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Difficultés de l'Association française des volontaires du progrès

10e législature

Question écrite n° 07192 de M. Guy Penne (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 14/07/1994 - page 1723

M. Guy Penne attire l'attention de M. le ministre de la coopération sur la difficile situation que traverse l'Association française des volontaires du progrès. En effet, le désengagement financier de l'Etat met à terme en danger l'existence même de cette association et compromet dès maintenant le maintien de sa mission au service de la coopération et du développement. D'autre part, des fautes graves de management auraient été signalées qui viennent alourdir la critique situation financière de l'AFVP. Il lui demande, d'une part, de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l'AFVP, d'autre part, s'il compte concrétiser un apport financier exceptionnel en 1994 afin de permettre la survie de l'association.



Réponse du ministère : Coopération

publiée dans le JO Sénat du 04/08/1994 - page 1936

Réponse. - L'Association française des volontaires du progrès demeure un instrument utile pour le ministère de la coopération. C'est pourquoi le département lui accorde d'importantes subventions : 74 millions de francs en 1994, représentant les deux tiers des crédits que le ministère de la coopération accorde au volontariat, alors que l'AFVP, avec 430 volontaires sur le terrain, ne représente qu'un tiers des effectifs de volontaires. L'effort financier consenti reste considérable. La reconduction de la subvention s'incrit, au demeurant, dans le cadre des nouvelles relations entre le ministère de la coopération et l'AFVP. Celle-ci a vocation à devenir de plus en plus un opérateur de développement assurant la maîtrise d'ouvrage de projets pour lesquels elle recevra des financements diversifiés, y compris du ministère de la coopération. Il est vrai que la situation financière de l'association est préoccupante. Un plan de redressement pluriannuel sera soumis au prochain comité directeur. Il prévoit une limitation des dépenses, en particulier celles qui relèvent du fonctionnement.