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Situation des relations bilatérales franco-laotiennes

11e législature

Question écrite n° 22758 de M. Roger Husson (Moselle - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 17/02/2000 - page 558

M. Roger Husson appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation des relations bilatérales franco-laotiennes. En effet, en 1993, l'actuel Président de la République a pris certains engagements dans des domaines comme la diplomatie, l'économie et la culture auprès des pays de la péninsule indochinoise et notamment auprès du Laos. En 1996, en tant que Président de la République française, ces engagements ont été confirmés. Aussi, compte tenu des liens d'amitié historique, linguistiques et culturels très forts qui existent depuis plus de cent ans entre la France et le Laos, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle politique le Gouvernement français a développé depuis 1996 vers le Laos dans le cadre des relations bilatérales



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 04/05/2000 - page 1572

Réponse. - Notre politique à l'égard du Laos poursuit plusieurs objectifs : maintenir les relations traditionnelles avec un pays auquel la France est liée par l'histoire et par l'appartenance commune à la famille francophone ; favoriser le développement d'un pays qui appartient à la catégorie des PMA tout en l'encourageant dans sa politique de réformes et d'ouverture sur l'extérieur ; encourager les échanges économiques et culturels avec ce pays. Au cours de ces dernières années, les relations franco-laotiennes se sont renforcées : une étape dans le développement des relations bilatérales a été la visite officielle effectuée dans notre pays en avril 1997 par l'actuel chef de l'Etat laotien (alors premier ministre), M. Khamtay Siphandone, qui effectuait à cett occasion délégué à la coopération et à la francophonie, s'est rendu au Laos en octobre 1998. Dans le cadre de ce dialogue politique, les sujets d'intérêt communs aux deux pays sont abordés et la France réaffirme son soutien au Laos dans la poursuite des réformes ; elle souligne, en liaison avec ses partenaires européens, toute l'importance qui s'attache au respect et à la promotion des droits de l'Homme. Les échanges entre parlementaires se sont développés au cours des deux dernières années : une délégation du groupe d'amitié France-Laos du Sénat, conduite par son président, M. de La Malène, s'est rendu en visite au Laos en juillet 1999 ; deux délégations de députés laotiens se sont rendues en France (l'une dirigée par Mme Thammavong, vice-présidente de l'Assemblée nationale en novembre 1998 ; l'autre conduite par M. Sisoulith, président de la Commission des affaires étrangères en avril 1999). Par ailleurs, l'Assemblée parlementaire de la francophonie a tenu un séminaire régional à Vientiane en décembre 1998. Plusieurs gouverneurs de provinces laotiennes se sont également rendus en France à l'invitation de notre pays ; dans le domaine de la coopération bilatérale, le Laos (avec lequel un accord de coopération scientifique, technique et culturelle a été signé en 1989) fait partie de la zone de solidarité prioritaire depuis février 1999. L'Agence française de développement est présente au Laos depuis 1994. Les actions françaises portent de façon prioritaire sur la formation des ressources humaines, notamment dans les domaines de l'administration, de l'économie, de la gestion (appui à l'organisation nationale d'études politiques et administratives - ONEPA) de la santé (appui à l'hôpital Mahosot de Vientiane notamment) et de l'agriculture. Le centre d'enseignement du français complète les interventions déjà menées au niveau de l'enseignement secondaire et de la novelle université natioanale du Laos. Ces actions doivent concourir, à partir de pôles d'excellence, au renforcement de la position du français dans un pays membre du mouvement de la francophonie depuis le sommet de Chaillot en 1991. La France, avec une aide publique au développement de 68,85 MF en 1998, figure parmi les prinipaux pays donateurs au Laos ; bien que le Laos constitue un marché de dimension modeste, il représente un potentiel qui ne doit pas être négligé. La France est, de loin, le premier investisseur européen au Laos. Environ 80 entreprises y sont présentes. Un accord sur l'encouragement et la protection des investissements a été signé en 1989 et est entré en vigueur en mars 1991.