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Situation du patronage laïque du 15e arrondissement de Paris

11e législature

Question écrite n° 25253 de Mme Marie-Claude Beaudeau (Val-d'Oise - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 18/05/2000 - page 1749

Mme Marie-Claude Beaudeau attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle sur la situation du patronage laïque du 15e arrondissement de Paris, situé au 72, avenue Félix-Faure. Elle lui rappelle que ce bâtiment, construit au début du siècle par souscription populaire, est le dernier patronage laïque subsistant à Paris. Il représente tout un pan de la mémoire et de l'histoire du 15e arrondissement et de ses habitants. Du point de vue architectural, sa structure et notamment sa charpente mortaisée sont remarquables et typiques de l'époque. Des architectes ont attesté de la valeur et du bon état d'ensemble du gros oeuvre. Pourtant cet édifice est aujourd'hui menacé. Son propriétaire, la ville de Paris, a suspendu toute subvention à l'Association des oeuvres du patronage laïque du 15e, exerce des pressions pour l'expulser et envisage une opération immobilière sur le terrain du patronage. Elle lui signale qu'une forte mobilisation de la population et des salariés du 15e et au-delà s'oppose à sa disparition et soutient les projets de l'association qui veut conserver et moderniser cette structure à la disposition de la jeunesse et des associations de quartier du 15e arrondissement. Une pétition a recueilli plus d'un millier de signatures et un comité de sauvegarde s'est formé. Elle lui demande ce qu'il compte faire pour protéger cet édifice historique, partie intégrante d'un patrimoine architectural populaire aujourd'hui en pleine réévaluation et qui est en mesure de poursuivre et de développer son fonctionnement dans l'esprit de son histoire.



Réponse du ministère : Patrimoine

publiée dans le JO Sénat du 10/08/2000 - page 2856

Réponse. - Le bâtiment du patronage laïque du 15e arrondissement a été construit après 1908, vraisemblablement avant le premier conflit mondial. La visite sur place entreprise par les services de la direction régionale des affaires culturelles a permis de constater la grande modestie architecturale de cet édifice élevé avec peu de moyens. Si la façade principale sur l'avenue Félix-Faure, percée d'une large baie, comprend quelques éléments de modénature, la façade longeant la rue Tisserand, garnie de pans de bois et percée de hautes fenêtres, présente un aspect simple. L'espace intérieur, couvert d'une charpente en bois comportant une couverture de tuiles mécaniques a été complètement réaménagé à la fin des années 1950. Ainsi, ce bâtiment ne présente pas un intérêt architectural suffisant pouvant justifier une protection au titre des monuments historiques. Par ailleurs, son utilisation dès l'origine, comme patronage laïque, ne lui confère pas à elle seule un intérêt historique permettant de mettre en uvre une telle mesure de protection.