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Régulation des transports aériens

11e législature

Question écrite n° 26665 de M. Roger Karoutchi (Hauts-de-Seine - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 13/07/2000 - page 2463

M. Roger Karoutchi appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la prise en considération par le Gouvernement de l'augmentation importante du nombre de passagers, et donc de vols aériens, sur les aéroports franciliens. Alors que la décision sur l'implantation du troisième aéroport en région Ile-de-France devrait intervenir d'ici quelques semaines, il est envisagé une mise en service de cette nouvelle infrastructure aéroportuaire en 2025. Dans le même temps, les spécialistes du transport aérien envisagent une saturation complète de nos deux aéroports en service d'ici cinq ans et affirment que les aéroports ne pourront accueillir un trafic qui ne cesse de croître si les plafonds en terme de vols ou de passagers restent les mêmes. Aussi, il lui demande de bien vouloir l'informer des décisions que le Gouvernement souhaite prendre afin d'éviter un blocage complet de notre transport aérien.



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 09/11/2000 - page 3851

Réponse. - En autorisant la construction de deux pistes supplémentaires sur l'aéoroport de Paris - Charles-de-Gaulle, le ministre de l'équipement, des transports et du logement a pris des engagements sans précédent afin de préserver la qualité de l'environnement sonore autour de cette plate-forme et de l'inscrire dans une perspective de développement durable. Dans ce cadre, le ministre s'est en particulier engagé à ce que la quantité globale de bruit engendrée annuellement pour le trafic aérien à l'arrivée ou au départ de l'aéroport précité reste dorénavant inférieure à celle enregistrée en 1997, notamment la nuit. Il a parallèlement souhaité que la capacité de la plate-forme considérée n'excède pas 55 millions de passagers annuels. Celle de l'aéroport d'Orly est limitée à 250 000 créneaux horaires attribuables par an. Aux rythmes actuels et prévisibles de croissance du transport aérien, ce potentiel devrait être atteint avant dix ans. Face à cette situation, plusieurs mesures sont examinées. Les compagnies aériennes seront ainsi incitées à adapter leur stratégie en accordant un rôle plus important aux aéroports de province. Le ministre s'attache à faciliter cette évolution en préservant la capacité d'accueil de ces plates-formes et en veillant, tout particulièrement, à leur insertion dans leur environnement proche. Par ailleurs, le développement de l'intermodalité entre le rail et l'avion peut permettre de répondre à une partie de la demande de transport aérien. En particulier, le pré et post acheminement par le train vers les villes desservies ou bientôt desservies par des liaisons ferroviaires à grande vitesse constitue une alternative à promouvoir, notamment pour des voyageurs en correspondance vers des destinations lointaines. En outre, une meilleure utilisation des plates-formes existantes dans le bassin parisien doit être recherchée dans la mesure où elle pourra être réalisée dans des conditions acceptables pour l'environnement et les populations riveraines. Enfin, dans le cadre de l'élaboration des schémas de services de transport, toutes les possibilités d'adaptation des capacités d'accueil des plates-formes à l'évolution du trafic aérien prévisible dans l'avenir sont examinées, y compris celle de la réalisation d'une troisième plate-forme.