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Situation des infirmiers et infirmières spécialisés en anesthésie-réanimation

9e législature

Question écrite n° 16390 de M. Jean-Paul Chambriard (Haute-Loire - U.R.E.I.)

publiée dans le JO Sénat du 18/07/1991 - page 1469

M. Jean-Paul Chambriard attire l'attention de M. le ministre des affaires sociales et de l'intégration à propos de la situation des infirmiers et infirmières spécialisés en anesthésie-réanimation. Il lui demande quelles suites il entend donner à leurs revendications, notamment à la reconnaissance de leur statut spécifique lié à la durée de leur formation et à leurs importantes responsabilités.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 05/09/1991 - page 1903

Réponse. - Le protocole d'accord du 9 février 1990 a prévu l'attribution aux infirmiers anesthésistes de la nouvelle bonification indiciaire (N.B.I.) versée à tous les échelons de la carrière, pour un montant d'environ 520 francs mensuels à compter du 1er août 1990, 600 francs mensuels à compter du 1er août 1991 et 800 francs mensuels à compter du 1er août 1992. Cette bonification est prise en compte pour le calcul de la pension de retraite dans les conditions prévues par la loi du 18 janvier 1991. Les infirmiers anesthésistes bénéficient, par ailleurs, des mesures édictées par ce protocole en faveur de l'ensemble des infirmiers : création d'un classement indiciaire intermédiaire (C II) et institution d'un corps de surveillants chefs, classé en catégorie A. Par ailleurs, le ministre délégué à la santé saisira le Conseil supérieur des professions paramédicales, avant la fin du mois de septembre 1991, d'un projet de création d'un diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste. Une négociation sera ouverte, à la même date, avec les représentants du personnel sur la réglementation des astreintes à domicile. L'ensemble des mesures sus-analysées manifeste sans équivoque l'importance attachée par le Gouvernement à une reconnaissance du rôle des infirmiers spécialisés en anesthésie-réanimation.