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Présentation des grandes régions de Russie

Ivan PROSTAKOV
Représentant commercial de la Fédération de Russie en France

Jusqu'à présent, les entreprises françaises investissaient exclusivement dans les principales métropoles russes. Aujourd'hui, si Moscou demeure le coeur financier, économique et commercial du pays, les régions russes présentent aussi un nombre d'opportunités croissantes. La Russie se distingue par son immense superficie et par la complexité de son organisation territoriale : la Fédération de Russie compte en effet 89 « sujets », aux statuts administratifs variés (républiques autonomes, oblast, okroug, etc.)

Les trois entités administratives qui seront plus particulièrement présentées ici (oblast de Sverdlovsk, oblast de Rostov-sur-le-don et république du Tatarstan) ont déjà des contacts avec la France mais présentent un profil très différent, tant en termes de localisation géographique qu'en termes de spécialisation économique. Les différences culturelles entre ces trois entités sont également nombreuses.

Nous n'avons pas la prétention de pouvoir identifier précisément, aujourd'hui, les régions russes les plus ouvertes aux opérateurs économiques étrangers. A cet égard, nous estimons qu'il revient à ces mêmes opérateurs de choisir la région dans laquelle ils souhaitent investir, en tirant notamment les enseignements des expériences menées par d'autres acteurs économiques, les ayant précédés sur le terrain.

Moscou offre bien sûr des infrastructures très développées, mais l'ensemble des conditions souhaitées pour investir peut aussi se trouver dans les régions russes. Comme l'a souligné Jean Lemierre, il deviendra en tout cas de plus en plus dur de vendre en Russie sans y investir. Le préalable consiste alors à identifier des partenaires, dans le cadre de projets à long terme.

Intervention de représentants de régions russes

I. Région de Rostov

Vladimir TCHOUB, Gouverneur de l'oblast de Rostov

Rostov constitue une ville centrale de la vaste région de Rostov située au sud de la Fédération de Russie. Il y a près de cent ans, des entreprises françaises étaient déjà présentes sur ce territoire et une Mission permanente de la France y était déjà implantée. Quoique dépourvu de réserves de pétrole ou de gaz, notre oblast a connu une croissance économique de 44 % au cours des quatre dernières années. Dans les années 70, les relations entre notre région et la France ont connu un renouveau, avec par exemple la participation de nos spécialistes à une usine de fabrication d'aliments pour enfants. Nous modernisons aujourd'hui cette entreprise mais seules des entreprises russes prennent part à cette modernisation. Une société d'actionnaires, dont l'Etat ne détient que 13 %, a également vu le jour dans le cadre de la coopération entre nos deux pays. Récemment aussi, cette coopération a concerné une entreprise d'aviation appartenant à l'Etat.

Une entreprise de la région fabriquant des automobiles a connu un sort moins favorable : après des pourparlers avec la société Citroën, il avait été convenu que cette entreprise fabriquerait des pièces détachées du modèle Berlingo mais cette coopération a dû être interrompue car Citroën avait d'autres engagements à honorer et ne pouvait pas tout mener de front. Hyundai, l'une des toutes premières firmes coréennes, a finalement repris le flambeau, permettant ainsi à l'un des meilleurs exemples de coopération entre notre région et un investisseur étranger de voir le jour. Une autre société de la région travaille en collaboration avec Airbus depuis quelques années. Cette entreprise a toutefois été rachetée par Alkoy et nos collègues français n'ont pas réagi, suite à ce rachat. Dans le domaine agricole, certaines entreprises produisent de l'huile de tournesol et depuis quelques années les entreprises françaises travaillent dans notre région, sur différents maillons de la chaîne (transport...). Codex est ainsi présent dans la région, et plusieurs sociétés de consultants réalisent aussi quelques missions sur le terrain. Des projets existent aussi avec de grandes enseignes comme Auchan. Les infrastructures de la région sont compétitives vis-à-vis de celles qu'offre par exemple la région de Moscou, et il existe une coopération étroite entre la région de Rostov et les autres régions russes. Nous avons des représentants dans 20 pays du monde et il existe un certain nombre de sociétés d'actionnaires dont l'Etat ne détient qu'une part minoritaire. Elles oeuvrent par exemple dans le domaine maritime. Les entreprises de Rostov entretiennent des relations économiques avec 110 pays du monde et les échanges commerciaux de la région se sont élevés à 3 milliards d'euros en 2004. Ils ont concerné en particulier les secteurs de l'aviation, de l'agroalimentaire ou encore des équipements techniques.

Si le secteur agroalimentaire occupe une place prédominante aujourd'hui dans la coopération avec les entreprises étrangères, nous avons d'importants projets de coopération avec d'autres régions dans les domaines bancaire et financier. Un de ces projets concerne par exemple une institution financière travaillant régulièrement avec la BERD. La région de Rostov constitue sans nul doute une des plus attractives pour les investissements étrangers, en particulier pour les petites et moyennes entreprises. Les documents remis aux participants à cette journée détaillent les nombreuses réformes mises en oeuvre au cours des dernières années et la qualité des infrastructures proposées. Nous pouvons notamment nous appuyer sur des établissements universitaires de toute première qualité, qui organisent des échanges réguliers avec la France. Des contacts réguliers ont également lieu entre notre région et diverses institutions françaises, comme en témoigne encore la visite de Christine Lagarde, au mois de septembre dernier, dans la région de Rostov.

II. La république du Tatarstan

Khafiz SALIKHOV

Le Tatarstan est une des principales régions russes et accorde une importance particulière au développement des relations économiques avec la France. La capitale de notre république a célébré récemment son millième anniversaire et de nombreuses villes du pays organisent des programmes d'échange avec la France, notamment au niveau des écoles. Nos contacts et les échanges sont de plus en plus nombreux dans ce domaine et le Tatarstan dispose dorénavant d'une reconnaissance internationale qui n'est plus à démontrer. Nous coopérons ainsi avec plus de cent pays, en tenant compte des intérêts de la Fédération de Russie et de ceux de nos entreprises. Nous avons signé des accords de coopération avec plus de vingt pays étrangers et avec leurs régions.

L'un des principaux enjeux de la politique extérieure de la Fédération de Russie consiste à créer un climat d'affaires favorable aux investissements et au développement de la production. La France dispose d'une expérience riche de ce point de vue et constitue donc l'un de nos partenaires privilégiés.

Comme le soulignent les agences internationales, le climat économique et politique du Tatarstan est favorable aux investissements. Parmi nos sociétés phares figurent des entreprises pétrochimiques ou encore une usine de production d'hélicoptères, qui bénéficient d'une notation supérieure à la notation moyenne des entreprises de la Fédération de Russie. Les perspectives d'investissement dans notre république sont orientées favorablement, notamment grâce à un fonds de développement de l'activité qui a été mis en place. Le développement des infrastructures constitue un des axes importants que nous souhaitons privilégier. Plus de 13 parcs industriels et technologiques existent à ce jour au Tatarstan et ces structures sont parmi les rares, dans notre pays, qui soutiennent les start-up ainsi que les PME. Le domaine des nouvelles technologies et en particulier les technologies de communication constituent un des secteurs privilégiés de développement économique de la région et de nombreuses entreprises voient le jour autour de ces spécialités.

Il est impossible d'accroître le niveau d'activité au sein de notre république sans créer les mécanismes et conditions favorables à cette activité. La république du Tatarstan figurera parmi les meilleures régions de la Fédération de Russie en 2006 et occupera le 3ème rang du classement de ces régions, après Moscou et Saint-Pétersbourg. En 2005, le PIB de la région a doublé et il devrait encore doubler entre 2005 et 2010. La république présente une structure de PIB singulière, avec une part de 45 % dévolue à l'industrie, devant le commerce et l'alimentation collective, la construction, l'agriculture et le secteur « transports et communications ». La république du Tatarstan est aussi une des rares régions du monde qui possède ses propres usines de construction avionique.

Certes tout n'est pas rose et notre république rencontre aussi des difficultés dans un certain nombre de domaines. Nous comptons nous attacher à résoudre ces difficultés, avec l'aide de partenaires extérieurs, le cas échéant. Pour finir, je puis vous assurer que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour accorder l'importance nécessaire à chaque projet d'investissement qui nous ferait l'honneur de concerner la république du Tatarstan.

III. L'oblast de Sverdlovsk

Viktor KOKCHAROV

De nombreux orateurs ont souligné le caractère favorable aux investissements étrangers de l'évolution économique et politique de la Russie. Les hommes d'affaires occidentaux semblent être passés, en 2005, du stade de l'observation à celui, plus actif, des investissements et il faut s'en réjouir. La Russie connaît une croissance élevée et entreprend de nombreuses réformes politiques et économiques qui créent les conditions favorables au bon fonctionnement de la communauté d'affaires russe et internationale.

La région de Sverdlovsk, une des plus développées de la Fédération de Russie, en offre un très bon exemple. Située au coeur de la Russie, à la frontière entre l'Europe et l'Asie, elle dispose d'une superficie représentant environ la moitié de la France, pour 4,5 millions d'habitants. La région de Sverdlovsk est une des plus riches, et dotée en particulier de ressources minières importantes (manganèse, cuivre, or...). La région occupe le 3ème rang russe en termes de volumes de production industrielle et le 5ème rang concernant le volume de services commerciaux. Selon nos prévisions, le Produit régional Brut devrait croître de 8 % en 2005 et les ressources des ménages devraient progresser de 13 %, en termes réels, au cours de l'année.

La région de Sverdlovsk s'avère cruciale pour les transports, aériens et terrestres, tant au plan russe qu'au plan international : elle joue le rôle de centre de distribution pour la région de l'Oural et l'ensemble de l'ouest de la Sibérie. Le développement des relations commerciales extérieures est par ailleurs favorisé par la représentation de la région dans de nombreux pays. Nous souhaitons accueillir les Missions économiques d'un plus grand nombre de pays et nous travaillons avec la France à l'ouverture d'une représentation diplomatique dans notre région. L'Agence Standard & Poor's a confirmé la note B+ attribuée à notre région et nous figurons parmi les cinq premières régions favorables aux investissements en Russie. Au cours des trois dernières années, les investissements directs étrangers ont été multipliés par huit, avec près de 4 milliards d'euros investis depuis 2004. Sur les neuf premiers mois de l'année, les investissements en capitaux propres ont crû de 21 %. En termes de perspectives, à titre d'exemple, au cours des cinq prochaines années, la production d'aluminium devrait doubler et celles d'acier et de cuivre devraient connaître une croissance considérable.

La région de Sverdlovsk est également bien intégrée dans le circuit des relations internationales et sur les neuf premiers mois de l'année, nos échanges extérieurs ont représenté 4,7 milliards d'euros. Les sociétés de production opérant dans la région sont par exemple Duferko, Stoppany, Pepsi, Coca-Cola ou encore APP. Des projets importants de construction d'hôtel sont actuellement en cours de réalisation (« Park Innovation », « Residors SAS Group »...). S'agissant de la coordination avec la France, la société Bouygues a entamé la construction de l'hôtel Hayat (investissement de 80 millions d'euros) et la même société travaille à un projet de construction d'un quartier d'affaires (investissement d'1 milliard d'euros). La firme Auchan compte également ouvrir plusieurs supermarchés dans la région et les firmes Areva et Air Liquide ont déjà engagé des coopérations avec des firmes de la région.

Le PIB de la région devrait tripler à l'horizon 2015, tandis que la production industrielle et la production agricole doubleraient sur la même période. La politique publique visant à favoriser les investissements se traduit notamment par l'apport d'un certain nombre de garanties et par la participation à un Conseil des investissements étrangers, qui fait le point régulièrement sur les projets d'investissements existants. Ainsi, 70 projets, adossés à un plan d'affaires précis, existent actuellement. Des allègements fiscaux sont également accordés à un certain nombre de projets d'investissement étranger. Je soulignerai enfin que les habitants de notre région aiment les biens français tels que les automobiles, l'habillement ou encore les cosmétiques et une cuisine raffinée, que nous apprécions au plus haut point lors de toutes nos célébrations !

IV. Questions avec la salle

Françoise BARRY, EcoRussie

Le problème démographique de la Russie a été évoqué au cours des exposés. Les Gouverneurs des régions agissent-ils pour améliorer la situation de ce point de vue ?

Vladimir TCHOUB

Aujourd'hui, le taux de naissances fluctue dans la région de Rostov : après avoir progressé l'an dernier, il est en recul cette année. Nous espérons stabiliser ce taux de naissance, qui est fortement lié au niveau de vie et aux perspectives économiques des ménages. L'immigration est très forte dans nombre de républiques russes et de nombreux russes émigrent de Russie. Depuis trois ans, de grands projets sociaux, dans le domaine de l'éducation ou de la santé ont été lancés et nous réorganisons par exemple le système de l'éducation, sans construire de nouvelles écoles, car nous n'en avons plus besoin depuis plusieurs années. Mais nous nous réjouissons d'avoir de nouveau besoin de crèches. Pour le reste, les infrastructures disponibles sont rénovées et améliorées, par exemple concernant les hôpitaux, qui ont été mis au niveau des standards européens. Dans le domaine énergétique, seules 14 mines sont restées ouvertes alors qu'il en existait 65, il y a encore quelques années. Cela signifie qu'une part importante de la population a été mise au chômage, ce qui n'est pas sans effet sur la démographie de notre région. Les efforts engagés doivent en tout cas être maintenus, en offrant des chances égales à toutes les régions. Si nous persévérons tous ensemble, je suis persuadé que nous pourrons redresser la situation démographique dans les trois ou quatre prochaines années.

Irène LE BRETON, responsable export, société Imphy Alloys

Nous fabriquons des alliages pour l'industrie électronique et celle-ci n'a pas du tout été évoquée. Est-elle absente des régions présentées ? Par ailleurs, vous avez indiqué que Citroën et Airbus avaient connu des difficultés dans la région de Rostov. Quelles sont les raisons de ces difficultés ?

Vladimir TCHOUB

L'usine d'assemblage que vous évoquez a été construite par Daewoo, qui a fait faillite. Seul l'entrepreneur russe est donc « resté à bord » du projet. Pendant une certaine période, l'usine a connu des difficultés et a recherché un partenaire. Nous avons alors identifié Citroën et j'ai moi-même participé aux négociations. Des Berlingo nous ont alors été envoyés pour être assemblés en Russie mais du fait de la demande en Europe, le projet a cessé après l'assemblage de 3 000 voitures. La société Hyundai est alors arrivée en nous proposant un nouveau projet, qui verra le jour l'an prochain pour l'assemblage d'environ 120 000 voitures par an. Aujourd'hui, Hyundai produit deux modèles dans notre région et plus de 40 000 automobiles ont d'ores et déjà été assemblées.

Quant à la situation du secteur électronique, il s'agit d'un dossier dont la situation devrait être présentée de façon détaillée, et nous manquons de temps pour ce faire. Je vous invite donc à vous tourner vers mon adjoint pour de plus amples explications.

Andrei LAVRINENKO, Directeur du développement d'affaires Europe de l'Est-Russie, General Electric

Existe-t-il des problèmes de réserves d'électricité dans les trois régions russes présentées ?

Vladimir TCHOUB

Nous avons du charbon et ce secteur a connu de profondes transformations, à l'image de ce qui a prévalu en Grande-Bretagne, lorsque les mines ont fermé. Ce fut donc une période douloureuse, mais la centrale nucléaire de Volgodon a rapidement pris le relais, avec l'aval de l'Agence internationale de l'Energie. Cette centrale fonctionne bien et a permis d'accroître les réserves d'électricité du sud de la Russie. Il est possible toutefois qu'il nous manque de l'électricité. C'est pourquoi nous sommes en discussion avec le gouvernement afin de lancer une deuxième tranche de cette centrale. Ce projet est aujourd'hui considéré comme prioritaire pour la région.

Valery DRAGANOV

La crise démographique a touché tous les pays en développement et nous la ressentons avec force car l'espérance de vie des Russes est sensiblement inférieure à celle des pays européens. Ce constat résulte à la fois d'une Histoire difficile au cours des derniers siècles et de la crise sociale de ces dernières années. L'une des priorités de la politique du gouvernement est la politique démographique. Une possibilité d'amélioration de la situation consiste à investir dans le capital humain : celui-ci doit désormais prendre la place qui lui est due, faute de quoi nos discours sur la lutte contre la pauvreté et l'émergence d'une classe moyenne resteront lettre morte. Le temps nous est compté et je ne peux m'étendre sur le sujet ; mais nous avons conscience de ces enjeux et nous comptons nous y atteler activement.

Khafiz SALIKHOV

Je mentirais si j'affirmais que nous ne connaissons pas de problème démographique. La république du Tatarstan fait partie des régions où, grâce aux flux migratoires, la situation démographique est la moins dramatique, mais il reste beaucoup à faire en la matière. En termes de qualité de vie, le Tatarstan figure parmi les régions de premier plan en Russie, et sans doute des facteurs propres à notre région jouent-ils en notre faveur. Nous avons mis en place un programme d'amélioration de la qualité de vie afin de consolider nos atouts en la matière. Il prévoit par exemple la possibilité d'hypothèques pour les jeunes ménages qui souhaitent accéder à la propriété. Un programme de mesures visant le secteur de la santé et celui de l'éducation est également à l'étude.

Concernant l'énergie électrique, notre compagnie Tatenerg s'avère tout à fait autonome et nous produisons même de l'énergie destinée à l'exportation. Il s'agit de gaz, à 80 %.

Viktor KOKCHAROV

Le problème démographique concerne aussi au plus haut point la région de Sverdlovsk, où le taux de mortalité dépasse le taux de natalité. Différentes mesures ont été prises au niveau national pour endiguer le taux de mortalité et au niveau régional, plusieurs programmes ont été mis en oeuvre. Ils visent par exemple la protection de la santé des mères et des jeunes enfants. Nous avons également construit plusieurs maternités et centres d'accueil post-accouchement. Un programme est dédié plus spécifiquement à la santé des hommes, qui constitue un enjeu de santé publique particulièrement important. Un programme de lutte contre le cancer a également été lancé (la région dispose d'ailleurs d'un des principaux centres européens de lutte contre le cancer) et des efforts similaires sont déployés en direction des maladies cardiovasculaires. Je ne doute pas que tous ces efforts devraient porter leurs fruits au cours des prochaines années.

Valery DRAGANOV

Je signale que des discussions sont en cours, au niveau fédéral, concernant l'ouverture à la concurrence du secteur de l'énergie. Si la fin des monopoles se heurte à un certain nombre de résistances psychologiques, je puis vous assurer que le mouvement d'ouverture vers le secteur privé va se poursuivre et que le niveau des investissements privés dans ce domaine ne sera jamais trop élevé.

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