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Formation des médecins

11e législature

Question écrite n° 24502 de M. Claude Huriet (Meurthe-et-Moselle - UC)

publiée dans le JO Sénat du 20/04/2000 - page 1396

M. Claude Huriet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la réponse apportée par son prédécesseur à une question d'actualité qu'il avait posée le 3 février dernier concernant la réforme des études médicales. Le ministre avait indiqué que " la durée du résidanat devrait être portée de deux ans et demi à trois ans pour les futurs médecins généralistes prenant leurs fonctions au 1er novembre 2000 ". Les futurs médecins concernés par cet allongement ont exprimé leurs inquiétudes quant au contenu de la formation qui leur sera dispensée pendant ce semestre supplémentaire. Ils souhaiteraient qu'une maquette de stage comparable à celle des diplômes d'études supérieures (DES) de spécialité puisse être mise en place afin de garantir une formation initiale de qualité pour les omnipraticiens et que cette maquette soit associée à la mise en oeuvre de nouvelles procédures d'agrément qui garantirait que les postes ouverts aux futurs généralistes respectent un cahier des charge national et assurent à ces futurs médecins les connaissances utiles en matière de soins primaires, pédiatrie, gynécologie, cardiologie, etc., dont ils auront besoin ensuite dans leur pratique quotidienne.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 02/11/2000 - page 3780

Réponse. - L'aménagement du semestre supplémentaire résultant de l'allongement à trois ans de la durée du résidanat fait l'objet d'une large concertation avec les parties intéressées. Le ministère de l'éducation nationale, en association avec le ministère de l'emploi et de la solidarité, travaille actuellement à l'élaboration d'une maquette du troisième cycle de médecine générale. Les travaux de définition de cette maquette (contenu et volume des enseignements, organisation des stages, modalités d'évaluation des connaissances) n'ont pu être achevés en temps utile pour une mise en application à la rentrée universitaire 2000-2001. Il a donc été décidé de différer d'une année l'application de cette réforme, conformément à l'engagement pris devant les membres du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en sa séance du 15 mai 2000.