Allez au contenu, Allez à la navigation

Suite donnée à une demande d'audit des services du ministère des affaires étrangères

9e législature

Question écrite n° 14411 de M. André Fosset (Hauts-de-Seine - UC)

publiée dans le JO Sénat du 28/03/1991 - page 619

M. André Fosset appelle l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, sur les informations parues dans la presse (La Lettre politique et parlementaire, n° 449) sur un audit de ses services par un cabinet privé. Selon ces informations, plusieurs points critiques sont mis en évidence : des informations essentielles sont noyées dans un ensemble de télégrammes moins intéressants, des rapports importants ne sont lus par personne et, s'agissant des diplomates, l'audit souligne leur criante insuffisance de la maîtrise des langues étrangères. Il lui demande, à l'égard de ces constatations et d'autres informations contenues dans ce rapport, la suite qu'il envisage de leur réserver puisque la France peut revendiquer, avec fierté, selon les dernières statistiques, le deuxième réseau diplomatique du monde après les Etats-Unis.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 26/09/1991 - page 2076

Réponse. - Le rapport d'audit cité par l'honorable parlementaire - qui a été établi notamment sur la base d'entretiens individuels - n'apporte qu'un éclairage partiel sur le fonctionnement du ministère des affaires étrangères et sur la maîtrise des langues étrangères par les diplomates. Le rôle des services de l'administration centrale du ministère ne peut être réduit à la seule compilation d'informations provenant des postes diplomatiques et consulaires. L'une des missions des diplomates affectés dans ces services est, en tout état de cause, de faire le tri entre les informations importantes et celles qui semblent moins utiles. Les dysfonctionnements signalés par le rapport d'audit sont actuellement à l'étude. Dans la mesure où ils apparaîtraient sérieux, des mesures ne manqueraient pas d'être prises pour y remédier. Le rapport sur la formation linguistique au ministère des affaires étrangères en 1990 montre que l'enseignement des langues est l'une des activités de formation prioritaire et dominante de ce département ministériel. L'enseignement des langues représente 32 p. 100 des dépenses de formation de ce ministère et 35 p. 100 du nombre total annuel des stagiaires. En 1989, 1 655 agents ont pu suivre une formation en langue sous forme de cours extensifs, intensifs ou particuliers, à l'administration centrale ou à l'étranger. A l'administration centrale, 38 professeurs assurent régulièrement l'enseignement centré sur l'expression orale, de neuf langues : l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien, le russe, le chinois, le japonais, l'arabe et le portugais. A l'étranger, les agents du ministère ont la possibilité de suivre des cours de perfectionnement dans la langue administrative du pays. Le tableau ci-dessous indique le nombre d'agents connaissant une ou plusieurs des neuf langues étrangères principales enseignées régulièrement au département (le niveau 1 étant le plus bas) : Voir tableau dans le JO no 13 (année 19 0).