Question de Mme PRINTZ Gisèle (Moselle - SOC) publiée le 07/05/1998

Mme Gisèle Printz appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur les problèmes que rencontrent les malades alcooliques du département de la Moselle, dans le cadre de leur hospitalisation. Il devient en effet de plus en plus difficile de trouver de la place pour soigner ces malades, l'attente étant de huit à quinze jours pour une hospitalisation, et de plus de quatre mois pour une cure spécialisée. Malheureusement, ce temps est la plupart du temps dissuasif et génère l'abandon de la démarche, alors que l'on est presque toujours en situation d'urgence. De plus, l'accueil des malades alcooliques en milieu hospitalier est souvent discriminatoire, du fait du manque de formation et d'information du personnel médical sur les maladies liées à l'alcool. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser, d'une part, s'il n'estime pas opportun de mettre en oeuvre des journées d'information pour le personnel hospitalier qui évolue autour des malades alcooliques ; d'autre part, s'il envisage de mettre en place de nouvelles structures spécialisées, en Lorraine notamment, ou d'affecter dans les hôpitaux des lits supplémentaires pour soigner les malades alcooliques.

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Réponse du ministère : Santé publiée le 24/12/1998

Réponse. - L'honorable parlementaire attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur les problèmes rencontrés, en Moselle, par les malades alcooliques, du fait de délais d'attente pour se faire hospitaliser et d'un accueil en milieu hospitalier souvent discriminatoire, en raison d'un manque de formation et d'information des personnels hospitaliers. La région Lorraine présente, en effet, une surmortalité, liée à l'alcoolisme. Cette situation a conduit la conférence régionale de santé publique à retenir, depuis 1996, la lutte contre les dépendances, dont celle liée à la consommation d'alcool, parmi ses priorités. Concernant l'offre de soint hospitaliers, le nombre de lits spécifiquement dédiés aux malades alcooliques apparaît suffisant, au regard des taux d'occupation constatés qui n'atteignent pas 80 %. En outre, une attention particulière est portée au développement de la qualité de l'accueil et de la prise en charge des malades de l'alcool, dans l'ensemble des services des établissements de santé. C'est ainsi que deux équipes mobiles d'alcoologie de liaison ont été financées, cette année, en région Lorraine et que la création d'un poste d'assistant généraliste a été autorisée, au centre hospitalier de Jury. De plus, d'importants crédits de promotion de la santé sont consacrés à la lutte contre l'alcool en Lorraine et le projet lorrain de prévention de l'alcoolisme a été retenu, dans le cadre de l'appel d'offres du fonds d'intervention en santé publique.

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