seuls stades de la demande et de l'examen de l'éligibilité

Défavorable

M. HOUPERT

52 rect.

Ouverture inconditionnelle d'une clause de conscience collective

Défavorable

M. de NICOLAY

709

Ouverture inconditionnelle d'une clause de conscience collective

Défavorable

M. de NICOLAY

710

Ouverture d'une clause de conscience collective pour tous les établissements, au seul stade de l'administration de la substance létale

Défavorable

M. de NICOLAY

712

Possibilité de décider d'invoquer ou d'écarter la clause de conscience collective à tout moment

Demande de retrait

M. HOUPERT

53 rect.

Absence d'obligation pour l'établissement invoquant la clause de conscience collective d'organiser, faciliter ou prendre en charge le transfert du demandeur

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

72 rect.

Attribution de la mission de réorienter le patient en cas d'exercice de la clause de conscience collective à une commission régionale tripartite

Défavorable

Mme GARNIER

161 rect.

Absence de caractère positif de l'information dispensée par l'établissement invoquant la clause de conscience collective

Demande de retrait

Mme GARNIER

163 rect.

Exclusion par principe des services de soins palliatifs, d'oncologie et de gérontologie de la mise en oeuvre de la procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. MARGUERITTE

471 rect.

Respect du statut dont bénéficient les communautés religieuses et organisations philosophiques

Défavorable

M. BRISSON

249 rect.

Absence de mesure défavorable en raison de l'exercice de la clause de conscience collective

Demande de retrait

M. MARGUERITTE

472 rect.

Absence d'avantage associé à la participation d'un établissement à des procédures d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Mme NOËL

23 rect.

Impossibilité de contraindre les établissements à mettre en oeuvre des actes contraires à leur objet social ou à leurs principes fondateurs

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. de LEGGE

283

Recours en référé-suspension en cas de différend sur l'application de la clause de conscience collective

Demande de retrait

Mme SOUYRIS

598

Présomption de consentement des professionnels à participer à des procédures d'aide à mourir

Défavorable

M. de LEGGE

542

Suppression de l'obligation pour le professionnel invoquant la clause de conscience de communiquer le nom de professionnels disposés à participer à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. MARGUERITTE

470 rect.

Suppression de l'obligation pour le professionnel invoquant la clause de conscience de communiquer le nom de professionnels disposés à participer à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme DEVÉSA

425

Suppression de l'obligation pour le professionnel invoquant la clause de conscience de communiquer le nom de professionnels disposés à participer à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de NICOLAY

707

Suppression de l'obligation pour le professionnel invoquant la clause de conscience de communiquer le nom de professionnels disposés à participer à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de LEGGE

280

Absence de motivation et de sanction pour l'exercice de la clause de conscience

Demande de retrait

Mme EUSTACHE-BRINIO

142 rect.

Nullité des mesures défavorables prises en raison de l'exercice de la clause de conscience

Demande de retrait

M. BAZIN

192 rect.

Possibilité de mobiliser la clause de conscience à tout moment de la procédure

Demande de retrait

M. CHEVROLLIER

224 rect. bis

Possibilité de mobiliser la clause de conscience à tout moment de la procédure sans sanction

Demande de retrait

M. Étienne BLANC

399 rect. bis

Absence de répercussion de l'obligation d'information sur la participation matérielle à l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. de LEGGE

275

Interdiction, pour les établissements employeur, d'interroger les professionnels sur leur intention de mobiliser la clause de conscience et de consigner cette information dans leur dossier professionnel

Défavorable

Mme CHAIN-LARCHÉ

104 rect. bis

Impossibilité de subordonner l'octroi d'un financement à la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. BAZIN

193 rect.

Clause de conscience collective pour les établissements associatifs dont les statuts ou l'objet social s'opposent à la mise en oeuvre d'assistances médicales à mourir

Demande de retrait

M. de LEGGE

288

Impossibilité d'imposer un changement de projet d'établissement aux fins de mettre en oeuvre l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

289 rect.

Bonne foi des salariés ou collaborateurs des établissements dont le projet d'établissement est incompatible avec une assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme GOY-CHAVENT

651 rect.

Exigence professionnelle d'éthique lors du recrutement dans les établissements dont le projet d'établissement est incompatible avec l'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. MARGUERITTE

473 rect.

Confidentialité du registre des professionnels de santé disposés à participer à des procédures d'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. de NICOLAY

713

Caractère volontaire, expresse et formalisé de la déclaration des professionnels de santé disposés à participer à une procédure d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. de NICOLAY

714

Validité limitée de la déclaration selon laquelle un professionnel de santé est susceptible de participer à des procédures d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme DEVÉSA

426

Conditions générales d'élaboration du projet d'établissement

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme NOËL

24 rect.

Impossibilité de limiter l'exercice de la clause de conscience par voie conventionnelle ou par le biais d'un règlement intérieur

Demande de retrait

M. de LEGGE

290

Intégration à la formation initiale et continue des professionnels de santé d'un module sur la clause de conscience

Défavorable

M. CUYPERS

291 rect.

Débriefing collectif ou individuel pour les membres de l'équipe soignante ayant pris en charge habituellement une personne ayant recouru à l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. DUFFOURG

377 rect.

Interdiction de la diffusion de publicité, propagande ou recommandation favorable à l'assistance médicale à mourir auprès des professionnels de santé ou en établissement sanitaire, social ou médico-social

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. MARGUERITTE

487 rect.

Interdiction de tout licenciement, sanction ou mesure discriminatoire à l'encontre des médecins objecteurs de conscience et de faire de la participation à l'assistance médicale à mourir une obligation contractuelle

Demande de retrait

M. MARGUERITTE

474 rect.

Interdiction de la discrimination professionnelle à l'égard des professionnels de santé invoquant leur clause de conscience

Demande de retrait

Mme GOY-CHAVENT

652 rect.

Interdiction de subordonner l'embauche, la nomination ou la promotion d'un professionnel de santé à sa participation à des procédures d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Chapitre V : Contrôle et évaluation

M. SZPINER

618 rect.

Modification de l'intitulé du chapitre V

Défavorable

Article 15 : Création d'une commission de contrôle et d'évaluation a posteriori
de la mise en oeuvre des procédures d'aide à mourir

M. CHEVROLLIER

225 rect. ter

Suppression d'article 

Défavorable

M. RAVIER

313

Modification d'intitulé de la sous-section 5

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

653 rect. bis

Exercice d'un contrôle a priori

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

525

Amendement sémantique

Défavorable

M. MARGUERITTE

475 rect.

Audition de la commission de contrôle et d'évaluation par les commissions parlementaires compétentes

Défavorable

M. BRISSON

250 rect.

Remise d'un rapport annuel au Parlement sur l'évaluation de la mise en oeuvre de la loi

Défavorable

M. RAVIER

314

Précisions relatives au contenu du rapport annuel

Défavorable

Mme LAVARDE

683 rect.

Modalités de diffusion du rapport public annuel

Défavorable

Mme GARNIER

164 rect.

Suivi particulier des cas de vulnérabilité cognitive ayant conduit à un arrêt de la procédure

Défavorable

M. Étienne BLANC

400 rect. ter

Obligation de procéder à un contrôle approfondi exhaustif

Défavorable

M. HOUPERT

54 rect. bis

Contrôle exhaustif des dossiers et possibilité d'un contrôle approfondi

Demande de retrait

Mme EUSTACHE-BRINIO

143 rect.

Obligation de procéder à un contrôle approfondi et exhaustif

Défavorable

Mme NOËL

26 rect.

Possibilité pour la commission de se constituer partie civile

Défavorable

M. RAVIER

316

Inscription au répertoire partagé des professionnels de santé de toute sanction

Défavorable

M. RAVIER

315

Radiation définitive de tout médecin ayant été sanctionné disciplinairement

Défavorable

M. DUFFOURG

378 rect.

Suspension de la participation des professionnels en cas de dérive

Défavorable

M. CUYPERS

299 rect.

Enquête approfondie de la commission de contrôle et d'évaluation

Défavorable

M. MARGUERITTE

476 rect.

Suspension de la procédure d'assistance médicale à mourir par la commission de contrôle

Demande de retrait

Mme LAVARDE

684 rect. bis

Désignation de correspondants régionaux

Défavorable

Mme SILVANI

5

Suppression des représentants des usagers au sein de la commission de contrôle 

Défavorable

M. RAVIER

317

Suppression des représentants des usagers au sein de la commission de contrôle

Défavorable

M. de NICOLAY

715

Suppression des représentants des usagers au sein de la commission de contrôle

Défavorable

Mme NOËL

25 rect.

Modalités de désignation des représentants des usagers

Défavorable

M. BRISSON

252 rect.

Modalités de désignation des représentants des usagers

Défavorable

M. BRISSON

251 rect.

Modalités de désignation des personnalités expertes en sciences humaines et sociales

Défavorable

M. CAPUS

506 rect. bis

Ajout d'un représentant du Comité consultatif national d'éthique parmi les membres de la commission

Défavorable

M. CAPUS

505 rect. bis

Désignation d'un député et d'un sénateur pour siéger au sein de la commission de contrôle

Défavorable

Mme GOY-CHAVENT

654 rect. bis

Désignation d'un magistrat honoraire de l'ordre judiciaire ou administratif pour siéger au sein de la commission de contrôle

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

144 rect.

Désignation d'un membre siégeant au sein de la commission de contrôle par le CCNE

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

526

Suppression de la désignation des membres médecins sur proposition du Cnom

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

527

Suppression de la désignation des membres de la commission par le ministre de la santé

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

528

Fixation d'une durée maximale de mandat pour les membres de la commission de contrôle

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

529

Suppression de l'alinéa relatif à l'engagement de neutralité des membres de la commission

Défavorable

Mme SOUYRIS

626

Suppression de l'alinéa relatif à l'engagement de neutralité des membres de la commission

Défavorable

M. SOL

357

Définition des incompatibilités de fonctions des membres de la commission de contrôle

Défavorable

M. RAVIER

318

Définition des incompatibilités de fonctions des membres de la commission de contrôle

Défavorable

M. de NICOLAY

716

Définition des incompatibilités de fonctions des membres de la commission de contrôle

Défavorable

Mme DEVÉSA

428

Définition des incompatibilités de fonctions des membres de la commission de contrôle

Défavorable

M. MARGUERITTE

477 rect.

Conditions de révocation des membres de la commission

Défavorable

M. DUFFOURG

380 rect.

Obligation de déclaration publique d'intérêts pour les membres de la commission

Défavorable

M. BAZIN

194 rect.

Conditions de désignation du président de la commission de contrôle

Défavorable

M. BRISSON

253 rect.

Garantie d'indépendance de la commission de contrôle

Favorable si rectifié

M. CUYPERS

293 rect.

Publicité des décisions de la commission de contrôle

Défavorable

M. DUFFOURG

379

Modalités de déroulé des travaux de la commission de contrôle

Défavorable

M. Henri LEROY

450 rect. bis

Possibilité de signalements auprès de la commission de contrôle

Défavorable

M. CUYPERS

300 rect.

Possibilité de signalements auprès de la commission de contrôle

Défavorable

Article additionnel après l'article 15

M. de LEGGE

294

Évaluation de la loi dans les trois ans suivant sa promulgation

Défavorable

Article 16 : Définition des substances létales autorisées

Mme MULLER-BRONN

73 rect.

Suppression de l'article 16

Défavorable

M. SZPINER

620 rect.

Réécriture des bonnes pratiques de la HAS pour les faire porter sur les soins palliatifs

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. de NICOLAY

717

Suppression des dispositions prévoyant que la Haute Autorité de Santé soit chargée de définir les substances utilisées pour l'assistance médicale à mourir et d'élaborer des bonnes pratiques

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

530

Rétablissement de l'aide à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

301 rect.

Précision du contenu des recommandations de la HAS

Défavorable

Mme GARNIER

166 rect.

Précision du fait que les recommandations de la HAS font l'objet d'une révision périodique tous les 3 ans

Défavorable

M. de NICOLAY

718

Précision du fait que la préparation magistrale létale n'est pas thérapeutique

Demande de retrait

Mme CHAIN-LARCHÉ

105 rect.

Restriction de la préparation magistrale létale au sein des seuls établissements publics

Défavorable

M. de NICOLAY

719

Précision du fait qu'aucune pharmacie ne peut être contrainte de préparer, recevoir, délivrer ou stocker une préparation magistrale létale

Demande de retrait

Mme GOY-CHAVENT

655

Sollicitation de l'avis du conseil supérieur des produits de santé comme condition d'ouverture de la saisine de l'ANSM afin qu'elle se prononce sur la substance létale

Défavorable

M. BAZIN

195 rect.

Précision du fait que les substances létales sont déclarées au registre national des substances toxiques tenu par l'ANSM

Demande de retrait

Mme GOY-CHAVENT

656 rect.

Obligation, pour l'ANSM, de publier un rapport annuel sur les substances létales utilisées et les incidents constatés

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

74 rect.

Interdiction de la recherche biomédicale relative à l'optimisation des coûts et délais d'administration de la substance létale

Défavorable

Article 17 : Délit d'entrave à l'aide à mourir

M. LÉVRIER

111 rect.

Durcissement des sanctions lorsque les faits de publicité en faveur de moyens de se donner la mort concernent l'assistance médicale à mourir et exclusion des circonstances aggravantes

Favorable si rectifié

Mme ANTOINE

490 rect.

Réécriture de l'article 17 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

Mme de LA GONTRIE

531

Réécriture de l'article 17 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

M. FIALAIRE

562

Réécriture de l'article 17 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

M. IACOVELLI

693 rect.

Réécriture de l'article 17 dans sa version adoptée par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

Mme SILVANI

6

Réécriture de l'article 17 afin de réintroduire le délit d'entrave

Défavorable

Mme SOUYRIS

627

Réintroduction de l'article 17 dans sa version adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale avec le seul délit d'entrave

Défavorable

M. HENNO

222 rect.

Réintroduction du délit d'entrave adapté à l'assistance au suicide

Défavorable

M. SZPINER

621 rect.

Aggravation des sanctions encourues pour les délits de provocation au suicide et de publicité en faveur de moyens de se donner la mort lorsque la victime est en fin de vie

Défavorable

M. de NICOLAY

720

Suppression de l'extension du délit prohibant la publicité en faveur de moyens de se donner la mort, à l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. RAVIER

325

Réécriture de l'article 223-14 du code pénal prohibant la publicité en faveur de moyens de donner la mort en aggravant les sanctions

Défavorable

M. BRISSON

254 rect.

Création d'un délit de pression à l'aide à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

302 rect.

Sanction de l'administration de la substance létale sans avoir sollicité la confirmation de la volonté de la personne

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

75 rect.

Sanction des manquements à la procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme MULLER-BRONN

76 rect.

Sanction de la pratique de l'assistance médicale à mourir sur une personne en situation de vulnérabilité cognitive liée à un trouble du développement intellectuel et à une déficience intellectuelle

Défavorable

Mme BOURCIER

571 rect.

Sanction de la proposition spontanée d'une assistance médicale à mourir par un professionnel de santé

Défavorable

Mme DEVÉSA

430

Sanction de l'exercice de pressions par un directeur d'établissement à l'encontre d'un professionnel de santé pour qu'il pratique l'assistance médicale à mourir en violation de sa volonté

Défavorable

Mme EUSTACHE-BRINIO

145 rect.

Sanction de la divulgation de l'identité d'une personne ayant bénéficié de l'assistance médicale à mourir sans son consentement préalable ni celui de ses ayants-droit

Défavorable

Mme NOËL

27 rect.

Exclusion d'une succession d'un ayant droit ayant exercé des pressions ayant conduit son ascendant dont il hérite à recourir à l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Article additionnel après l'article 17

M. Henri LEROY

452 rect. bis

Interdiction de la publicité en faveur de l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. Henri LEROY

453 rect. bis

Interdiction des partenariats de communication en faveur de l'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Article 18 : Conditions financières de prise en charge de l'aide à mourir

Mme MULLER-BRONN

77 rect.

Suppression des modalités de prise en charge de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. SZPINER

622 rect.

Information sur l'existence de dispositifs d'aide financière pouvant contribuer au maintien ou au retour au domicile

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme LE HOUÉROU

532

Rétablissement de l'article 18 adopté par l'Assemblée nationale en deuxième lecture

Défavorable

M. de NICOLAY

721

Absence de prise en charge par l'assurance maladie des frais en lien avec l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. RAVIER

341

Absence de prise en charge par l'assurance maladie des frais en lien avec l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. BAZIN

196 rect.

Possibilité pour l'assuré de renoncer à une prise en charge des frais afférents à l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme SILVANI

7

Caractère intégral de la prise en charge par l'assurance maladie et exonération de forfaits de responsabilité

Défavorable

Mme SOUYRIS

632

Caractère intégral de la prise en charge par l'assurance maladie et exonération de forfaits de responsabilité

Défavorable

M. DAUBET

563

Caractère intégral de la prise en charge par l'assurance maladie et exonération de forfaits de responsabilité

Défavorable

M. de NICOLAY

722

Possibilité de pratiquer des dépassements d'honoraires sur l'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme LAVARDE

686 rect.

Plafonnement de la rémunération forfaitaire des professionnels participant à la procédure

Défavorable

Mme LAVARDE

685 rect.

Soumission de l'arrêté tarifaire à avis de la Cnam et du Cnom

Favorable si rectifié

M. BRISSON

255 rect.

Plafonnement des honoraires pour la participation à une assistance médicale à mourir à la rémunération perçue pour les actes de soins palliatifs équivalents

Défavorable

M. Henri LEROY

454 rect. bis

Précision du champ des gratifications interdites

Demande de retrait

Mme EUSTACHE-BRINIO

146 rect.

Interdiction des promesses de don, de legs ou de libéralité testamentaire à l'égard de professionnels participant à une procédure d'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

M. Henri LEROY

455 rect. bis

Sanction d'une méconnaissance de l'interdiction de percevoir des rémunérations autres que les honoraires légaux dans le cadre d'une procédure d'assistance médicale à mourir

Défavorable

Mme NOËL

28 rect.

Publication du coût annuel de l'assistance médicale à mourir par patient, par établissement et par région

Défavorable

M. BAZIN

197 rect.

Plafonnement de la rémunération forfaitaire des médecins sollicités à 80 % de celle des actes de soins palliatifs équivalents

Défavorable

Mme LAVARDE

687 rect.

Publication des rémunérations individuelles perçues par les médecins sollicités au titre de l'assistance médicale à mourir

Défavorable

M. CUYPERS

303 rect.

Interdiction de prévoir des objectifs quantitatifs relatifs à l'aide à mourir pour les établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme GARNIER

167 rect.

Interdiction d'une contractualisation avec les établissements de santé prévoyant des objectifs minimaux en matière d'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. MARGUERITTE

479 rect.

Interdiction de campagnes d'information sur l'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Article additionnel après l'article 18

M. HOUPERT

56 rect.

Interdiction de la publicité en faveur de l'assistance médicale à mourir

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. HOUPERT

57 rect.

Interdiction de présenter l'assistance médicale à mourir comme une modalité ordinaire de fin de vie

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Mme JOSEPH

210 rect.

Absence d'entrave aux soins de support, à l'accompagnement spirituel et à l'écoute active

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Article 19 : Habilitation à légiférer par ordonnance pour l'extension et l'adaptation des dispositions
de la présente loi aux collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Nouvelle-Calédonie,
Polynésie française et Wallis-et-Futuna

Mme MULLER-BRONN

78 rect.

Applicabilité aux décès résultant d'une assistance médicale à mourir des exclusions de garantie spécifiques au suicide

Défavorable

M. SZPINER

623 rect.

Couverture assurantielle des décès survenus consécutivement à un arrêt des soins ou à une sédation profonde et continue

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

M. RAVIER

343

Suppression de la couverture des décès résultant d'une assistance médicale à mourir par les contrats d'assurance décès proposées par les assureurs

Défavorable

M. de NICOLAY

723

Suppression de la couverture des décès résultant d'une assistance médicale à mourir par les contrats d'assurance décès proposées par les assureurs

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

533

Amendement sémantique

Défavorable

M. de NICOLAY

724

Suppression de la couverture des décès résultant d'une assistance médicale à mourir par les contrats d'assurance décès proposées par les mutuelles

Défavorable

M. MARGUERITTE

482 rect.

Possibilité de modalités d'application spécifiques à l'assistance médicale à mourir dans les contrats d'emprunt immobilier et de prêt à la consommation

Défavorable

M. MARGUERITTE

480 rect.

Suppression de l'applicabilité rétroactive de la couverture, par les contrats d'assurance-décès, des décès résultant de la mise en oeuvre d'une assistance médicale à mourir

Défavorable

M. MARGUERITTE

481 rect.

Suppression de l'applicabilité rétroactive de la couverture, par les contrats d'assurance-décès, des décès résultant de la mise en oeuvre d'une assistance médicale à mourir

Défavorable

M. MARGUERITTE

483 rect.

Impossibilité de faire évoluer les tarifs en raison de la couverture par les assurances en cas de décès des décès résultant d'assistances médicales à mourir

Défavorable

Article additionnel après l'article 19

M. de LEGGE

295

Interdiction de prévoir des avantages spécifiques attachés à la participation à des procédures d'assistance médicale à mourir dans les conventions collectives, accords d'entreprise ou d'établissement applicables aux professionnels de santé

Demande de retrait

Mme de LA GONTRIE

534

Demande de rapport sur les différents moyens de renforcer le soutien psychologique aux soignants

Irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution

Article 19 bis : Habilitation à légiférer par ordonnance pour l'extension et l'adaptation des dispositions
de la présente loi aux collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Nouvelle-Calédonie,
Polynésie française et Wallis-et-Futuna

M. ROHFRITSCH

116 rect. bis

Exclusion de la Polynésie française du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance pour adapter la procédure d'assistance médicale à mourir aux collectivités d'outre-mer

Sagesse

M. KULIMOETOKE

117

Exclusion de Wallis-et-Futuna du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance pour adapter la procédure d'assistance médicale à mourir aux collectivités d'outre-mer

Sagesse

M. DUFFOURG

382 rect.

Raccourcissement du délai de dépôt du projet de loi de ratification des ordonnances devant le Parlement

Défavorable

Mme DEVÉSA

432

Obligation de vérifier l'effectivité de l'accès aux soins palliatifs dans les collectivités ultra-marines

Défavorable

Article 20 (Suppression maintenue) : Gage financier de la proposition de loi

Mme NOËL

30 rect.

Remise d'un rapport sur l'évaluation de la mise en oeuvre de l'assistance médicale à mourir

Demande de retrait

Intitulé de la proposition de loi

M. SZPINER

601 rect.

Suppression de la notion d'assistance médicale à mourir de l'intitulé de la proposition de loi

Défavorable

Mme LE HOUÉROU

535

Rétablissement de la notion de droit à l'aide à mourir

Défavorable

La réunion est close à 14 h25

Mardi 12 mai 2026

- Présidence de M. Philippe Mouiller, président -

La réunion est ouverte à 14 heures.

Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture) - Examen des amendements des rapporteurs

M. Philippe Mouiller, président. - Mes chers collègues, lors de sa séance du lundi 11 mai, le Sénat a rejeté l'article 2 de la proposition de loi relative à l'assistance médicale à mourir. Or il s'agissait de l'une des clefs de voûte du texte puisque c'est cet article qui créait et définissait cette faculté nouvelle - qu'on la nomme « droit à l'aide à mourir » ou « assistance médicale à mourir ».

Dès lors, comme en première lecture après le rejet de l'article 4, le texte entier serait vidé de sa substance si l'on poursuivait la discussion. On voit mal, en effet, à quoi servirait de débattre davantage du public éligible ainsi que des modalités, des procédures, d'une clause de conscience, d'un délit d'entrave, etc., d'un principe qui n'existe plus.

Pour cette raison, nos rapporteurs souhaitent formuler une proposition afin d'éviter que les débats ne s'enlisent ou n'aboutissent à un texte incohérent, comme en première lecture.

Mme Christine Bonfanti-Dossat, rapporteur. - Mes chers collègues, nous vous proposons des amendements de suppression des articles restant en discussion.

M. Martin Lévrier. - Je regrette amèrement que nos rapporteurs nous proposent des amendements de suppression des articles restant en discussion et j'espère qu'ils ne seront pas adoptés.

L'examen de cette proposition de loi à l'Assemblée nationale a montré que le nombre de suffrages exprimés a différé entre la première et la deuxième lecture. Étant donnée la qualité de nos débats en séance publique hier, examinons ce texte jusqu'au bout pour aboutir à une commission mixte paritaire (CMP).

M. Philippe Mouiller, président. - Quelle que soit l'issue de nos travaux, il sera loisible au Gouvernement de convoquerune CMP.

M. Martin Lévrier. - Merci de cette précision.

Mme Silvana Silvani. - Certains d'entre vous ont indiqué précédemment que le Sénat ne pouvait pas se priver de débattre de ce texte. Force est de constater que vous ne tenez pas parole. Après quelques heures de débat en séance, vous proposez de supprimer l'ensemble des articles restant en discussion. Personne n'est dupe de cette stratégie ! Il est lamentable, affligeant, que la majorité sénatoriale se défausse en ne participant pas au débat sur la fin de vie, un sujet ô combien essentiel. Cette posture ne fait pas honneur au Sénat et amoindrit sa parole.

Mme Laurence Rossignol. - Si les amendements de suppression sont adoptés par la commission, qu'adviendra-t-il en séance ?

M. Philippe Mouiller, président. - N'oublions pas que certains sénateurs avaient déjà déposé des amendements de suppression. Si les amendements des rapporteurs sont adoptés en séance, ils feront tomber l'ensemble des amendements en discussion sur chaque article.

M. Olivier Henno. - Je tiens à remercier les rapporteurs, car leur mission n'est pas facile... Ils ont cherché dans ce texte un point d'équilibre. Dès lors que le Sénat n'a pas adopté l'article 2, clef de voûte de la proposition de loi, poursuivre les débats en séance publique n'a aucun sens. Nous nous ridiculiserions à discuter des conditions de mise en oeuvre de cet article. Certes, on peut regretter cette situation, mais il fallait voter l'article 2 !

Pour notre part, nous voterons les amendements de suppression proposés par nos rapporteurs.

M. Laurent Burgoa. - Je tiens moi aussi à remercier les deux rapporteurs, car leur travail s'est apparenté à un chemin de croix. Je voterai également les amendements de suppression, car les articles 2 et 4 sont les clés de voûte de ce texte. Le Sénat a rejeté hier l'article 2 ; il est fort probable qu'il rejette aussi l'article 4. Quel intérêt de débattre d'articles qui vont être rejetés ? Chacun prend ses responsabilités, y compris l'Assemblée nationale ! J'espère simplement que le texte final ne sera pas plus liberticide qu'actuellement.

Mme Annie Le Houérou. - Hier, chacun a pu exprimer ses positions en séance publique. Nous avons défendu, pour notre part, le droit à l'aide à mourir ; nous ne partageons pas la position d'équilibre à laquelle les rapporteurs ont travaillé. Je constate d'ailleurs que la droite sénatoriale était très divisée, certains sénateurs ayant des positions très tranchées, ne voulant absolument pas d'un texte sur ce sujet. Je respecte les convictions de chacun, mais, de notre côté, nous continuons à défendre les nôtres.

N'oublions pas que ce texte s'appuie sur de nombreux travaux, notamment ceux de la Convention citoyenne sur la fin de vie, du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Nous avons écouté les soignants, les accompagnants en soins palliatifs. Le texte que vous proposez ne nous convient pas ; c'est pourquoi nous avons voté contre l'article 2.

Mme Corinne Bourcier. - Personnellement, je voterai les amendements de suppression d'articles.

M. Daniel Chasseing. - Pour avoir également rencontré des personnes travaillant dans les services de soins palliatifs, j'estime que la position des rapporteurs était pragmatique dans la mesure où, actuellement, les soignants accompagnent les malades en leur administrant des antalgiques et des sédatifs plutôt qu'en recourant à la sédation profonde et continue. L'injection létale n'est utilisée que dans de très rares cas.

Au nom de la liberté, la loi évolue dans d'autres pays, comme les Pays-Bas : l'aide à mourir concernait à 90 % des personnes souffrant d'un cancer en phase terminale, alors que 58 % de ces procédures concernent aujourd'hui des personnes souffrant de polypathologies. Les principes actifs de certains médicaments peuvent défier les prévisions quant au pronostic vital des personnes souffrant d'un cancer. Renforçons plutôt l'accès aux soins palliatifs.

Mme Raymonde Poncet Monge. - La fin brutale de nos débats mettra en fait un terme à la démarche d'obstruction que nous avons connue hier. Débattre suppose d'écouter les interventions des uns et des autres et de ne pas répéter à l'envi les mêmes argumentations. Sans compter le nombre de scrutins publics qui ont été demandés : ceux-là mêmes qui demandaient un référendum sur ce sujet n'étaient même pas présents dans l'hémicycle !

Pour notre part, nous nous sommes abstenus. Sans doute, me répondrez-vous, que c'est une position facile : notre groupe souhaitait poursuivre le débat, mais ne pouvait pas joindre ses voix à celles qui défendent des positions insupportables sur cette question. La discussion a montré la division des Républicains, certains refusant même de débattre de cette proposition de loi, alors qu'à gauche les positions sont quasiment unanimes. Toutefois, la majorité des Républicains, si j'en crois les résultats du scrutin, a opté pour la voie tracée par les rapporteurs.

Notre collègue Martin Lévrier a indiqué que le débat était de bonne tenue, j'estime, pour ma part, qu'il était, de manière générale, de piètre qualité.

M. Alain Milon, rapporteur. - Madame Poncet Monge, les résultats du scrutin sont extrêmement intéressants : 68 sénateurs du groupe Les Républicains (LR) ont voté pour l'article 2, et 48 contre. La division existe aussi à gauche : les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) ont voté contre, ceux du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires (GEST) se sont abstenus et ceux du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky (CRCE) ont voté pour.

Mme Laurence Rossignol. - On ne fait pas partie du même groupe.

M. Alain Milon, rapporteur. - Certes, mais vous êtes souvent unis au deuxième tour des élections !

L'article 2 est un article essentiel, car il définit l'assistance médicale à mourir, pour ce qui concerne la version retenue par le Sénat, ou le droit à l'aide à mourir pour celle de l'Assemblée nationale. Or le rejet de cet article annihile le texte dans la mesure où les articles suivants concernent les modalités d'application de cette faculté. Si l'on poursuivait la discussion, on aboutirait à un texte abracadabrantesque introduisant des modalités d'application d'une faculté qui n'existe plus, comme cela fut le cas en première lecture ! C'est pourquoi nous vous proposons des amendements de suppression des articles restant en discussion. D'ailleurs, le texte sur l'aide à mourir qui nous reviendra de l'Assemblée nationale convient à certains d'entre vous...

N'oubliez pas que c'est moi qui ai eu l'idée de proposer un référendum sur ce sujet ! La Convention citoyenne sur la fin de vie rassemblait 200 personnes, alors que plus de 60 millions d'habitants seraient concernés. Au Parlement, certains votent selon leur conscience, d'autres selon leur ligne politique, d'autres encore en fonction d'un projet présidentiel...

Honnêtement, nous ne pouvons pas continuer à légiférer sur des articles découlant d'un article qui n'a pas été adopté.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DES RAPPORTEURS (SUITE)

Article 3

L'amendement n°  733 est adopté.

Article 4

L'amendement n°  734 est adopté.

Article 5

L'amendement n°  735 est adopté.

Article 6

L'amendement n°  736 est adopté.

Article 7

L'amendement n°  737 est adopté.

Article 8

L'amendement n°  738 est adopté.

Article 9

L'amendement n°  739 est adopté.

Article 10

L'amendement n°  740 est adopté.

Article 11

L'amendement n°  741 est adopté.

Article 12

L'amendement n°  742 est adopté.

Article 13

L'amendement n°  743 est adopté.

Article 14

L'amendement n°  744 est adopté.

Article 15

L'amendement n°  745 est adopté.

Article 16

L'amendement n°  746 est adopté.

Article 17

L'amendement n°  747 est adopté.

Article 18

L'amendement n°  748 est adopté.

Article 19

L'amendement n°  749 est adopté.

Article 19 bis

L'amendement n°  750 est adopté.

TABLEAU DES SORTS

Auteur

Objet

Sort de l'amendement

Article 3

Mme Bonfanti-Dossat

733

Suppression d'article

Adopté

Article 4

Mme Bonfanti-Dossat

734

Suppression d'article

Adopté

Article 5

Mme Bonfanti-Dossat

735

Suppression d'article

Adopté

Article 6

Mme Bonfanti-Dossat

736

Suppression d'article

Adopté

Article 7

Mme Bonfanti-Dossat

737

Suppression d'article

Adopté

Article 8

Mme Bonfanti-Dossat

738

Suppression d'article

Adopté

Article 9

Mme Bonfanti-Dossat

739

Suppression d'article

Adopté

Article10

Mme Bonfanti-Dossat

740

Suppression d'article

Adopté

Article 11

Mme Bonfanti-Dossat

741

Suppression d'article

Adopté

Article 12

Mme Bonfanti-Dossat

742

Suppression d'article

Adopté

Article 13

Mme Bonfanti-Dossat

743

Suppression d'article

Adopté

Article 14

Mme Bonfanti-Dossat

744

Suppression d'article

Adopté

Article 15

Mme Bonfanti-Dossat

745

Suppression d'article

Adopté

Article 16

Mme Bonfanti-Dossat

746

Suppression d'article

Adopté

Article 17

Mme Bonfanti-Dossat

747

Suppression d'article

Adopté

Article 18

Mme Bonfanti-Dossat

748

Suppression d'article

Adopté

Article 19

Mme Bonfanti-Dossat

749

Suppression d'article

Adopté

Article 19 bis

Mme Bonfanti-Dossat

750

Suppression d'article

Adopté

La réunion est close à 14 h 25.

Mercredi 13 mai 2026

- Présidence de M. Philippe Mouiller, président -

La réunion est ouverte à 10 h 05.

Audition de M. Jean-François Fruttero, président, Mme Magalie Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales, et M. Stéphane Antigny, directeur délégué aux opérations, de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA)

M. Philippe Mouiller, président. - Nous accueillons ce matin M. Jean-François Fruttero, président, Mme Magalie Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales et M. Stéphane Antigny, directeur délégué aux opérations, de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA).

Je vous précise que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo. Elle est diffusée en direct sur le site du Sénat et sera disponible en vidéo à la demande.

Madame, messieurs, je vous remercie d'avoir accepté l'invitation de notre commission.

Nous connaissons votre réseau, qui fait office de guichet unique de sécurité sociale pour l'ensemble de la population agricole et de ses ayants droit, qu'il s'agisse des exploitants, des salariés ou des employeurs de main-d'oeuvre. Vous avez ainsi versé 26,9 milliards de prestations à 5,2 millions de bénéficiaires.

Vous pourrez nous indiquer comment la caisse se porte d'un point de vue financier et quelles sont ses perspectives, notamment dans le cadre de la négociation de la prochaine convention d'objectifs et de gestion (COG).

De manière plus générale, vous pourrez aussi nous dire ce que vous percevez, depuis votre réseau, de l'évolution de la situation économique et sociale du monde agricole.

Je vais vous laisser commencer cette audition par un propos liminaire, dans lequel vous pourrez évoquer ces différents points. Les membres de la commission pourront ensuite vous interroger.

M. Jean-François Fruttero, président de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole. - Merci pour votre invitation.

La Mutualité sociale agricole (MSA) est l'organisme de protection sociale du monde agricole, qui prend en charge les non-salariés, les salariés et l'ensemble de leurs ayants droit, soit un peu plus de 5 millions de ressortissants. Nous sommes le deuxième régime de protection sociale en France.

Notre régime présente une double identité. D'une part, la MSA est un organisme de protection sociale avec l'ensemble des prérogatives liées à la prise en charge de la santé, de la maladie et de la vieillesse ; d'autre part - et c'est ce qui fait notre singularité -, la MSA est une organisation professionnelle agricole implantée dans chaque département grâce à l'action de nos élus de territoire. Notre double identité fait la particularité et la valeur ajoutée du régime.

Toute la pyramide institutionnelle de notre gouvernance mutualiste a été renouvelée en mai 2025, du canton jusqu'à la CCMSA.

Autre particularité de ce régime : nous fonctionnons sous la forme d'un guichet unique, lequel regroupe toutes les compétences d'un régime obligatoire de sécurité sociale, avec le recouvrement des cotisations et le versement des prestations de toutes les branches. Nous souhaitons conserver cette force de frappe : notre connaissance fine de nos ressortissants nous permet de leur apporter ce service à 360 degrés.

Nous évoluons dans un contexte marqué par une succession de crises depuis 2025, que celles-ci soient climatiques, écologiques ou épizootiques, avec la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Le début de l'année 2026 a été marqué par de fortes pluies qui ont entraîné d'importantes inondations dans certains territoires. Mon département, le Lot-et-Garonne, a été fortement touché - j'en profite pour saluer Mme la sénatrice Bonfanti-Dossat. À cela s'ajoutent les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le prix des intrants ou sur le gazole non routier (GNR).

Face à ces crises, la MSA se mobilise, comme elle l'a toujours fait. Ainsi, elle assure la prise en charge des cotisations des exploitants les plus fragilisés et leur verse aussi des aides sociales, grâce à une enveloppe annuelle de 30 millions d'euros prévue par la COG.

Nous avons également adopté une démarche d'aller-vers, car la MSA est un régime à taille humaine capable d'agir au plus près de nos bénéficiaires et des territoires les plus isolés. Ainsi, nous accompagnons nos ressortissants primo-débiteurs, ceux qui, pour la première fois, ne paient plus leurs cotisations. Nous avons la vocation et la capacité d'aller vers eux pour cerner leurs difficultés.

Plusieurs outils nous permettent d'agir : les échéanciers de paiement, le dispositif d'action sanitaire et sociale, la prévention des risques professionnels, sans oublier les Rendez-vous Prestations ou le droit au répit, mesure sanctuarisée dans la COG, qui nous permet d'extraire nos ressortissants de leur environnement professionnel en cas de difficulté, afin que ceux-ci puissent se reposer et se ressourcer, tout en assurant financièrement la continuité de l'activité agricole. Nous avons récemment mis en place l'aide au répit administratif, car nous avons observé que certains de nos ressortissants avaient perdu pied dans ce domaine : ils se retrouvaient en situation de déshérence administrative et n'ouvraient même plus leur courrier - à commencer par les courriers de la MSA. Il fallait agir. Nous avons donc mobilisé nos conseillers pour aider nos ressortissants sur le plan tant professionnel que personnel. Cette mesure a rencontré un réel succès - malheureusement. Nous avons utilisé nos fonds de report pour la financer, et nous plaidons pour l'inscrire dans la future COG, car nous estimons que celle-ci joue un rôle structurant et essentiel pour nos ressortissants.

La MSA a mis en oeuvre la réforme du calcul des retraites pour les agriculteurs, qui s'appuie désormais sur les vingt-cinq meilleures années. Auparavant, ce calcul était fondé sur leur carrière complète, ce qui constituait une iniquité par rapport au régime général. La carrière d'un exploitant comporte en effet des hauts et des bas. Entrée en vigueur depuis le 1er janvier dernier, cette réforme donnent des résultats très bénéfiques, avec des gains entre 150 et 200 euros pour les exploitants. En outre, celle-ci n'a pas fait de perdants. Je sais que le Sénat a accompagné cette avancée. La MSA a aussi été au rendez-vous.

La réforme de l'assiette sociale dite « super brut » est entrée en vigueur depuis le 1er janvier dernier. Elle diminue la part des cotisations dites non contributives, telles que la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et augmente la part des cotisations dites contributives, comme celles finançant la retraite. Ce rééquilibrage est bénéfique à nos ressortissants.

Toutefois, l'assiette sociale, peu lisible, est souvent mal comprise par nos ressortissants. Nous portons l'ambition de mieux l'expliquer et d'en améliorer la lisibilité. Nous voulons aussi que l'assiette sociale soit plus adaptée aux réalités financières de nos ressortissants ; nous y travaillerons dans les mois à venir.

Mme Magalie Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole. - La MSA est au rendez-vous des réformes. Calcul de la retraite sur les vingt-cinq meilleures années, réforme de l'assiette des cotisations, mise en place du congé supplémentaire de naissance au cours de l'année 2026 : nous remplissons nos missions.

Lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, nous avons défendu des mesures qui nous semblaient pertinentes pour nos ressortissants, surtout ceux qui sont confrontés à des difficultés.

La loi de financement de la sécurité sociale de 2026 prévoit un certain nombre de dispositifs sur lesquels nous sommes mobilisés. Nous l'étions très en amont, notamment pour défendre des mesures qui nous semblaient pertinentes pour nos ressortissants. Nous voulons toujours faciliter l'exercice agricole et permettre aux personnes relevant de la MSA d'avoir accès à leurs droits dans les meilleures conditions, particulièrement celles qui sont confrontées à des difficultés de vie.

Nous avons ainsi défendu des dérogations au cumul emploi-retraite pour les exploitants agricoles contraints d'arracher leurs cultures. Nous avons également soutenu des mesures visant à exonérer de cotisations les jeunes agriculteurs et leur conjoint collaborateur, en vue de faciliter leur installation. Je citerai également l'expérimentation mise en place cette année sur la contemporanéité du calcul des cotisations, appelées en année n.

Par ailleurs, nous sommes déjà mobilisés pour le PLFSS pour 2027. En responsabilité, le conseil d'administration de la caisse centrale formulera des propositions. Ces dernières s'appuieront sur le réseau d'élus et de caisses locales : ceux-ci nous font part des difficultés ou des points à améliorer.

Nous aurons l'occasion de vous présenter plus précisément nos mesures dans les mois à venir. D'ores et déjà, nous souhaitons vous sensibiliser à certaines d'entre elles, notamment en matière de santé. Ainsi, les exploitants agricoles bénéficiant de l'allocation journalière de présence parentale (AJPP) ou de l'allocation journalière du proche aidant (Ajpa) doivent pouvoir accéder aux services de remplacement.

Malgré les tempêtes et les crises, la MSA tient bon pour ses ressortissants. Nos comptes ont d'ailleurs été certifiés pour la quinzième année consécutive, signe de la bonne gestion de l'institution, sans méconnaître les travaux d'amélioration que nous devons continuer à mener.

Lors du Salon international de l'agriculture (SIA), nous avons lancé une grande action autour de la simplification de certains de nos dispositifs, dans le contexte de la négociation d'une nouvelle COG, la précédente s'étant terminée le 31 décembre 2025. À cette occasion, nous formulons des ambitions pour la MSA, tout en agissant en responsabilité, eu égard aux contraintes des finances publiques du pays.

M. Jean-François Fruttero. - Je souhaiterais dire quelques mots sur la COG en cours de négociation ; j'ai récemment rencontré le président Larcher à ce sujet.

Les négociations entrent dans leur phase finale. Une réflexion a été conduite depuis l'été dernier, après les travaux de la mission menée par l'inspection générale des affaires sociales (Igas) et par le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), lesquels ont dressé un état des lieux de la précédente convention et tracé quelques perspectives. De notre côté, nous avons avancé nos propres éléments, en lien avec notre stratégie institutionnelle pour les cinq ans à venir ; nous avons défini les moyens nous semblant nécessaires pour mener à bien cette ambition.

Cette négociation comporte plusieurs axes. D'abord, les moyens humains, c'est-à-dire les équivalents temps plein (ETP) nécessaires pour mettre en oeuvre les réformes et traiter les dossiers de nos ressortissants. Ensuite, les frais de fonctionnement, notamment le calibrage pertinent de notre système d'information, un outil majeur qui, par sa puissance, permet de traiter les dossiers et de mettre en oeuvre les mesures décidées par le législateur. Enfin, le schéma immobilier, c'est-à-dire nos implantations territoriales, qui constituent un relais extrêmement important.

Un premier arbitrage a été rendu à Matignon il y a quelques semaines. Celui-ci portait seulement sur les ETP auxquels la MSA doit renoncer d'ici à cinq ans, au nom des économies budgétaires. Nous avons estimé cet arbitrage trop sévère. En outre, nous plaidons pour une négociation globale portant sur l'ensemble des sujets que je viens d'évoquer, car ceux-ci sont liés les uns aux autres. Nous ne voulons pas de négociation en silo. Les positions semblent évoluer légèrement, mais nous ne voyons pas encore le bout du tunnel.

M. Philippe Mouiller, président. -Monsieur Antigny, pouvez-vous nous apporter quelques précisions sur le calendrier ?

M. Stéphane Antigny, directeur délégué aux opérations de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole. - Avant de dresser un état des lieux de la COG qui vient de s'achever, je me permets de revenir très rapidement sur la COG précédente, la COG 2015-2020. Cette dernière prévoyait une suppression de 1 500 postes. En quinze ans, le réseau est passé de 15 000 à 12 000 personnes, soit une baisse de 22 %.

Pour réaliser ces efforts de productivité, nous avons lancé ce que nous appelons les mutualisations de proximité : nous avons mutualisé nos activités et réorganisé notre réseau. Ces efforts, transparents pour les adhérents, ont été assumés par notre back-office : 30 % de nos agents ont dû changer de métier. Résultat : une baisse de la qualité de service. Je voudrais vous faire part d'une anecdote sur le sujet de la simplification. La réglementation relative à la famille représente 20 000 règles de droit. On n'apprend pas 20 000 règles de droit à un agent en quinze jours, il faut des mois.

J'en viens à la COG qui vient de s'achever. Nous avons fait de gros efforts pour améliorer la qualité de service, et les résultats sont au rendez-vous, comme le confirment tous les corps de contrôle qui nous ont inspectés. La MSA est un guichet unique : nous avons la chance de mettre en oeuvre l'ensemble des réformes.

Durant cette COG, nous avons également fait face à la crise sanitaire, mais aussi aux crises agricoles qui se sont succédé. Nous avons aussi mené à bien plusieurs réformes : les lois Chassaigne 1 et 2, la réforme des retraites de 2023, la mise en place de la solidarité à la source ou encore la déconjugalisation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH).

Concernant la qualité de service, nous avons très fortement amélioré nos indicateurs : 90 % d'entre eux sont aujourd'hui atteints. Notre taux de décroché téléphonique est supérieur à 90 % sur l'ensemble du réseau. Nous avons développé de nombreux services en ligne, de nouveaux téléservices et permis l'accès de nos ressortissants à l'application mobile Carte Vitale.

Nous avons renforcé nos actions de solidarité. À ce sujet, nos travailleurs sociaux doivent gérer une file active de 120 personnes, un chiffre largement supérieur à celui de nos collègues du régime général. Or les besoins sur les territoires sont réels et les crises se succèdent. Nous constatons une augmentation très forte des signalements de mal-être agricole, en hausse de 31 % en 2024 et 2025 : cela suppose un travail quotidien d'accompagnement.

Nous avons mis en place les Rendez-vous Prestations, qui permettent d'examiner les dossiers à 360 degrés et, dans la moitié des cas, de rouvrir des droits. La question du non-recours aux droits est donc très importante.

Plusieurs enjeux entourent la prochaine COG. Je pense à l'accompagnement des salariés et des non-salariés. Le nombre de non-salariés baisse de 1 % par an. Cela dit, la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture (Losarga) nous amènera à multiplier les actions d'accompagnement lors des installations ; à ce jour, nous accompagnons 10 000 installations par an.

Nous devons aussi lutter contre la fraude. Pour y parvenir, nous avons besoin de moyens, de data scientists, des contrôleurs. Malgré la petite taille de nos équipes, nos résultats sont supérieurs de 20 % par rapport à nos objectifs. Nous pouvons aller plus loin.

Nous devons également faire évoluer nos accueils. Depuis le covid, le comportement des adhérents a changé : seul un contact sur dix a lieu en agence. Cela dit, nous devons rester présents dans les territoires, car tout ne se fait pas en ligne. Nous sommes d'ailleurs présents dans les 2 830 maisons France Services (MFS) ; nous assurons la gestion de 80 d'entre elles et la coordination de toutes les MFS dans 11 départements.

Nos exploitants et nos entreprises ont des besoins 24 heures sur 24, et pas uniquement durant les heures d'ouverture classiques. Notre enquête de satisfaction montre plus de 80 % de satisfaction globale, mais les résultats sont moins bons pour les exploitants et pour les entreprises, qui souhaitent que nous mettions à leur disposition des outils simplifiant leur vie quotidienne.

Durant la COG précédente, notre stock de dossiers en cours a grandement diminué, grâce à des plateformes internes d'entraide qui nous permettent de respecter les délais de paiement.

Nous savons que nous devrons réaliser d'autres gains de productivité, au nom de la maîtrise de nos finances publiques. Nous sommes conscients de devoir participer aux efforts demandés. Toutefois, je rappelle que nos effectifs ont baissé de 22 % en quinze ans et que nos charges de fonctionnement ont diminué de 20 % en dix ans, alors même que nous avons absorbé l'inflation.

Nous arrivons à un tournant avec la future COG. Nous sommes encore en mesure de réaliser quelques gains de productivité, grâce à de nouvelles réorganisations du réseau, mais surtout grâce à l'amélioration de notre schéma informatique. J'aimerais vous citer un exemple. Nous proposons 121 services en ligne à nos adhérents. Les trois quarts sont automatiques pour l'usager, mais, faute de moyens informatiques, nos agents doivent ensuite ressaisir les données. Imaginez les gains de productivité possibles ! Autre exemple simple : nous ne sommes pas capables d'offrir un paiement par carte bancaire à nos adhérents, car nous avons dû reporter cet objectif pour nous concentrer sur les réformes. Tous ces développements nécessitent des investissements. Nous avons donc besoin d'un schéma informatique renforcé.

Monsieur le président, sur le calendrier : nous travaillons sur la COG depuis plus d'un an, à raison de réunions hebdomadaires avec nos trois tutelles : la direction de la sécurité sociale (DSS), les services de la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire et la direction du budget.

Le projet de COG est achevé. Il comporte trois axes, neuf ambitions et vingt-deux engagements. Pour la première fois, l'ensemble de nos missions y est intégré : nous sommes à la fois un organisme de sécurité sociale et une organisation professionnelle agricole (OPA), et le travail mené au titre d'OPA - accompagnement des entreprises, soutien à l'installation, animation de nos 12 000 délégués partout sur le territoire - n'était pas valorisé jusqu'alors. Le troisième axe porte sur l'efficience de gestion.

Les négociations ont pour objet, depuis plusieurs mois, les effectifs, le fonctionnement, le plan national immobilier, le schéma directeur des systèmes d'information (SDSI), les fonds techniques - par exemple, l'action sanitaire et sociale - et les fonds de prévention. Les deux grands enjeux sont les effectifs et le schéma informatique : nous avons besoin des deux. Nous souhaitons faire des efforts, mais nous voulons qu'ils soient au même niveau que ceux que le régime général a faits : il n'y a pas de raison que nos adhérents, notamment dans les territoires où il y a des besoins, soient moins bien traités.

Un tiers de nos agents sont présents dans les territoires : la MSA est l'un des derniers services publics - en tout cas le dernier service de sécurité sociale - aussi présent sur le terrain. Les efforts à consentir porteront donc sur les fonctions support, car nous ne voulons pas nous désengager. Quand nos travailleurs sociaux gèrent une file active de 120 personnes, nous ne pouvons pas la porter à 150 : soit nous ne répondons plus à tout le monde, soit nous augmentons les effectifs. Or augmenter les effectifs de terrain suppose d'en réduire davantage sur le support, puisque notre effort doit être global.

Nous sommes en train de finaliser les accords, mais le projet de COG n'a pas encore abouti, car il est encore éloigné de ce que la MSA serait capable de faire. Peut-être faudrait-il faire davantage que le régime général, en raison de la baisse de population, mais celle-ci n'entraîne pas mécaniquement une baisse des charges : les non-salariés diminuent de 1 % par an mais ont besoin de davantage d'accompagnement en raison des crises ; le nombre de salariés est en augmentation, et il y a beaucoup de saisonniers qui engendrent des charges complémentaires importantes.

Un dernier mot : nous avons mis en place le titre emploi simplifié agricole (Tesa), en 2024 et l'avons rendu compatible avec la déclaration sociale nominative (DSN) : gratuit pour nos adhérents, il représentait 1 million de contrats en 2024 et 1,2 million en 2025, soit 20 % d'augmentation.

Mme Pascale Gruny. - Je voudrais souligner votre engagement sur la réforme de la retraite des non-salariés agricoles calculée sur les vingt-cinq meilleures années. Il a fallu bousculer les services de l'État ; vous avez été au rendez-vous. La retraite s'est véritablement améliorée pour ceux qui sont partis depuis le 1er janvier dernier. Nous avions tout fait pour que le schéma fasse le moins possible de perdants - finalement, il n'y en a pas, et certains gagnent même jusqu'à 300 euros de plus par mois.

Je suis parlementaire depuis vingt ans ; cela fait autant d'années qu'à chaque COG il vous est demandé de baisser les moyens. Or nous aimerions de plus en plus que le régime général soit au même niveau que vous, tant les besoins d'accompagnement sont importants. La MSA, ce n'est pas les caisses du régime général : on la retrouve partout, dans la santé comme dans la prévention, auprès des plus petits et des personnes les plus en difficulté. Et vos actions de prévention s'adressent non seulement à vos ressortissants, mais aussi aux centres sociaux et aux associations qui interviennent dans les communes rurales. C'est votre force ; il faut absolument la conserver. Vous êtes prêts à faire des gains de productivité, mais on ne peut pas trop vous en demander, sinon vous ne pourrez plus rendre le même niveau de service, qui se caractérise par la proximité. Nous serons à vos côtés pour défendre ce modèle dans la future COG.

Enfin, vous avez fait beaucoup de progrès en matière de médecine du travail chez les exploitants, qui a longtemps été considérée comme un sujet annexe. Vous êtes désormais très impliqués en faveur la prévention, et pas seulement pour le monde agricole.

Mme Christine Bonfanti-Dossat. - Vous avez évoqué votre politique d'accompagnement des agriculteurs confrontés aux aléas climatiques. Le Lot-et-Garonne et la Dordogne en ont beaucoup subi - la tempête Nils, les inondations -, et la réponse du Gouvernement n'a pas été à la hauteur.

Votre accompagnement dans la transition écologique est important. Dans le Lot-et-Garonne, les producteurs de noisettes sont confrontés à un grave problème en raison de l'interdiction de l'acétamipride ; dans le même temps, nous importons en abondance des noisettes de Turquie traitées avec ce même produit. Comment soutenez-vous les agriculteurs pour qu'ils adoptent des pratiques responsables ?

Mme Corinne Bourcier. - La MSA a été au rendez-vous de la réforme des vingt-cinq meilleures années, bienvenue pour les agriculteurs qui partent à la retraite. Dans un contexte où le monde agricole traverse de profondes difficultés économiques, climatiques, sociales et humaines, la question de l'accès aux soins et de l'accompagnement des exploitants devient centrale. De nombreux agriculteurs alertent sur la complexité administrative, le renoncement aux soins, les difficultés d'accès aux spécialistes en milieu rural, ainsi que sur la souffrance psychologique qui touche une partie croissante du monde agricole.

Quelles sont les priorités de la MSA pour améliorer l'accès aux soins dans les territoires ruraux ? Comment entendez-vous renforcer la prévention et l'accompagnement en matière de santé mentale et de mal-être ? Anne Gautier, présidente de la MSA du Maine-et-Loire, a récemment évoqué ce sujet en audition devant les membres de la mission d'information relative à la souffrance psychique au travail, et je suis en lien régulier avec elle. Enfin, quels moyens supplémentaires seraient nécessaires pour garantir un véritable service de proximité aux assurés agricoles ? Je connais votre engagement dans les maisons France Services.

Mme Annie Le Houerou. - Les élus de vos caisses locales nous ont alertés sur la négociation de cette COG. J'ai interpellé la ministre de l'agriculture à ce sujet ; sa réponse, reçue il y a quelques jours, est très rassurante : la négociation se ferait dans un climat constructif, vous partageriez les mêmes priorités, et la nouvelle COG s'inscrirait dans une recherche partagée de gains de productivité sans jamais dégrader la qualité du service rendu. La ministre indique que l'accompagnement des salariés et des non-salariés agricoles ainsi que la prévention du mal-être demeurent la pierre angulaire des négociations.

Vous nous dites que la négociation est close sur l'ensemble de vos missions et sur l'efficience de gestion. Or supprimer 1 000 postes représente trente postes par caisse, alors que depuis 2000, vous avez perdu 22 % de vos effectifs, soit 1 500 équivalents temps plein - cela représente 40 postes par caisse. Comment parvenez-vous à assurer l'ensemble de vos missions ? Vous a-t-on demandé d'en abandonner certaines, et si oui, lesquelles ? À un moment donné, nous ne pouvons plus aller plus loin sans toucher à la qualité de service.

Mme Jocelyne Guidez. - Le droit au répit est un dispositif très important ; le financez-vous entièrement ? Sur quelle durée ? Et la famille entière est-elle prise en charge ou seulement l'adhérent à la MSA ?

Compte tenu du taux de suicide des agriculteurs encore trop élevé, vous prenez part à de nombreux dispositifs de prévention : Agri'écoute, le réseau sentinelles, le programme de prévention du mal-être agricole. Dans son baromètre de 2023, la MSA de la région Auvergne-Rhône-Alpes a identifié que 41 % des jeunes répondants déclarent un symptôme de dépression. Disposez-vous d'un premier retour sur ce dispositif : nombre de jeunes accompagnés, profils, premiers résultats ?

Enfin, le ministère de l'agriculture dénombre, en 2023, plus de 33 000 accidents du travail dans le secteur agricole et en moyenne 64 décès par an. Comment ce nombre évolue-t-il ? Constatez-vous des difficultés liées au vieillissement des exploitants et au manque de renouvellement des générations ? Avez-vous des retours sur l'efficacité des campagnes de prévention que vous menez avec le ministère ?

M. Khalifé Khalifé. - Vous faites énormément de choses, vous aidez les agriculteurs en difficulté et vous êtes excédentaires. Votre proximité avec le Crédit agricole est-elle un atout ?

Quel est, selon vous, l'état des maladies des agriculteurs - je pense aux maladies professionnelles et au mal-être ? Disposez-vous d'un tableau global qui pourrait nous éclairer ?

M. Jean-François Fruttero. - Je vous remercie, madame Gruny, de votre travail sur la réforme des vingt-cinq meilleures années pour le calcul de la pension de retraite. C'est une réforme historique, portée de longue date par la profession agricole et politiquement par les élus de la MSA. Les équipes techniques s'en sont saisies pour mettre en oeuvre la réforme dans de bonnes conditions au 1er janvier 2026, alors que les décrets sont parus le 30 décembre 2025. Si nous n'avions pas anticipé cette réforme, nous aurions été pointés du doigt - et à juste titre. Nous avons déployé cette réforme au bénéfice de nos ressortissants. C'est l'esprit de l'institution : réactivité et volonté politique.

Notre réseau, réparti sur l'ensemble du territoire, fait remonter via les assemblées générales des motions qui expriment les attentes relatives à l'évolution des conditions de la protection sociale ; au conseil central, nous travaillons ces sujets pour formuler des propositions aux législateurs que vous êtes - et nous jouons ainsi pleinement notre rôle d'organisateur de la protection sociale.

Madame Bonfanti-Dossat, notre double identité - organisme de protection sociale et organisation professionnelle agricole - nous permet de porter un regard politique sur le contexte agricole. Je prends ma casquette de président d'une caisse bidépartementale de la MSA pour répondre à votre question sur la filière noisettes du Lot-et-Garonne : au-delà de nos prises de position sur l'acétamipride, notre rôle est d'accompagner les conséquences des transitions pour nos producteurs. C'est ce que nous avons fait en Lot-et-Garonne pour les producteurs de noisettes de la coopérative Unicoque et pour la structure elle-même, afin de leur permettre de passer ce cap. Nous jouons un double rôle : regard politique sur la compétitivité agricole d'une part, accompagnement et mise en oeuvre des mesures d'autre part. Cela fait la force de notre institution. Malheureusement, la question n'est pas réglée.

Madame Le Houerou, la négociation de la COG n'est pas close ; ce qui est terminé, c'est le travail technique que nous avons mené et les propositions que nous avons mises sur la table. La négociation demeure très active ; vous y jouez un rôle majeur. Nous avons d'ailleurs déployé une stratégie importante auprès des acteurs publics - sénateurs, députés, corps préfectoral. Très récemment, plus de 2 200 maires ont signé un manifeste pour soutenir les actions de la MSA, lequel sera remis au Premier ministre. Techniquement, le travail est fait ; politiquement, nous sommes à la manoeuvre pour faire entendre, via les élus, aux corps de contrôle et aux tutelles, qu'il faut doter l'institution des moyens nécessaires.

Crise des « gilets jaunes », crise sanitaire, inflation, contexte géopolitique sont autant d'événements qui pèsent directement sur nos populations. Il faut donc une institution comme la nôtre, corps intermédiaire et facilitateur, courroie de distribution des mesures que vous décidez, pour les mettre en oeuvre dans les meilleures conditions dans les territoires.

L'aide au répit est un sujet majeur, inscrit dans notre convention d'objectifs et de gestion. C'est un outil puissant pour réarmer nos ressortissants, non-salariés et salariés, et les réinsérer dans le fonctionnement de leur exploitation. Il permet aussi de remettre le pied à l'étrier d'un point de vue administratif à ceux qui ont perdu pied - je pense à ceux qui ne renvoient plus leurs déclarations de revenus professionnels, sont taxés une première fois, puis une deuxième, et sombrent dans une forme de déshérence administrative.

Monsieur Khalifé, notre proximité avec le Crédit agricole est un atout. Nous sommes réunis dans la Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles (CNMCCA) ; cela fait notre force et notre valeur ajoutée d'organisation professionnelle agricole. Nous sommes un régime de protection sociale, mais avec une particularité : nous sommes dans les territoires, aux côtés des OPA, et participons à la stratégie agricole, aux côtés du Crédit agricole, de la Coopération agricole, de Groupama - chacun à sa juste place.

M. Stéphane Antigny. - Sur le modèle MSA, permettez-moi un témoignage personnel : j'ai passé dix-huit ans dans le régime général avant de rejoindre la MSA il y a une dizaine d'années. Le modèle MSA est unique, par sa gouvernance et par les remontées de terrain des élus. Notre guichet unique va loin : nous faisons de l'infogérance pour l'Assemblée nationale et le Sénat, pour la RATP, la SNCF, la Caisse nationale des industries électriques et gazières (Cnieg) ; nous portons des actions interrégimes ; nous développons le portail numérique des droits sociaux pour l'ensemble des publics, de même pour le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP).

Si les efforts à consentir sur les effectifs sont trop difficiles, il nous faudra abandonner certaines de nos missions ; nous ne pourrons pas toutes les porter, ou nous les ferons mal ; l'enjeu est très fort. Dans les maisons France Services, où la MSA dispose de lieux d'accueil renforcés - labellisé par l'Association internationale de la sécurité sociale (AISS) -, la moitié des questions relèvent de la sécurité sociale et nos agents y répondent parfaitement. Le taux de satisfaction est très élevé, et ces structures répondent à un véritable besoin.

Mme Magalie Rascle. - Dans cette nouvelle COG, nous avons souhaité renforcer tous les sujets autour de la santé. La MSA, en tant que guichet unique, est le seul organisme à disposer d'une vision à 360 degrés : organisation des soins, prévention, santé au travail, mais aussi l'ensemble des déterminants qui affectent la santé mentale. Il est essentiel de porter, au travers de notre COG, une stratégie qui prend en compte cette dimension globale - l'approche « une seule santé », One Health en anglais, promue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette approche met en avant le fait qu'il n'y a qu'une seule santé : des humains, des animaux, des écosystèmes - tout est lié.

De façon un peu plus précise, nous améliorons la connaissance de la santé de nos ressortissants et celle des déterminants de santé des territoires ruraux au sens large. Notre outil statistique, GéoMSA, que je vous invite à consulter, permet ainsi d'avoir des diagnostics territoriaux liés à la santé ou à d'autres éléments socioprofessionnels. Nous avons également développé la datavisualisation : sous forme de récits, nous pouvons ainsi restituer sur internet, de façon très accessible et très simple, les informations dont nous disposons sur les facteurs de risque en santé pour nos ressortissants, sur les accidents du travail ou encore sur les maladies professionnelles.

Au-delà de cette connaissance qu'il nous semble important de partager, nous déployons notre stratégie santé dans différentes directions. En matière de prévention, nous menons des actions d'« aller-vers » afin d'accompagner les personnes les plus éloignées du soin. Les Instants Santé Jeunes, dont les premiers résultats sont très positifs, ont mis en lumière de véritables problèmes de santé mentale et d'addiction. Les jeunes en milieu rural cumulent également des difficultés liées à la mobilité, à l'accès aux études ou encore au premier emploi.

Nous mettons en oeuvre, bien sûr, le plan Santé Sécurité au travail 2026-2030. En la matière, notre action se concentre sur la prévention primaire, qui consiste à penser l'organisation du travail au moment de l'installation, sur les chaînes de production agroalimentaires par exemple. Il s'agit de renforcer cette prévention primaire pour éviter plus tard les problèmes de santé et, bien sûr, réduire les risques psychosociaux que vous avez évoqués.

Notre plan national d'accès aux soins sera lui aussi renforcé. Le programme Eductour, par exemple, vise à faire venir des étudiants en médecine sur le terrain, en zone rurale. Nous les accompagnons et leur montrons qu'il est possible d'y travailler en tant que professionnels de santé. Nous travaillons aussi sur les questions des territoires de santé et des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Nous sommes associés au nouveau dispositif France Santé, ainsi qu'à un certain nombre d'autres actions, toujours dans la mesure de nos moyens. Nous sommes donc des acteurs de l'accès aux soins.

Enfin, de nombreuses interventions ont porté sur le programme de prévention du mal-être agricole de la MSA. La MSA est bien sûr mobilisée de longue date sur ce sujet et il convient de rappeler que le premier plan de prévention du suicide agricole nous avait été confié par le Gouvernement en 2011. La situation a évolué puisque, depuis 2020-2021, nous parlons de prévention du mal-être agricole. Cela va donc bien au-delà du suicide.

Dans le cadre de la COG qui vient de s'achever, nous avons bien sûr déployé de nombreux moyens. Nous disposions ainsi d'une enveloppe d'environ 25 millions d'euros, tous fonds confondus, pour mettre en oeuvre nos actions, qu'il s'agisse des sentinelles agricoles, du développement d'Agri'écoute, du développement de l'aide au répit, ou encore de bien d'autres dispositifs. En réalité, nous avons dépensé bien plus de 25 millions d'euros sur ce programme. Comme l'a dit le président Fruttero, nous avons utilisé des reports de lignes budgétaires pour renforcer notre action en la matière, notamment via l'expérimentation de l'aide au répit administratif, que nous souhaitons pérenniser dans la nouvelle convention d'objectifs et de gestion.

Les besoins sont en effet énormes. Les signalements de mal-être pris en charge par la MSA ont ainsi augmenté de 40 % l'an dernier, après avoir augmenté de 30 % l'année précédente. Cela concerne aussi bien les non-salariés agricoles que les salariés agricoles et leur famille, auprès desquels nous agissons également. Compte tenu des besoins, nous souhaitons bien évidemment renforcer nos actions et les développer dans le cadre de la future convention.

Il s'agit d'être au rendez-vous et d'accompagner aussi nos équipes. Je ne vous cache pas en effet que nos délégués MSA, qui peuvent être aussi sentinelles agricoles, ont besoin de soutien. Nos collaborateurs et nos travailleurs sociaux ont besoin de soutien, car ils font face à des situations extrêmement compliquées. La dimension d'accompagnement est donc très importante dans le cadre de la nouvelle convention d'objectifs et de gestion. Elle suppose bien entendu des moyens.

Mme Anne-Sophie Romagny. - Ma première question était identique à celle qu'a posée Annie Le Houerou. Elle portait sur l'adéquation entre la trajectoire des moyens envisagés par la convention d'objectifs et de gestion 2026-2030 et la réalité des besoins actuels du monde agricole. Comme bon nombre de mes collègues, j'ai été saisie moi aussi par la caisse locale de la MSA, en l'occurrence la MSA Marne-Ardennes-Meuse. Je vous remercie donc d'avoir répondu à cette question.

Sur le mal-être agricole, Mme Françoise Férat, alors sénateur de la Marne, avait rédigé en 2021, avec Henri Cabanel, un rapport dont les 63 recommandations ont été, pour certaines, mises en oeuvre. Y était abordée également la question de la surmortalité multifactorielle des agriculteurs. Vous évoquez 60 décès par an ; à l'époque, on dénombrait 2 décès par jour. J'ai donc besoin de comprendre comment vous suivez l'évolution de la surmortalité et du suicide en proportion des agriculteurs, dont la population diminue. Quels outils statistiques utilisez-vous pour ce faire ?

Mme Florence Lassarade. - En tant que présidente du groupe d'études cancer, je me préoccupe du dépistage. Menez-vous des actions identiques à celles que mène la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) ? Cela a-t-il amélioré le taux d'adhésion au dépistage ?

Par ailleurs, vous avez parlé brièvement du congé de naissance. Comment entourez-vous les jeunes femmes enceintes ? La proposition de prescription d'un panier de produits bio pour la femme enceinte pendant sa grossesse parle-t-elle au monde agricole ?

Enfin, en tant que corapporteure avec ma collègue Jocelyne Guidez de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs, je me demandais si vous portiez un regard particulier sur le financement des soins palliatifs dans le monde agricole.

Mme Monique Lubin. - Où en est aujourd'hui l'équilibre entre les actifs et les retraités à la MSA ?

Mme Chantal Deseyne. - Ma question vous semblera peut-être brutale ou provocatrice. Dans les années 1960, les actifs ont massivement fui le monde agricole pour rejoindre le régime général, entraînant un déséquilibre du régime agricole. La chanson de Jean Ferrat illustre parfaitement ce phénomène : « Ils quittent un à un le pays ; Pour s'en aller gagner leur vie ; Loin de la terre où ils sont nés. » Résultat, les cotisants, du moins les agriculteurs, sont de moins en moins nombreux, les retraites sont misérables et plafonnées, quel que soit le montant des cotisations, malgré la réforme que je salue, et sans effet rétroactif. Dans ces conditions, un régime spécifique est-il toujours justifié ?

Vous avez dit, par ailleurs, que vos missions s'étendaient au-delà de la protection sociale. Je le constate en effet dans mon département, mais je m'interroge : la défense et le soutien de l'agriculture doivent-ils relever d'un régime de protection sociale ?

M. Daniel Chasseing. - La MSA joue un rôle important dans le domaine de la santé et dans le domaine social. Il est donc absolument essentiel qu'elle poursuive ses actions sur le terrain, aux côtés des salariés agricoles et non agricoles. Son rôle d'animateur du réseau France Services est également précieux : pour les agriculteurs et les retraités, il est très important de pouvoir rencontrer ainsi des salariés de la MSA à proximité de son domicile. Enfin, le travail qu'elle a accompli sur la retraite et sur l'aide au répit est remarquable.

Ma question porte sur la santé mentale. Vous avez évoqué la dermatose nodulaire contagieuse qui a touché la Haute-Savoie et les Pyrénées. En Aquitaine et dans de nombreux départements, les éleveurs ont également dû faire face à la tuberculose bovine, qui souvent entraîne l'abattage du troupeau entier. Pour les agriculteurs, c'est un véritable traumatisme psychologique. À cela s'ajoutent les aléas climatiques et ceux du marché, comme les problèmes liés à la guerre et l'augmentation du prix des intrants. Et je ne parle pas des prédations, notamment celle du loup : en Corrèze, 250 animaux ont été concernés en 2025.

Dans ce contexte, les agriculteurs sont de plus en plus isolés au sein de leur village, où ils sont parfois les seuls à exercer ce métier. En Corrèze, les troubles dépressifs et les suicides sont nombreux. Allez-vous poursuivre et surtout renforcer le soutien et la prévention en matière de santé mentale auprès de nos agriculteurs ?

M. Dominique Théophile. - En janvier 2024, la MSA Poitou a mené une mission de coordination pour les départements d'outre-mer. Pouvez-vous nous présenter ses conclusions ? À quand l'application des vingt-cinq meilleures années dans les départements et régions d'outre-mer (Drom) ? Il semblerait que le Gouvernement s'apprête à légiférer par ordonnances à ce sujet. Êtes-vous associés à leur rédaction ?

Mme Patricia Demas. - Près de 17 % des Français, soit 14 millions, souffrent d'illectronisme. Parmi les piliers de la COG qui feront l'objet de négociations, vous avez cité une réforme ambitieuse du schéma informatique. Cette transition se fera-t-elle à effectifs constants ? Au sujet de l'accès aux services actuels, vous avez employé le terme de déshérence administrative. Au regard de l'augmentation des services en ligne, comment comptez-vous effectuer cette transition et selon quel calendrier ? Enfin, je m'interrogeais sur la place de l'intelligence artificielle pour faciliter les interactions. Les agriculteurs ont déjà la tête dans le guidon, pas forcément les yeux sur les écrans.

Mme Viviane Malet. - Au sein des caisses générales de sécurité sociale (CGSS) des Drom, une direction accompagne les exploitants agricoles en lien avec une caisse de MSA de l'Hexagone. Quelles actions mettez-vous en place dans ce domaine ? Existe-t-il des études sur les réalités locales, notamment sur le calcul des cotisations, qui repose bien souvent sur de petites surfaces ? Enfin, comment accompagnez-vous nos agriculteurs, qui sont bien souvent isolés, dans l'accès aux droits ?

Mme Cathy Apourceau-Poly. - Comme vous l'avez rappelé, la MSA est, avec plus de 5 millions de bénéficiaires, le deuxième régime de protection sociale en France. Vous intervenez dans des conditions extrêmement difficiles, les besoins d'accompagnement étant de plus en plus importants, pour les agriculteurs comme d'ailleurs pour les familles. Dans ce contexte, je m'inquiète des moyens alloués dans le cadre de la COG, près de 1 200 emplois étant menacés. Même si, comme vous l'avez souligné, les négociations sont en cours et si rien n'est joué, les signaux ne sont tout de même pas encourageants : vous êtes passés de 15 000 postes à 12 000 postes et 30 % des agents ont changé de métier.

Si vous n'arrivez pas à obtenir plus, vos missions seront nécessairement réduites et votre présence dans les territoires amoindrie. C'est une évidence : on ne peut pas faire plus avec moins. Ne pensez-vous pas que derrière tout cela, il y a finalement la volonté non dite de vous intégrer progressivement au régime général de la sécurité sociale ?

M. Jean-François Fruttero. - Sur le sujet du mal-être agricole, Mme la sénatrice Romagny a fait le lien avec le rapport sénatorial Férat-Cabanel, qui lui-même faisait suite à un premier rapport du député Olivier Damaisin. Au-delà de notre propre prise de conscience, qui remonte au début des années 2010, ces rapports fondateurs ont permis une prise de conscience beaucoup plus élargie de la part des pouvoirs publics et de l'ensemble des acteurs qui gravitent autour du monde agricole et qui ont vocation à l'accompagner.

Dans le prolongement de ces rapports, la feuille de route interministérielle publiée au début des années 2020 a confié à la MSA une mission supplémentaire, en raison de son expérience, pour aller plus loin dans l'accompagnement et la prise en charge du mal-être agricole, un sujet souvent tabou. Nous avons pu ainsi identifier, au-delà des élus de la MSA, un champ complémentaire d'acteurs ou de sentinelles ayant vocation à porter un regard bienveillant sur leur entourage et à détecter les signaux faibles. Dans le cadre de cette feuille de route, nous avons mis en place un certain nombre d'outils, comme Agri'écoute, une centrale d'écoute qui fonctionne 24 heures sur 24 et qui a vocation, là encore, à prendre en charge, accompagner et orienter.

Il convient donc de pérenniser le dispositif que nous avons construit et qui s'appuie sur une véritable expertise. Nous devons continuer de développer nos actions et mailler davantage le territoire pour être plus réactifs encore. C'est d'autant plus nécessaire que le monde devient de plus en plus compliqué. Compte tenu du contexte agricole et de la question des revenus, une lourde charge mentale pèse sur nos exploitants et, souvent, par voie de conséquence, sur nos salariés. Ces rapports ont donc été fondateurs, dans le sens où ils ont posé les jalons de notre action, celle de la MSA en particulier, mais plus largement de l'ensemble des acteurs.

J'en viens à la question sur l'avenir de la MSA. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, puis à partir des années 1960, nous avons assisté en effet à une fuite des populations agricoles : la génération du baby-boom est partie grossir les rangs du régime général, quittant l'agriculture et, de manière générale, la ruralité, tandis que les aînés ont continué à peser sur les comptes de la sécurité sociale et de la MSA. Par conséquent, nous avons été confrontés à une forme de déséquilibre financier, que l'État est venu compenser au titre de la solidarité nationale. Je n'en ai pas honte, au contraire : il est normal d'accompagner ceux qui ont fait l'agriculture et la ruralité et dont les enfants sont partis, pour différentes raisons d'ailleurs, au régime général et souvent à la ville.

Le régime agricole a donc, selon moi, sa place dans le paysage. Son expertise, son expérience, son implantation locale au plus près des populations, sa capacité à sentir ce qui se passe sur le territoire et à en prendre le pouls sont essentielles. Nos ressortissants ne sont pas des numéros ; ce sont de véritables adhérents, dont nous connaissons les particularités et que nous savons accompagner. Je suis donc convaincu que notre régime a un avenir. Il a une réelle utilité dans les territoires pour mettre en oeuvre au plus près les mesures que vous décidez.

Monsieur Chasseing, vous avez évoqué la tuberculose bovine. Ce sujet me parle : je suis originaire de la Dordogne, et c'est un problème auquel nous sommes confrontés depuis très longtemps dans le nord-ouest du département. On parle beaucoup de la DNC bovine, qui est apparue l'an dernier, mais je vous rejoins, ce sujet ne doit pas occulter la tuberculose bovine : bon nombre de nos collègues éleveurs ont déjà abattu leur troupeau à plusieurs reprises. Au-delà de l'impact économique de tels abattages, l'impact psychologique est absolument cataclysmique.

Nous savons accompagner les éleveurs et nous le faisons, mais il nous faut des outils et des moyens pour ce faire. Souvent, lorsque surviennent des cas de tuberculose bovine ou d'influenza aviaire nécessitant un abattage total, nous envoyons a posteriori nos travailleurs sociaux faire un état des lieux. Pour envoyer un travailleur social dans une exploitation, il faut d'abord qu'un salarié soit disponible. Ensuite, il faut des moyens, c'est-à-dire une voiture et du gazole à mettre dedans. C'est certes une image, mais elle illustre que dans le fonctionnement de l'institution, tout est lié : ETP, moyens financiers, outils, action sanitaire et sociale, prévention.

Je pense ainsi avoir résumé les enjeux autour de la négociation de la convention d'objectifs et de gestion. Celle-ci n'est pas terminée. La stratégie de persuasion des pouvoirs publics que nous avons menée et que vous menez avec nous est en train de se cristalliser. Nous sentons qu'elle pèse sur les négociateurs et sur nos tutelles. Continuons ce combat. Allons chercher les moyens et les outils qui permettront à la MSA de travailler au quotidien.

Mme Magalie Rascle. - Le fait que nous soyons un guichet unique nous dote d'un puits de données assez intéressant. Nous sommes ainsi en mesure de produire un certain nombre de statistiques, notamment sur les maladies et les parcours de soins de nos ressortissants, et de comparer les risques de surmortalité de nos populations par rapport à la population générale. Par exemple, nous avons pu mettre en évidence que notre population était exposée à un sur-risque suicidaire de 46 % supérieur à celui de la population générale.

Je précise toutefois que nous n'avons pas connaissance des motifs de décès, cette donnée étant gérée par le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Nous avons donc besoin que les pouvoirs publics nous communiquent les motifs de décès de façon à pouvoir ensuite faire de l'appariement entre ces données confidentielles et les données contenues dans nos propres bases. Ainsi présenté, cela peut paraître simple, mais c'est en fait assez complexe. C'est la raison pour laquelle la feuille de route du plan interministériel de lutte contre le mal-être agricole, dont la coordination a été confiée à Olivier Damaisin, prévoit la mise en place d'un observatoire des mortalités agricoles, auquel la MSA souhaite bien sûr être associée, pour mieux connaître les causes de décès et surtout les parcours.

Pour notre part, nous avons travaillé sur le sur-risque à partir des données dont nous disposions via le système national des données de santé (SNDS). Nous avons pu ainsi constater que des personnes en situation de risque suicidaire avaient déjà connu, par exemple, d'importants problèmes de santé mentale ou que d'autres, au contraire, n'avaient pas du tout été suivies médicalement. Je vous invite donc à consulter ces données, qui sont publiques. Il est en tout cas important pour nous d'améliorer la connaissance, en lien avec les pouvoirs publics, dans la perspective d'agir plus en amont.

Au sujet des dépistages organisés des cancers, je vous confirme que la MSA applique de bout en bout, au même titre que l'assurance maladie, l'ensemble des dispositifs de droit commun en matière de santé publique. Toutefois, nous faisons plus encore, en raison de nos spécificités. Nous nous appuyons notamment sur notre réseau de délégués MSA, qui sont autant de relais pour démultiplier ces campagnes et aller au-devant de nos populations. Nous savons combien l'accompagnement est essentiel en matière de santé. Cela passe par exemple par de la pair-aidance et par des entretiens motivationnels. Nous utilisons tous les motifs de contact que nous pouvons avoir avec nos adhérents dans le cadre de nos missions de guichet unique pour les ramener vers ces dispositifs de santé.

Sur l'outre-mer, je vous confirme que la MSA s'est structurée historiquement sur les sujets ultramarins, en particulier dans le cadre de la convention d'objectifs et de gestion qui vient de se terminer et - nous l'espérons - dans le cadre de la prochaine. La MSA n'est pas présente en tant que telle dans les territoires ultramarins, où ses missions sont exercées par les CGSS. Toutefois, ces organismes ont des MSA référentes sur le territoire métropolitain pour leur venir en appui et en soutien. Dans ce contexte, la MSA Poitou a pris en effet davantage de place, notamment avec la nomination d'une directrice adjointe, à laquelle a succédé un directeur adjoint. Ce dernier est chargé des missions de coordination entre la MSA et les territoires ultramarins, en lien notamment avec les administrations centrales et la mission de coordination des outre-mer (Micor).

Je vous confirme que nous sommes tenus informés - nous y sommes même, le cas échéant, associés - des différents textes réglementaires concernant l'outre-mer qui seront soumis, bien entendu, à notre conseil d'administration par les pouvoirs publics. La question des vingt-cinq meilleures années est en effet en cours d'examen dans les administrations centrales.

Je précise d'ailleurs, que bien que non présente dans ces territoires, la MSA s'est structurée pour accompagner les territoires ultramarins, notamment en matière de santé mentale. À l'instar du loup en métropole, ces territoires font face des prédations spécifiques, comme celles liées aux pumas ou aux singes, qui nécessitent un accompagnement particulier. La plateforme Agri'écoute ne dispose d'aucun répondant parlant le créole. Nous nous interrogeons donc sur la manière dont les répondants, qui sont des psychologues, peuvent s'adapter à de tels besoins. Il s'agit pour nous d'un sujet important. D'ailleurs, le président du conseil d'administration de la MSA invite régulièrement les représentants des territoires d'outre-mer à un certain nombre d'événements ou de temps institutionnels.

M. Stéphane Antigny. - Pour répondre à la question sur l'équilibre entre les actifs et les retraités agricoles, nous avons aujourd'hui quasiment 1,3 million d'actifs, répartis dans 430 000 exploitations non salariées et un peu plus de 830 000 salariés. Quant au nombre de retraités, il s'élève à environ 3,3 millions de personnes. Depuis dix ans, nous observons globalement une baisse du nombre de retraités, qui étaient encore 3,9 millions en 2015. En revanche, le nombre de salariés augmente, tandis que celui des exploitations non salariées est en légère baisse. Je rappelle que la loi du 24 mars 2025 d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a fixé l'objectif de maintenir le nombre d'exploitations à 400 000 exploitations à l'horizon de 2035, ce qui suppose un accompagnement important de la part de la MSA.

La réforme du schéma informatique ne se fera pas à effectifs constants. Cela n'est pas possible. Nous avons des effectifs propres à la MSA, mais nous faisons appel également à des prestataires ou des entreprises de services du numérique (ESN). Nous cherchons actuellement à réinternaliser une cinquantaine de postes. Premièrement, cela coûterait moins cher. Deuxièmement, nous conserverions ainsi une expertise, que n'ont plus nos prestataires, sur un certain nombre d'outils ou de logiciels plutôt anciens. Le schéma informatique que nous proposons nécessitera cependant des moyens complémentaires en termes de prestataires.

Nous faisons face actuellement à une explosion de nos coûts informatiques, notamment celui des licences, pour lesquelles nous sommes très dépendants des Américains. C'est la raison pour laquelle nous essayons de retrouver une certaine souveraineté européenne. Nous nous sommes par exemple désengagés de Statistical Analysis System (SAS) au profit du logiciel européen DigDash et nous réfléchissons à faire de même pour Microsoft. En quelques mois, le coût des serveurs a augmenté de plus de 300 %. Pour vous donner un ordre d'idée, dans le cadre de la prochaine COG, nous avions estimé à 20 millions d'euros le budget nécessaire pour faire évoluer un certain nombre de serveurs en fin de vie. En l'espace de quelques mois, ce besoin est passé à 60 millions d'euros.

Vous nous interrogez enfin sur l'intelligence artificielle. Là encore, tout dépendra des moyens que nous obtiendrons, mais nous avons déjà engagé un certain nombre d'actions. Par exemple, nous testons, dans quelques-unes de nos caisses, l'utilisation de l'IA pour préparer les réponses aux e-mails. La relecture d'un agent sera toujours nécessaire pour valider la réponse, mais cela nous permettra d'augmenter notre productivité dans le traitement des demandes les plus simples. Concernant les besoins du monde agricole, nous réfléchissons également avec un certain nombre de start-up à des solutions de partenariat permettant de simplifier la vie des agriculteurs.

M. Philippe Mouiller, président. - Je vous remercie pour ces interventions très complètes.

Ce point de l'ordre du jour a fait l'objet d'une captation vidéo qui est disponible en ligne sur le site du Sénat.

Projet de loi, rejeté par l'Assemblée nationale, portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif à l'assurance chômage (deuxième lecture) - Examen du rapport et du texte de la commission

M. Philippe Mouiller, président. - Mes chers collègues, notre ordre du jour appelle l'examen du rapport de Laurent Burgoa et l'élaboration du texte de la commission sur la deuxième lecture du projet de loi portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif à l'assurance chômage. Je vous rappelle que ce texte, adopté par le Sénat le 1er avril dernier, a été rejeté en première lecture par l'Assemblée nationale le 16 avril. Bien qu'il ait engagé la procédure accélérée, le Gouvernement a fait le choix d'une deuxième lecture dans chaque assemblée plutôt que de convoquer une commission mixte paritaire. La deuxième lecture de ce projet de loi est inscrite à l'ordre du jour des travaux du Sénat le lundi 18 mai prochain.

M. Laurent Burgoa, rapporteur. - Mes chers collègues, le texte que nous examinons à nouveau ce matin, relatif à la transposition de l'avenant du 25 février dernier concernant l'indemnisation des salariés bénéficiant d'une rupture conventionnelle, ne cessera décidément pas de nous surprendre. Je vous rappelle que nous avions dû instruire ce projet de loi dans un temps record, moins d'une semaine ayant séparé son dépôt sur le Bureau de notre assemblée de son vote en séance publique.

Le texte avait par ailleurs fait l'objet d'un très large consensus sur nos bancs, puisqu'une large majorité l'avait adopté. Nous pouvions légitimement en attendre autant de l'Assemblée nationale, dans la mesure où l'accord en question avait été signé par l'ensemble des organisations patronales et trois des cinq organisations syndicales représentatives. Pourtant, à la faveur d'un rebondissement dont seule la chambre basse a le secret, trois amendements identiques de suppression de l'article unique ont été adoptés le 16 avril dernier en séance publique, alors que la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale préconisait une adoption conforme.

Nous voilà donc contraints, dans une période où l'agenda parlementaire est pourtant plus que chargé, de procéder à une deuxième lecture, le Gouvernement n'ayant pas cru bon de convoquer une commission mixte paritaire alors que l'engagement de la procédure accélérée lui en donne la possibilité. Nos débats étant récents, je ne reviendrai pas sur l'ensemble des enjeux ayant présidé à la conclusion de l'accord que nous transposons. Et sans suspense, je vous proposerai de rétablir l'article unique dans la version que nous avions adoptée, afin de rester fidèles à l'engagement des partenaires sociaux.

Je me bornerai à rappeler trois points qui me semblent importants pour notre délibération. Premièrement, 26 % des dépenses totales d'allocation de l'Unédic, soit 9,4 milliards d'euros, sont versées à la suite d'une rupture conventionnelle, un chiffre en constante augmentation depuis la création de ce mode de rupture en 2008. L'accord des partenaires sociaux, en réduisant la durée d'indemnisation à 15 mois, contre 18 actuellement dans le cas général, permettrait à terme au régime de l'Unédic d'économiser 940 millions d'euros par an.

Deuxièmement, la réduction de la durée d'indemnisation demeure mesurée et ne revient pas sur le principe de la rupture conventionnelle. Ce mode de rupture du contrat est en effet précieux, puisqu'il concourt à la flexibilisation du marché du travail et à l'aspiration des salariés qui souhaitent évoluer professionnellement sans rupture coûteuse et délicate avec leur employeur.

Troisièmement, et c'est à mon sens le point le plus important, les organisations signataires de l'avenant nous ont indiqué que la rédaction retenue par le Gouvernement reflétait fidèlement l'accord des partenaires sociaux. Qui mieux que ces derniers en effet pour se prononcer sur les règles qui doivent régir le monde du travail et la vie au sein de nos entreprises ?

Vous l'aurez compris, mes chers collègues, comme lors de notre première lecture, je vous invite à nous inscrire dans la tradition du Sénat sur les textes issus du paritarisme et à adopter le texte proposé par le Gouvernement.

Mme Raymonde Poncet Monge. - Monsieur le rapporteur, vous dites que rien n'a changé, mais vous revenez tout de même légèrement sur votre argumentation. Il est noté dans l'exposé des motifs que les salariés ayant eu recours à une rupture conventionnelle individuelle passent beaucoup plus de temps au chômage que ceux qui ont subi un licenciement. J'aimerais que l'on documente cette affirmation avant l'examen du texte en séance publique. On trouve toujours des arguments sortis du chapeau pour justifier un recul. De mon côté, je n'ai rien trouvé qui puisse étayer cet argument.

Il conviendrait également d'étudier le profil des personnes concernées. Je rappelle également que, pour conclure une rupture conventionnelle individuelle, il faut l'accord des deux parties. Quel est donc le profil des employeurs qui la signent ? Il serait intéressant de le connaître dans la mesure où ce dispositif a été demandé par le patronat. Je peux d'autant plus vous le dire que j'étais consultante à l'époque et que j'y étais opposée, à l'instar de certains syndicats. Dans un contexte où les plans de restructuration et de licenciement étaient légion, les employeurs y ont vu le moyen de procéder, en quelque sorte, à des licenciements masqués.

Par ailleurs, les 26 % de dépenses que vous évoquez incluent-ils les ruptures conventionnelles collectives ? Si ce n'est pas là une forme détournée de licenciement, je ne sais pas ce que c'est.

Enfin, vous présentez l'accord comme modéré. Or quand, après 57 ans, on perd 6 mois et demi d'indemnisation, cela n'a rien de modéré. C'est aussi pour cette raison que la Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC) est vent debout. Un cadre à qui l'on dit qu'il n'a pas les capacités de suivre les évolutions informatiques ou organisationnelles et qui signe une rupture conventionnelle aura tout de même 6 mois et demi d'indemnisation de moins que les autres chômeurs au même âge. On introduit donc dans le code du travail une nouvelle différenciation. La durée d'activité et l'âge étaient jusqu'à présent les deux seuls critères retenus. En voilà un troisième ! Pourquoi en ajouter encore un quatrième demain ? Je vais vous dire ce qui va se passer dans quelques années : à un moment donné, quelqu'un lancera un appel à l'équité et ce sont tous les autres chômeurs qui verront leurs droits diminuer. Ce sera un recul pour tous.

L'État demandait une économie de 400 millions d'euros, on lui en offre 940. Les syndicats de cadres sont très opposés à cet accord. Ils savent quelles difficultés rencontrent les cadres pour retrouver un travail à 57 ans, sauf à être contraint, en raison d'une durée d'indemnisation rabougrie, à accepter n'importe quel emploi à n'importe quel salaire. J'aimerais que toutes ces questions soient documentées pour le 18 mai prochain.

Mme Frédérique Puissat. - Sans revenir sur le fond de cet accord national interprofessionnel, je rappelle que, pour diverses raisons, notre régime d'assurance chômage est déficitaire et que notre dette est colossale. Il est donc intéressant que les partenaires sociaux se saisissent du sujet.

Sur la forme, je suis plutôt satisfaite que le Gouvernement n'ait pas décidé de recourir directement à une commission mixte paritaire. Il est important, me semble-t-il, qu'une deuxième lecture ait lieu à l'Assemblée nationale. Si nous en sommes arrivés là, c'est aussi parce que le vote sur ce texte est intervenu peu de temps après le vote de la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai. Les relations entre le Parlement et le Gouvernement en ont été affectées.

Nous portons, les uns et les autres, une responsabilité dans l'organisation de nos institutions. Il est important de laisser libre cours au dialogue social et d'entendre les partenaires sociaux. Nous avons pu avancer sur le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Cela n'a pas été simple, mais je m'en félicite, car ce texte concerne aussi l'assurance chômage. De même, nous étions un certain nombre, ce matin, à travailler avec le ministre sur le règlement européen de coordination des systèmes de protection sociale, notamment concernant l'indemnisation des travailleurs transfrontalier avec la Suisse et le Luxembourg. Preuve en est que nos institutions peuvent fonctionner. Espérons que le sort réservé au texte que nous examinons ne soit qu'un dysfonctionnement. Nous portons tous une responsabilité. Il est fondamental que nous votions ce texte, en respectant une nouvelle fois la parole des partenaires sociaux.

M. Laurent Burgoa, rapporteur. - Si l'Assemblée nationale a rejeté le texte, c'est faute d'une mobilisation suffisante de la part de divers groupes, en particulier ceux de la majorité présidentielle. J'espère qu'en seconde lecture, ces groupes se mobiliseront pour voter positivement.

Madame Poncet Monge, nous ne disposons pas des chiffres que vous demandez sur les salariés. Nous savons simplement que la durée d'allocation des personnes ayant conclu une rupture conventionnelle est, en moyenne, plus longue que les autres. Concernant le profil des employeurs qui y recourent, il s'agit majoritairement de très petites entreprises (TPE) ou de petites et moyennes entreprises (PME), qui, souvent, ne disposent pas d'un service de ressources humaines. Il est beaucoup plus simple pour elles de procéder ainsi que de courir le risque d'un contentieux, ou de relations détériorées au sein de l'entreprise.

Je vous rassure, les 26 % n'incluent pas les ruptures conventionnelles collectives.

Enfin, je vous rappelle que, parmi les syndicats de salariés ayant signé cet accord, figurent la CFDT et FO, qui me semblent être des syndicats pour qui le dialogue social est important au sein de l'entreprise. Les parlementaires que nous sommes doivent, me semble-t-il, prendre acte de leur point de vue et le transcrire simplement dans la loi. Nous n'avons pas à nous immiscer dans l'accord qui a été trouvé entre le patronat et les salariés.

EXAMEN DE L'ARTICLE UNIQUE

Article unique

M. Laurent Burgoa, rapporteur. - Comme en première lecture, avis défavorable à l'amendement de suppression COM-1.

L'amendement COM-1 n'est pas adopté.

M. Laurent Burgoa, rapporteur. - L'amendement COM-2 vise à exclure les demandeurs d'emploi de plus 57 ans du champ de la réforme. Une telle modification reviendrait explicitement sur un point ayant fait l'objet d'un accord entre les partenaires sociaux. Avis défavorable.

L'amendement COM-2 n'est pas adopté.

M. Laurent Burgoa, rapporteur. - L'amendement COM-3 vise à conditionner l'entrée en vigueur du dispositif pour les allocataires de plus de 55 ans à la remise d'un rapport d'évaluation préalable au Parlement. Vous connaissez la position de la commission sur les demandes de rapport : avis défavorable.

L'amendement COM-3 n'est pas adopté.

M. Laurent Burgoa, rapporteur. - L'amendement COM-4 vise à préciser que la réforme doit prendre en compte les difficultés particulières de retour à l'emploi des demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus. La demande est déjà satisfaite par l'avenant signé par les partenaires sociaux. En outre, cet amendement manque de précision et pourrait introduire un flou juridique dans la loi. Avis défavorable.

L'amendement COM-4 n'est pas adopté.

L'article unique constituant l'ensemble du projet de loi est adopté sans modification.

TABLEAU DES SORTS

Auteur

Objet

Sort de l'amendement

Article unique : Permettre la modulation de la durée d'indemnisation au titre de l'assurance chômage
selon le mode de rupture du contrat de travail

Mme PONCET MONGE

1

Suppression de l'article

Rejeté

Mme PONCET MONGE

2

Exclusion des demandeurs d'emploi de plus 57 ans du champ de la réforme

Rejeté

Mme PONCET MONGE

3

Conditionnement de l'entrée en vigueur du dispositif pour les allocataires de plus de 55 ans à la remise d'un rapport préalable au Parlement

Rejeté

Mme PONCET MONGE

4

Prise en compte des difficultés particulières de retour à l'emploi des demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus

Rejeté

La réunion est close à 12 h 00.