Allez au contenu, Allez à la navigation

Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN)

11e législature

Question écrite n° 23887 de M. Bernard Barraux (Allier - UC)

publiée dans le JO Sénat du 30/03/2000 - page 1114

M. Bernard Barraux attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur le refus opposé par son ministère à la caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN) concernant la création d'emplois. Cet organisme a vu sa charge de travail augmenter de 35 % depuis 1992. Cependant les bureaux ministériels refusent des emplois autofinancés par l'organisme sans rien demander au contribuable. Cette caisse de retraite se voit ainsi contrainte de recourir à des contrats précaires et à des heures supplémentaires massives. Il lui demande donc de bien vouloir faire part des mesures qu'elle entend prendre afin de mettre fin à cette situation qui porte préjudice tant au personnel de la caisse de retraite qu'aux assurés.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 10/08/2000 - page 2830

Réponse. - La Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN) doit faire face à un problème réel mais transitoire dans le secteur maladie, lié à la mise en place d'un nouveau logiciel de liquidation des prestations d'assurance maladie. Néanmoins, la montée en charge de la carte SESAM-VITALE et la télétransmission des données permettront, à échéance rapprochée, des gains de productivité importants. Le ministère de l'emploi et de la solidarité et le ministère chargé du budget ont fait savoir à la CRPCEN qu'ils étaient favorables à la création de 23 postes dont 13 transformations de contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée et 10 créations supplémentaires, soit une croissance des effectifs permanents de 10 %. Cela permettrait notamment de titulariser les personnels employés à des tâches permanentes sous contrats à durée déterminée. Cet effort, exceptionnel, avait pour but de pallier les difficultés temporaires rencontrées par la caisse, d'améliorer les conditions de travail de son personnel et de stabiliser l'emploi des personnes recrutées sur des contrats de travail à durée déterminée. Le conseil d'administration de la caisse souhaite néanmoins une augmentation d'effectif plus importante, qui ne prenne pas en compte la diminution prévisible à moyen terme de la charge de travail de la caisse. L'inspection générale des affaires sociales a été chargée de mener une mission d'expertise sur le fonctionnement de la CRPCEN et sur ses besoins réels.