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Application de la loi sur les chiens dangereux

11e législature

Question écrite n° 26640 de M. Jean-Pierre Schosteck (Hauts-de-Seine - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 13/07/2000 - page 2465

M. Jean-Pierre Schosteck appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'application de la loi nº 99-5 du 9 janvier 1999 relative aux chiens dangereux. Face à la multiplication d'événements très graves mettant en cause ce type d'animaux, il lui demande de bien vouloir lui préciser : le nombre de procès-verbaux qui ont été dressés en application de cette loi en Ile-de-France, et plus particulièrement, dans les Hauts-de-Seine ; le nombre de personnels affectés aux brigades cynophiles en Ile-de-France et spécialement dans les Hauts-de-Seine ; le nombre de postes supplémentaires, par création ou redéploiement, qu'il compte mettre en place pour 2001 ; Le montant des crédits affectés pour l'année 2001 à l'équipement des brigades cynophiles ; le nombre de chiens dangereux placés en fourrière consécutivement à des incidents dramatiques et parmi ceux-ci, combien ont fait l'objet d'une euthanasie ; le nombre de chiens placés en fourrière mais qui ont été récupérés par leurs propriétaires de façon violente. L'inquiétude de la population se manifeste très sensiblement ; son impatience s'accroît face à ce qu'elle considère comme un laxisme inacceptable de la part des pouvoirs publics. Ne pas apporter de réponse adaptée constituerait une faute grave. Il lui demande donc quelles mesures seront effectivement prises pour enfin interrompre efficacement ce facteur d'insécurité que présente la recrudescence des chiens dangereux.



Réponse du ministère : Intérieur

publiée dans le JO Sénat du 19/04/2001 - page 1355

Réponse. - L'honorable parlementaire appelle l'attention du ministre de l'intérieur sur l'application de la loi du 6 janvier 1999 sur les chiens dangereux par les services de la police nationale. S'agissant de l'activité répressive liée à l'application de la loi en région Ile-de-France, la direction centrale de la sécurité publique a décidé de dédier spécifiquement à cette tâche trois unités implantées en Ile-de-France. Elles emploient respectivement 9 fonctionnaires du corps de maîtrise et d'application et 1 adjoint de sécurité dans les Yvelines, 3 fonctionnaires du corps de maîtrise et d'application et 2 adjoints de sécurité dans l'Essonne et 10 fonctionnaires du corps de maîtrise et d'application dans le Val-de-Marne. Au cours de l'année 2000, sur les 1 942 chiens placés en fourrière sur l'ensemble des circonscriptions métropolitaines de sécurité publique, 1 154 l'ont été sur les ressorts de compétence des directions départementales d'Ile-de-France et parmi ceux-ci 183 animaux dangereux ont été euthanasiés et 14 abattus par les fonctionnaires intervenants. Au cours de la même période, 1 295 infractions ont été constatées par les services de la sécurité publique dans les Hauts-de-Seine, 1 874 en Seine-et-Marne, 1 570 dans les Yvelines, 1 193 dans l'Essonne, 1 570 en Seine-Saint-Denis, 2 123 dans le Val-de-Marne et 1 239 pour le Val-d'Oise, soit un total de 10 864 infractions. A Paris, elle a donné lieu au contrôle de 1 870 personnes, propriétaires et détenteurs de chiens dangereux, sur la voie publique au cours de la même année. Les effectifs de police locaux ont réprimé 3 161 infractions, dont 307 délits. Ces interventions ont justifié la saisie de 107 chiens dangereux. Par ailleurs, 64 fonctionnaires sont affectés à l'unité cynophile de la direction de la police urbaine de proximité de la préfecture de police. Cet effectif s'avère adapté aux missions confiées à cette unité, chargé notamment de la capture de chiens dangereux. Dans ces conditions, aucune création de poste supplémentaire n'est envisagée pour l'année 2001. Enfin, il convient de préciser que le projet de loi sur la sécurité quotidienne améliorera le dispositif de lutte contre les chiens dangereux en permettant au maire ou au préfet de faire procéder à leur euthanasie lorsqu'ils présentent un danger grave et imminent pour les personnes.