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Criminalité et insécurité en Corse

9e législature

Question écrite n° 13303 de M. Jean-Jacques Robert (Essonne - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 17/01/1991 - page 91

M. Jean-Jacques Robert attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'augmentation de la criminalité en Corse. Il lui expose que cette criminalité sans cesse en expansion accroît le sentiment d'insécurité qui règne en Corse. Devant l'ordre public inexistant et la sécurité non assurée, la loi n'est plus respectée. Ainsi, le crime de sang est voué à l'impunité. C'est pourquoi il lui demande si le Gouvernement est décidé à rechercher, arrêter, poursuivre et condamner ceux qui ne sont, en fait, que des criminels de droit commun, répondant ainsi à l'attente de la grande majorité des Corses, qui se soumettent aux lois de la morale et de la République.



Réponse du ministère : Intérieur

publiée dans le JO Sénat du 20/06/1991 - page 1278

Réponse. - La lutte contre la délinquance constitue une priorité du Gouvernement sur l'ensemble du territoire. A ce titre, des mesures spécifiques sont prises partout où il en est besoin, ce qui est le cas en Corse, où, faut-il le rappeler, les effectifs de police et de gendarmerie représentent un fonctionnaire ou militaire pour 103 habitants contre 1 pour 290 pour l'ensemble de la métropole. Il faut relever que le taux des faits élucidés de 1985 à 1990 a progressé de 16 p. 100 à 23 p. 100 pour l'année 1990 tandis que le nombre des attentats à l'explosif tombait de 442 à 216 pour la même période et que le nombre des vols à main armée reste stable depuis l'année 1986 ; seule le nombre d'homicides a augmenté en 1990. Les efforts entrepris avec les moyens en personnels en place seront poursuivis dans tous les domaines, quels que soient les auteurs des crimes et délits commis et leurs mobiles. Les pouvoirs publics entendent, en effet, répondre comme le souhaite l'honorable parlementaire, à l'attente de la grande majorité des Corses dont le civisme aidant ne pourrait que permettre d'accroître l'efficacité des services de police. C'est le sens des mesures arrêtées lors du Conseil des ministres exceptionnel du 3 janvier 1991 consacré à la Corse.