Allez au contenu, Allez à la navigation

Associations complémentaires de l'enseignement public

10e législature

Question écrite n° 08930 de M. Jean-Pierre Demerliat (Haute-Vienne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 08/12/1994 - page 2869

M. Jean-Pierre Demerliat attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les craintes formulées par les associations complémentaires de l'enseignement public. En effet, il semblerait que ces associations ne soient pas assurées de percevoir le solde des crédits prévus pour 1994 alors même que leurs programmes d'action sont engagés pour l'année scolaire 1994-1995. Par leurs interventions, ces associations participent pleinement au service public d'éducation en favorisant l'insertion sociale et professionnelle des jeunes, et en menant des actions de prévention de l'échec scolaire notamment. Aussi, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour permettre à ces associations de poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 09/02/1995 - page 333

Réponse. - Dans un contexte budgétaire de rigueur, les crédits d'intervention du ministère de l'éducation nationale ont subi d'importantes mesures d'annulations. Pour gérer cette situation, 8/12es des subventions 1993 ont été versés en juillet à toutes les associations bénéficiaires de conventions passées en 1986 et une procédure d'évaluation a été mise en place. Compte tenu des documents fournis à cette occasion par les associations, il n'a pas paru souhaitable de répercuter sur chacune d'elles une baisse sensible, qui aurait compromis l'ensemble des activités qu'elles mènent en complémentarité avec l'enseignement public. En revanche, compte tenu des moyens budgétaires disponibles, il a été décidé d'apporter un soutien prioritaire aux associations d'envergure nationale. Seules ces dernières ont donc reçu une dotation complémentaire de 3,25/12es, ce qui revenait à renouveler à hauteur de 94 p. 100 les subventions qu'elles ont perçues en 1993. Il est au demeurant inexact de parler de désengagement de la part du ministère de l'éducation nationale dans la mesure où l'effort financier au bénéfice des associations conventionnées depuis 1986 est resté en 1994 considérable, s'élevant à plus de 198 MF ; l'ensemble des agents mis à disposition a été renouvelé, tant à l'égard des associations ayant reçu 8/12es qu'à celles ayant obtenu 11,25/12es de leur subvention 1993. Cette aide a représenté un total de 459 équivalents-emplois ; de nouvelles conventions pluriannuelles, d'une durée de six années, allant du 1er janvier 1993 au 31 décembre 1998, ont déjà été signées avec douze des plus importantes associations et plusieurs dossiers sont actuellement soumis au visa du contrôleur financier.