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Situation des propriétaires forestiers du secteur de la Bouriane (Lot)

11e législature

Question écrite n° 23721 de M. André Boyer (Lot - RDSE)

publiée dans le JO Sénat du 23/03/2000 - page 1006

M. André Boyer appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la situation des propriétaires forestiers du Lot et plus particulièrement du secteur de la Bouriane qui constatent avec une grande inquiétude les dégâts croissants causés par les populations de chevreuils et de cerfs sur les jeunes arbres forestiers, notamment les pins maritimes et taillis de châtaigniers. L'exploitation du bois constitue pour ces propriétaires une activité importante. Mais la population de grand gibier a considérablement augmenté, causant aux jeunes pousses, aux semis naturels ou artificiels de résineux des dégâts irrémédiables. Par ailleurs la tempête de décembre 1999 a occasionné de graves dommages à ces forêts et des replantations seront nécessaires. Cependant la taille des parcelles ne permet pas d'envisager une protection individuelle des plans, pas plus que des clôtures anti-gibier. Considérant l'importance de la filière bois dans le département du Lot, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour préserver l'équilibre agro-sylvo-cynégétique.



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 11/05/2000 - page 1686

Réponse. - Le Gouvernement a mis en place un dispositif d'ensemble pour gérer les conséquences des tempêtes de décembre 1999. Des premiers crédits d'aide à la reconstruction des forêts seront mis en place à l'automne prochain, mais il est vraisemblable que les chantiers ne pourront démarrer que progressivement à partir de 2001. La situation créée par les tempêtes de décembre 1999 aura indéniablement une influence sur l'équilibre sylvo-cynégétique qui prévalait dans les massifs forestiers sinistrés. En effet, l'ouverture de larges trouées et l'apparition d'une régénération naturelle ou artificielle devraient grandement favoriser l'augmentation des populations de cervidés. A fiortori, la maîtrise d'une vaste opération de reconstitution forestière raisonnée suppose un retour préalable à un équilibre sylvo-cynégétique qui avait été rompu dans certains massifs forestiers depuis plusieurs années. Le coût de protection des plants contre les cervidés a en effet atteint un niveau incompatible avec la motivation des propriétaires forestiers à s'engager dans la création de nouvelles forêts, mais aussi avec les financements publics qu'il est raisonnable de consacrer à la reconstitution forestière. L'attention de la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement compétente pour la politique cynégétique a été appelée sur la nécessité de donner des instructions aux préfets pour la préparation des plans de chasse 2000-2001, afin qu'ils prennent en compte très clairement cette préoccupation, en cohérence avec le plan du Gouvernement concernant les forêts sinistrées.