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Situation des maîtres de l'enseignement privé

10e législature

Question écrite n° 08660 de M. Edouard Le Jeune (Finistère - UC)

publiée dans le JO Sénat du 24/11/1994 - page 2749

M. Edouard Le Jeune attire l'attention de M. le ministre du budget sur la situation des maîtres de l'enseignement privé, et notamment, pour près du tiers d'entre eux, ceux qui sont rémunérés sur des échelles de maîtres auxiliaires. Il demande que les conclusions du relevé signé le 31 mars 1989, ainsi que les engagements nés de son application puissent être honorés par l'Etat. A l'instar du SNEC-CFTC, signataire et acteur du suivi de l'accord, il souhaite que la mesure sociale permettant l'accès de 300 MA II - MA IV à l'échelle de rémunération des AECE ou PL1 puisse être reconduite dans la loi de finances pour 1995. Il souhaite instamment qu'il revienne sur le rejet opposé lors des derniers arbitrages à l'inscription de cette mesure incluse dans les demandes du ministère de l'éducation nationale.



Réponse du ministère : Budget

publiée dans le JO Sénat du 26/01/1995 - page 189

Réponse. - En mars 1989, dans le cadre du plan de revalorisation de la fonction enseignante, il avait été décidé que 2 000 maîtres des établissements d'enseignement privé, bénéficiant d'un contrat définitif, rémunérés par rapport aux échelles de rémunération des maîtres auxilliaires (MA) et justifiant de quinze ans d'ancienneté, accéderaient à l'échelle de rémunération des professeurs des lycées professionnels (PLP 1) selon un plan de cinq ans à compter de la rentrée de 1990. Ce plan s'est achevé par une cinquième tranche de mesure concernant 500 MA III et MA IV à la rentrée 1994 ; cette mesure a été inscrite au chapitre 43-01 dans la loi de finances pour 1994 (fascicule éducation nationale) pour un montant de 7,79 millions de francs. Le Gouvernement a donc intégralement respecté les engagements pris. Par ailleurs, les mesures nouvelles concernant les rémunérations des personnels de l'enseignement privé s'élèvent pour 1995 à plus de 1 582 millions de francs, ce qui porte l'effort financier de l'Etat en faveur des personnels de l'enseignement privé à 29 687 millions de francs, en hausse de 5,6 p. 100 par rapport à l'année 1994. La traduction de cet effort en termes d'emploi pour 1995 est la suivante : 1 150 contrats nouveaux sont financés dont 700 contrats de stagiaires pour les lauréats du concours d'accès à des listes d'aptitude aux fonctions de maîtres du second degré ; 9 173 maîtres bénéficiant d'un accès à des échelles de rémunération supérieures, dont 3 210 aux échelles de professeur certifiés, de PLP 2 et d'agrégés.