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Dépendance des personnes âgées

10e législature

Question écrite n° 05925 de M. Louis Moinard (Vendée - UC)

publiée dans le JO Sénat du 28/04/1994 - page 973

M. Louis Moinard appelle l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville, sur le risque de dépendance. En effet, il semble que l'examen d'un projet de loi sur cette question annoncé pour la présente session soit finalement reporté. (L'espérance de vie augmentant, il devient impératif de tenir compte de cette évolution de la société. Chaque famille est ou sera concernée.) Aussi, lui demande-t-il, afin de répondre à l'attente de l'ensemble des organisations représentatives des retraités, de bien vouloir présenter le plus rapidement possible les mesures proposées par le Gouvernement sur cette question.



Réponse du ministère : Affaires sociales

publiée dans le JO Sénat du 02/06/1994 - page 1343

Réponse. - Le dépôt du projet de loi portant création d'une allocation dépendance n'a pas été retenu lors de la session de printemps par le Gouvernement, compte tenu de l'importance des questions non résolues. A l'issue d'une concertation menée auprès des partenaires sociaux, du Comité national des retraités et des personnes âgées et de l'Association des présidents des conseils généraux, il est en effet apparu que les conditions n'étaient pas réunies pour qu'une allocation spécifique soit créée dès le 1er janvier 1995. D'une part, la réaffectation des sommes inscrites au budget des départements, et aujourd'hui consacrées à la dépendance, posait des problèmes techniques très difficiles, alors même qu'une opération de clarification des relations financières entre l'Etat et les collectivités locales est en cours et n'a pas été encore menée à son terme. D'autre part, le Gouvernement a estimé inopportun d'instituer, en l'état actuel des choses, le prélèvement supplémentaire qui aurait été indispensable au financement de la nouvelle allocation. Cependant, le Gouvernement envisage de lancer des expérimentations dans plusieurs départements, dont l'objet sera de mettre en place une coordination effective entre les différents acteurs institutionnels concernés, et notamment les départements, à qui l'action sociale en direction des personnes âgées a été confiée par les lois de décentralisation, les autres collectivités locales et les organismes de sécurité sociale. Ces expérimentations sont nécessaires pour mieux appréhender les difficultés liées à la mise en place d'un nouveau mécanisme de prise en charge de la dépendance.