Allez au contenu, Allez à la navigation

Aide de la France pour lutter contre l'épidémie de choléra au Pérou

9e législature

Question écrite n° 13926 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 21/02/1991 - page 330

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, l'instauration de l'état d'urgence sanitaire au Pérou frappé par une épidémie de choléra et où, début février, 5 500 personnes étaient contaminées. Il lui demande quelle est l'aide de la France au Pérou pour combattre cette épidémie qui, selon certaines estimations publiées dans la presse, pourrait atteindre 14 millions de Péruviens.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 11/04/1991 - page 761

Réponse. - La France a, dès le début de l'épidémie de choléra qui s'est déclarée au Pérou, répondu à l'appel à la solidarité internationale lancé par les autorités péruviennes. Une équipe médicale de la Bioforce, diligentée par la cellule d'urgence du ministère des affaires étrangères et composée d'un médecin spécialiste d'épidémiologie et de deux techniciens de laboratoire s'est rendue le 13 février au Pérou où elle a séjourné pendant trois semaines. Elle a emporté environ une tonne de médicaments (tétracycline et doxycycline) et de matériels (un laboratoire d'analyses). La mission a notamment participé à l'organisation de laboratoires de bactériologie dans les hopitaux du nord du pays, foyer principal de l'épidémie, à la mise en place d'activités d'éducation sanitaire d'urgence et de mesures de prévention et d'assainissement du milieu ambiant. Une seconde équipe, mise en place par Bioforce opérationnelle et la Croix rouge française, prendra, dans les prochains jours, le relais et emportera du matériel destiné au traitement et à l'assainissement des eaux concormément au souhait des autorités péruviennes. Il convient enfin de souligner que l'effort engagé par les pouvoirs publics français complète l'action de nos O.N.G., Médecins du monde, Médecins sans frontières, et celle de la Communauté économique européenne qui a su sur son budget propre, comme le sait l'honorable parlementaire, répondre également à l'appel des autorités péruviennes.