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Relations écoles-entreprises

11e législature

Question écrite n° 26755 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 13/07/2000 - page 2462

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre délégué à l'enseignement professionnel sur l'article paru à la première page du Figaro-Economie du 27 mai 2000 sous le titre " Les passerelles écoles-entreprises " dans lequel il est indiqué qu'" en peu de temps, les entreprises sont passées d'une situation dominante à celle de dominées. Il y a trois ans, elles étaient assaillies de demandes d'emplois de jeunes diplômés dont elles ne savaient que faire. Aujourd'hui, elles se demandent comment les attirer ". Il souhaiterait connaître sa réaction à l'égard de cette constatation.



Réponse du ministère : Enseignement professionnel

publiée dans le JO Sénat du 02/11/2000 - page 3782

Réponse. - Les entreprises alertent désormais sur leurs difficultés à recruter du personnel qualifié et parlent même de " pénurie de main-d' uvre ". Ces difficultés ne concernent cependant pas l'ensemble des secteurs d'activité et des entreprises et elles ne prennent pas les mêmes formes partout. Si, dans l'informatique et les télécommunications, les difficultés de recrutement sont récentes et peuvent trouver des solutions par le développement de la formation dans l'enseignement supérieur, dans l'hôtellerie-restauration, le bâtiment et les transports, ces problèmes sont plus récurrents et sont liés au fonctionnement du marché du travail dans ces secteurs. Ils coexistent avec des taux de chômage élevés et des flux importants de diplômés. Si dans certains cas la pénurie de main-d' uvre peut être constatée (successive en général à une période de récession et à un fort taux de chômage des salariés), dans d'autres cas les difficultés de recrutement ont d'autres origines. L'attractivité d'un secteur, la stabilité des contrats de travail et les rémunérations qu'il offre influencent pour partie la mobilisation de la main-d' uvre. Lorsqu'ils ont le choix, les jeunes diplômés ne se pressent pas forcément aux portes des entreprises qui multiplient les contraintes ou de celles qui souffrent d'images négatives. S'il est vrai que le statut de l'emploi et du contrat de travail, le salaire et les perspectives de carrière ont joué un rôle mineur pendant la dernière décennie en raison des difficultés économiques qu'on connues les entreprises, ces facteurs ont cependant toujours joué un rôle dans le fonctionnement du marché du travail et ils reprennent de l'importance depuis la reprise économique. Plusieurs des difficultés rencontrées par les entreprises ne peuvent en conséquence trouver de solution dans le système éducatif. Le nombre des diplômés s'est considérablement accru pendant les dernières années, et l'offre de formation s'est beaucoup élargie, à tous les niveaux de formation. Toutefois, des réflexions sont actuellement en cours sur la création de nouveaux diplômes concernant le commerce électronique et tout ce qui relève des multimédia. La recherche de nouveaux diplômes, pour répondre à l'émergence des nouveaux métiers ou à l'évolution de certains emplois, est un objectif permanent du bureau des commissions professionnelles consultatives. Par ailleurs, le partenariat école/entreprise ne cesse de s'étendre et de prendre de nouvelles formes (stages systématisés, coopérations technologiques...). Un autre champ d'action est celui de la formation continue des salariés, c'est pourquoi il est prévu de réorganiser le contenu de certains diplômes afin d'améliorer l'accès à la certification des adultes et de développer le processus de validation de l'expérience professionnelle.