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Remise du prix Nobel de la paix

9e législature

Question écrite n° 18701 de M. Jean Garcia (Seine-Saint-Denis - C)

publiée dans le JO Sénat du 28/11/1991 - page 2610

M. Jean Garcia demande à M. le ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, quelles dispositions la France entend prendre, afin que Mme Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie, assignée à résidence dans son pays, la Birmanie, puisse se rendre à Stockholm pour y recevoir le prix Nobel de la paix.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 20/02/1992 - page 424

Réponse. - Comme le sait l'honorable parlementaire, Mme Aung San Suu Kyi, qui a reçu le 14 octobre 1991 le prix Nobel de la paix, est détenue en résidence surveillée par le gouvernement militaire birman depuis le mois de juillet 1989. Mme Aung San Suu Kyi, libre officiellement de quitter Rangoun pour se rendre à Oslo le 10 décembre 1991, afin d'y recevoir son prix, n'a pas obtenu du gouvernement birman l'assurance d'être autorisée à retourner dans son pays après cette cérémonie. La volonté du prix Nobel de la paix de rester dans sa résidence est principalement motivée par le refus des autorités birmanes d'accepter les conditions que Mme Aung San Suu Kyi a posées à son départ (le respect du résultat des élections du 27 mai 1990 et la libération des prisonniers politiques). La Communauté européenne, à l'initiative de la France et en association avec les Etats-Unis, l'Australie et la Tchécoslovaquie, a adressé le 20 novembre 1991 une lettre au général Saw Maung, chef du gouvernement birman, dans laquelle elle demandait pour le mari de Mme Aung San Suu Kyi et une équipe de médecins le droit de lui rendre visite. La France continuera à entreprendre toutes actions utiles en direction des autorités birmanes pour obtenir la libération de Mme Aung San Suu Kyi et le retour à la démocratie dans ce pays.