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Enseignement du latin et du grec en section économique et scientifique

9e législature

Question écrite n° 13964 de M. André Bohl (Moselle - UC)

publiée dans le JO Sénat du 28/02/1991 - page 399

M. André Bohl demande à M. le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, s'il est exact que l'enseignement du latin et du grec ne sera plus ouvert aux élèves des sections économique et scientifique en première et en terminale. Il lui fait observer que la formation à la langue et à la culture méditerranéennes est un acquis essentiel favorisant les capacités de réflexion et d'expression des économistes et des scientifiques de demain. Il est déroutant de constater à quel point la spécialisation scientifique et économique éloigne notre société d'un humanisme dont l'enseignement du latin et du grec permettait la recherche de son origine. Il lui demande en conséquence quelles mesures il prendra pour éviter que des scientifiques et des économistes de demain soient privés de cette formation.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 09/05/1991 - page 987

Réponse. - Le rapport remis par le Conseil national des programmes au ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, sur la réforme des lycées, a permis d'ouvrir le débat sur un aspect essentiel de la rénovation de notre système éducatif sans préjuger des décisions que le ministre sera amené à prendre dans ce domaine. Les suggestions qu'il contient sur l'aménagement des structures et l'organisation des enseignements donnent lieu actuellement à une très large concertation avec les partenaires du système éducatif notamment au sein du conseil supérieur de l'éducation. Il va de soi qu'il sera tenu compte des avis et des propositions qui se seront dégagés au cours de cette discussion pour l'élaboration des propositions ministérielles qui seront rendues publiques en avril. Les propositions donneront lieu à leur tour à la concertation avec tous les partenaires. Une fois cette concertation terminée, le ministre arrêtera ses décisions au cours du mois de juin 1991.