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Projet de réforme des classes préparatoires aux grandes écoles de type technologie et biologie

11e législature

Question écrite n° 26620 de M. Jean-Louis Lorrain (Haut-Rhin - UC)

publiée dans le JO Sénat du 13/07/2000 - page 2457

M. Jean-Louis Lorrain appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le projet de réforme des classes préparatoires aux grandes écoles de type technologie et biologie (CPGE TB). Un moratoire avait été décidé en 1994 afin de procéder à une évaluation de ces classes et d'en éviter par ce biais la suppression, dans le cadre de la rénovation des baccalauréats technologiques. Une nouvelle intervention des syndicats dans ce sens a été entreprise en 1997 et une mission d'évaluation des inspections générales des deux ministères a débuté en 1998, son rapport final étant favorable à la pérennisation de la filière concernée. Un groupe de travail devait en 1999 faire des propositions au ministères, lesquelles n'ont pas encore abouti, depuis la passation de pouvoirs entre les deux ministres. Les CPGE TB ont été créées en 1977 pour redorer le blason de l'enseignement technique. Cette réforme nécessite une volonté politique pour favoriser l'accès des jeunes aux plus hauts niveaux de qualification autrement que par les filières traditionnelles. Le ministère de l'éducation nationale est-il désireux d' oeuvrer dans ce sens et dans l'affirmative, quelles échéances et quel programme sont planifiés pour concrétiser ce projet ?



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 21/09/2000 - page 3260

Réponse. - L'avenir des classes préparatoires scientifiques de la filière " technologie-biologie " (TB) doit être envisagé avec prudence. Cette formation continuera à offrir des débouchés aux bacheliers technologiques et, dans le cas présent, aux titulaires de baccalauréats STL-BGB, STPA et STAE. Néanmoins, il est apparu que de nombreux élèves poursuivent leurs études dans d'autres écoles que celles qui recrutent par le concours TB et à l'université où, semble-t-il, ils obtiennent des résultats honorables. D'autres élèves entrent dans les écoles d'agronomie et suivent sans difficulté leur scolarité. Ces éléments d'appréciation enrichissent la réflexion menée sur la filière TB. Au vu de la stabilité des flux au concours des écoles d'agronomie, et dans le cadre de l'éventuelle réforme des programmes qui devrait suivre la réforme du secondaire, des objectifs seront définis pour assurer aux élèves des débouchés multiples et les rendre plus lisibles. Le travail de concertation initié avec les professeurs de classes TB, les directeurs d'écoles d'agronomie et les inspecteurs généraux des disciplines les plus représentées dans cette filière sera poursuivi dès septembre 2000.