Question de M. HAMEL Emmanuel (Rhône - RPR) publiée le 30/07/1998

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur la proposition faite à la page I-30 de l'avis du Conseil économique et social sur le rapport intitulé " Le rôle des brevets et des normes dans l'innovation et l'emploi " et adopté lors de la séance du 27 mai 1998 de cette même assemblée, d'" intensifier la dimension recherche dans la formation des ingénieurs ". Il lui demande quelle est sa réaction face à cette proposition et s'il envisage de la retenir.

- page 2412


Réponse du ministère : Éducation publiée le 12/11/1998

Réponse. - La proposition faite par le Conseil économique et social d'" intensifier la dimension recherche dans la formation des ingénieurs " rejoint l'une des préoccupations du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie qui s'efforce par des mesures concrètes de promouvoir et de favoriser la prise en compte de cet élément dans les écoles et formations publiques d'ingénieurs placées sous sa tutelle ainsi que dans les écoles placées sous la tutelle d'autres départements ministériels. Ces mesures revêtent différents aspects. Il s'agit en premier lieu de rapprocher les écoles d'ingénieurs isolées des universités et d'inciter celles-là à engager leurs élèves dans des travaux de fin d'études en relation directe avec un projet supporté par des entreprises innovantes. Cette dimension est systématiquement prise en compte lors d'une nouvelle habilitation. En second lieu, la rénovation progressive des cursus se traduit par l'intégration d'une formation à la recherche renforcée par l'ouverture des écoles doctorales aux écoles d'ingénieurs. Ainsi, une mise en commun des élèves ingénieurs et des étudiants inscrits en troisième cycle est vivement encouragée lors de la procédure de contractualisation et rencontre d'ores et déjà des résultats positifs dans les trois instituts nationaux polytechniques (INP) ainsi que dans les instituts nationaux des sciences appliquées (INSA), en particulier celui de Lyon et de Toulouse, où cent cinquante et cinquante thèses ont été respectivement soutenues l'an passé. L'université de technologie de Compiègne (UTC) conduit d'importantes promotions d'étudiants ingénieurs jusqu'au doctorat. L'université de technologie de Troyes et bientôt celle de Belfort-Montbéliard sont appelées elles aussi à accroître le nombre d'ingénieurs diplômés préparant en fin de cursus un doctorat. Les formations d'ingénieurs sous statut universitaire développent également des relations étroites avec les unités des organismes publics de recherche, tels le CNRS, l'INRIA et le CEA. Enfin, la mise en place du diplôme de recherche technologique (DRT), ouvert aux étudiants ayant terminé leur cursus dans un institut universitaire professionnalisé (IUP) ainsi qu'aux élèves ingénieurs en dernière année d'études, témoigne de la volonté d'ouvrir les formations technologiques supérieures à la recherche appliquée.

- page 3632

Page mise à jour le