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Prévention du risque prévisible de violence urbaine

9e législature

Question écrite n° 12790 de Mme Hélène Missoffe (Val-d'Oise - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 06/12/1990 - page 2573

Mme Hélène Missoffe attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur le fait que le journal Le Parisien, édition Val-d'Oise, publiait dans son numéro 14 367 en date du samedi 17 novembre 1990 un article intitulé Argenteuil-Bandes : règlement de comptes dimanche. Le corps de cet article précisait que, selon des rumeurs persistantes, des rencontres qualifiées " d'explosives " devaient avoir lieu à Argenteuil le lendemain dimanche 18 novembre entre bandes rivales. Il est ainsi établi que la flambée de violence qu'à connue Argenteuil le dimanche 18 novembre dans l'après-midi était plus que prévisible puisque la presse l'évoquait dans ses éditions de la veille. Dans ces conditions, il est incompréhensible que rien n'ait été mis en place pour que des forces de l'ordre en nombre suffisant puissent dissuader les casseurs de saccager le centre commercial de la dalle d'Argenteuil comme ils ont pu le faire en toute impunité devant des policiers trop peu nombreux pour pouvoir s'interposer.



Réponse du ministère : Intérieur

publiée dans le JO Sénat du 21/02/1991 - page 377

Réponse. - Sur la base de simples rumeurs, le journal Le Parisien Val-d'Oise du 17 novembre 1990 a évoqué l'éventualité de règlements de comptes entre les bandes de la ville et celles de Montfermeil, le dimanche 18 à Argenteuil. Certaines informations non vérifiées faisaient état de risques de confrontations dans d'autres départements de la région parisienne. L'analyse de ces renseignements a permis d'établir que les jeunes de Montfermeil ne se déploieraient pas à Argenteuil, et confirmation en a été donnée par les faits, aucun affrontement de bandes n'ayant eu lieu. Les événements qui se sont produits sont en réalité d'une autre nature que ceux que véhiculait la rumeur. Lors du déclenchement des premiers incidents, les services de police sont intervenus immédiatement mais sans déploiement excessif afin d'éviter l'amplification du phénomène. Cependant, en présence de plusieurs journalistes, de nombreux jeunes sont arrivés sur la dalle du Val-d'Argenteuil et les regroupements qui ont suivi ont donné lieu à des dégradations de commerces. L'arrivée de renforts a été nécessaire pour rétablir l'ordre. A la suite de ces événements, le maire d'Argenteuil a reconnu le bien fondé de l'attitude de la police qui a permis de calmer rapidement les esprits.