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Dissuasion nucléaire : missiles HADES

10e législature

Question écrite n° 14768 de M. Roger Husson (Moselle - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 04/04/1996 - page 777

M. Roger Husson appelle l'attention de M. le ministre de la défense sur le retrait définitif du service du système d'armes HADES. En effet, fabriqués à partir de 1990 et dotés d'une charge nucléaire d'environ 20 kilotonnes, les missiles tactiques HADES sont actuellement en veille technique opérationnelle sous la garde d'un régiment d'artillerie, basé dans l'Est de la France. Or, leur démantèlement va se traduire par la disparition de cette unité qui, il faut le souligner, représente quinze véhicules à roues comportant chacun deux rampes de lancement. Aussi, compte tenu du coût élevé qu'a représenté cet équipement de haute technologie (environ 14 milliards de francs), il lui demande s'il n'est pas envisageable de le rentabiliser en reconvertissant ses lanceurs et, dans la négative, de lui faire connaître le devenir de la brigade qui les mettait en oeuvre.



Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 09/05/1996 - page 1135

Réponse. - Le Président de la République a annoncé, le 22 février 1996, que notre posture nucléaire serait fondée, à l'avenir, sur les composantes sous-marine et aéroportée. En conséquence, il a été décidé de procéder, dès cette année, au démantèlement du 1er groupement de missiles stratégiques du plateau d'Albion ainsi qu'à celui de l'unité de support du système d'armes Hades, qui était déjà en veille technique depuis la fin de l'année 1991. La reconversion éventuelle des lanceurs de missiles Hades, spécialement conçus pour ce système d'armes, présente des difficultés techniques. En outre, elle ne répond pas à un besoin opérationnel identifié. Le devenir des unités et des implantations concernées par l'évolution des composantes de notre dissuasion nucléaire est soumis, à l'instar des autres unités touchées par la restructuration d'ensemble de notre outil de défense, aux conséquences des décisions de dissolution et de fermeture de sites. Ces décisions, qu'il reste à arrêter, seront prises en compte dans le cadre d'un dispositif exceptionnel d'accompagnement économique et social, dont les modalités seront prochainement rendues publiques.