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Protection du territoire national et de l'Europe

9e législature

Question écrite n° 13493 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 24/01/1991 - page 135

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de M. le ministre de la défense qu'il a été infligé à l'opinion publique française de lire dans un quotidien français du soir, de réputation internationale, que le ministre français de la défense venait de confirmer, dans un entretien confié à un célèbre journal allemand, la diminution du nombre des missiles nucléaires préstratégiques Hadès commandés pour remplacer les missiles Pluton. Il lui demande comment il concilie cette annonce au journal allemand avec sa propre déclaration que " nous ne pouvons pas prendre le pari que, dans les vingt à vingt-cinq prochaines années, il ne se passera rien en Europe ".



Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 11/04/1991 - page 765

Réponse. - Le missile nucléaire préstratégique Hadès a une portée trois fois plus grande que celle du missile Pluton. Il peut ainsi bénéficier de la protection accrue que lui donne un tir à partir de la profondeur du dispositif. Par ailleurs, les progrès technologiques réalisés dans le guidage du missile ainsi que sur le durcissement de la tête permettent de diminuer, dede façon significative, le taux d'attribution dû aux défenses adverses. Dans ces conditions, le nombre des armes nucléaires Hadès doit être pris en considération non par rapport à une situation présente ou à venir en Europe, mais par rapport au concept d'une frappe préstratégique tel qu'il a été retenu dans la doctrine nucléaire française et en fonction de la notion de suffisance qui lui est rattachée.