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Décret relatif aux transports routiers urbains et non urbains de personnes

9e législature

Question écrite n° 17019 de M. Jacques Mossion (Somme - UC)

publiée dans le JO Sénat du 29/08/1991 - page 1809

M. Jacques Mossion attire l'attention de M. le ministre délégué à l'artisanat, au commerce et à la consommation sur les préoccupations exprimées par le syndicat des artisans du taxi de la Somme à l'égard des dispositions du décret n° 85-891 du 16 août 1985 relatif aux transports urbains de personnes et aux transports routiers non urbains de personnes. L'article 32 de ce décret autorise en effet soit le transport d'un groupe, soit de plusieurs groupes d'au moins dix personnes. Ainsi, ces véhicules occasionnels auxquels il est fait allusion ne pourraient donc transporter que deux personnes si elles font partie du même groupe, mais au moins vingt personnes si elles constituent deux groupes. Il lui demande de lui préciser les initiatives qu'il envisage de prendre visant à clarifier ces dispositions dont l'application s'avère être, dans les faits, particulièrement difficile.

Transmise au ministère : Équipement



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 18/06/1992 - page 1374

Réponse. - L'article 32 du décret n° 85-891 du 16 août 1985 modifié relatif aux transports urbains de personnes et aux transports routiers non urbains de personnes définit les services occasionnels collectifs de transport public routier de personnes comme " la mise d'un véhicule à la disposition exclusive d'un groupe, ou de plusieurs groupes d'au moins dix personnes " et précise en outre que " les groupes devront avoir été constitués préalablement à leur prise en charge ". Le décret n° 49-1473 du 14 novembre 1949 relatif à la coordination et à l'harmonisation des transports ferroviaires et routiers, applicable jusqu'à la parution du décret du 16 août 1985 et toujours applicable en région d'Ile-de-France, définissait les services occasionnels collectifs comme " la mise d'un véhicule à la disposition exclusive d'une personne ou d'un groupe ". Cette définition avait été modifiée par le décret n° 73-1222 du 21 décembre 1973 en " la mise d'un véhicule à la disposition exclusive d'une personne ou d'un groupe ou de plusieurs groupes d'au moins dix personnes ". L'adjonction de la notion de groupe d'au moins dix personnes était justifiée par la circulaire du 31 janvier 1968 prévoyant l'exonération de la TVA pour les transports internationaux en transit de groupes d'au moins dix personnes. C'est cette notion qui a été reconduite dans la définition de l'article 32 du décret du 16 août 1985 précité. Les contraintes imposées aux taxis et aux services occasionnels prennent en considération les conditions d'exécution des services. En effet, les services occasionnels ne sont pas autorisés à prendre en charge une personne seule. Ils ne sont pas non plus autorisés à stationner sur la voie publique en quête de clientèle, puisque l'article 2 du décret n° 73-225 du 2 mars 1973 relatif à l'exploitation des taxis et des voitures de petite remise réserve exclusivement cette autorisation aux taxis. Les entreprises effectuant des transports occasionnels collectifs ne peuvent, en conséquence, prendre en charge que des groupes ayant préalablement réservé leurs services, ce qui impose une logistique de réservation qui n'est pas nécessaire aux taxis. Les visites médicales périodiques des conducteurs ont été rendues obligatoires par le décret n° 91-1044 du 7 octobre 1991 modifiant certaines dispositions du code de la route. Le contrôle technique périodique obligatoire pour les véhicules de transport occasionnel sera pour sa part introduit dans une prochaine modification du décret du 16 août 1985. Dans ces conditions, la modification de la définition des services occasionnels collectifs donnée par l'article 32 du décret du 16 août 1985 ne paraît pas véritablement indispensable. Une étude complémentaire a été confiée au conseil national des transports qui pourrait amener à compléter, à modifier ou à préciser certains points des réglementations actuelles applicables à ces services, au terme d'une analyse des conditions de concurrence.