Le résumé

Réunie le 11 février 2026, la commission des finances du Sénat a organisé une audition pour « suite à donner » à l'enquête qu'elle avait sollicitée auprès de la Cour des comptes sur les secours en montagne.

Politique publique très visible mais dont le fonctionnement est souvent méconnu, le secours en montagne associe la gendarmerie nationale (pelotons de gendarmerie de haute montagne, PGHM), la police nationale (Compagnies républicaines de sécurité, CRS Montagne) et les groupes montagne des sapeurs-pompiers (GMSP), en lien avec les SAMU et avec l'appui des moyens héliportés de la gendarmerie et de la sécurité civile. Clarifié par la circulaire du 6 juin 2011, ce dispositif mobilise un peu plus de 1 000 professionnels et assure des délais d'intervention rapides dans un environnement exigeant. Son efficacité opérationnelle et le professionnalisme des secouristes sont unanimement reconnus, y compris internationalement.

Ce modèle est toutefois sous tension. Entre 2018 et 2024, le nombre d'interventions a progressé de 18 pour cent, pour atteindre près de 10 000 opérations annuelles, sous l'effet de la fréquentation accrue des massifs, de la diversification des pratiques et des effets du changement climatique. Le recours à l'hélicoptère est prépondérant, alors qu'une partie de la flotte, notamment au sein de la gendarmerie, connaît un vieillissement marqué, pesant sur la disponibilité opérationnelle et les coûts de maintenance. Globalement, le coût du dispositif de secours en montagne est estimé par la Cour des comptes à environ 107 millions d'euros en 2024, en hausse de plus de moitié depuis 2012, principalement sous l'effet de l'augmentation des dépenses liées aux moyens aériens.

Face à ces constats, Bruno Belin et Jean-Pierre Vogel, rapporteurs spéciaux de la mission « Sécurités » (respectivement pour les sujets relatifs à la police et la gendarmerie nationales, d'une part, et à la sécurité civile, d'autre part), appellent à préserver l'excellence du secours en montagne tout en formulant 8 recommandations. Ces dernières visent à moderniser les moyens aériens de la gendarmerie, à améliorer le pilotage et la coordination du dispositif, à mieux maîtriser le recours aux moyens lourds et à développer la prévention et l'utilisation des outils technologiques, tout en examinant la possibilité d'une facturation de certaines interventions.

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