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Site ferroviaire de Chalindrey

9e législature

Question écrite n° 19189 de M. Jacques-Richard Delong (Haute-Marne - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 19/12/1991 - page 2827

M. Jacques Delong attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, du logement, des transports et de l'espace sur les graves menaces qui pèsent actuellement sur le site ferroviaire de Chalindrey et par conséquent sur l'ensemble du département, puisque Chalindrey est de loin le point le plus important tant au niveau technique qu'au point de vue économique et social. Un projet du ministère dont il a eu connaissance récemment projette de retirer les quarante-quatre locomotives électriques bi-courant BB 25 100/150, actuellement entretenues et utilisées sur le site de Chalindrey et de les transférer à Thionville. Les deux arguments fournis par la direction régionale sont d'une fragilité décevante. En effet, d'une part les services font ressortir un hypothétique gain dû au raccourcissement des immobilisations pour entretien. D'autre part, le second argument fait état de l'allongement des étapes tractions, argument bien insuffisant également. Nous assistons en effet à une centralisation sur la région S.N.C.F. Metz-Nancy, au détriment de la Haute-Marne et de la ligne Paris-Bâle qui la traverse. Il est important de connaître effectivement l'avenir du site S.N.C.F. de Chalindrey à long et moyen terme, l'avenir de la ligne Paris-Bâle au moins à moyen terme, et enfin y a-t-il ou non une volonté de poursuite de la traction diesel sur certaines lignes et par suite un projet de construction de locomotives diesel modernes ? Il serait heureux de recevoir les réponses exactes et nettes à ces différentes questions, car il n'est pire condition que de ne savoir quel avenir se dessine et si la Haute-Marne va cesser d'être considérée sur le plan des liaisons ferroviaires comme un département en voie d'abandon.



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 07/01/1993 - page 35

Réponse. - La SNCF a revu la charge de travail des dépôts titulaires d'engins et des dépôts possédant un atelier de réparation pour réaliser une meilleure adéquation entre les possibilités de maintenance et les zones d'utilisation des engins. Le dépôt de Chalindrey est depuis septembre 1992 spécialisé dans l'entretien des engins thermiques avec compensation quasi totale de la charge de travail ; trente-neuf locomotives diesel de divers dépôts de l'ouest ont été transférées à Chalindrey, en remplacement des quarante-quatre locomotives électriques transférées à Thionville. La spécialisation des ateliers permet d'éviter le partage d'outillages nombreux et coûteux sur deux sites différents. La SNCF a pris en compte les préoccupations sociales et s'est attachée à reclasser progressivement les personnels dans les meilleures conditions possibles. Les instances représentatives du personnel ont été informées et consultées sur l'évolution de ce dossier. Par ailleurs, avec la mise en service du TGV-Est, les temps de parcours Paris-Mulhouse et Paris-Bâle seront respectivement de 2 h 40 et 3 heures au lieu de 4 h 12 et 4 h 37 par la ligne actuelle Paris-Bâle. La desserte de la ligne Paris-Troyes-Chaumont-Vesoul-Belfort-Mulhouse-Bâle ne pourra être élaborée le moment venu qu'après une étude des besoins de déplacement liés à ces agglomérations et après une large consultation des élus. Celle-ci sera d'autant plus nécessaire qu'il conviendra d'adapter l'ensemble des dessertes régionales et d'aménager des correspondances tant par le fer que par la route afin que l'ensemble du territoire puisse bénéficier des améliorations apportées par le TGV.